Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-07-26 22:17:55 |
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CHAPITRE XIX
HISTOIRE RELIGIEUSE DES DEUX CITÉS
A la prose, la Bible de Satan joint la poésie. Sous mille noms divers elle chante Lucifer et les anges déchus ; elle chante leurs infamies et leurs malices ; elle chante toutes les passions ; et, pour attirer l’homme dans l’abîme de la dégradation, elle lui montre les exemples des dieux.
Objet de commentaires infinis, la Bible de Satan devient un poison mortel, même pour la Cité du bien. Saint Augustin en pleure les ravages, et saint Jérôme dénonce en ces termes le livre infernal : « La philosophie païenne, la poésie païenne, la littérature païenne, c’est la Bible des démons».
A l’enseignement écrit ou parlé ne se borne pas le parallélisme de la Cité du bien et de la Cité du mal il se manifeste d’une manière peut-être plus frappante dans les faits religieux. Dans la Cité du bien, aucun détail du culte n’est laissé à l’arbitraire de l’homme. Tout est réglé par Dieu Lui-même
L’Ancien Testament nous le montre dictant à Moïse, non seulement les ordonnances générales et les règlements particuliers concernant les prêtres et leurs fonctions ; mais encore donnant le plan du tabernacle, en déterminant les dimensions et la forme, indiquant la nature et la qualité des matériaux, la couleur des étoffes, la mesure des anneaux, et jusqu’au nombre des clous qui doivent entrer dans sa construction.
La forme des vases d’or et d’argent les encensoirs, les outils, les figures de bronze, les ustensiles sacrés, tout est d’inspiration divine.
Il en est de même du lieu où l’arche doit reposer, des jours où il faut consulter le Seigneur, des précautions à prendre pour entrer dans le sanctuaire, des victimes qui doivent être immolées, ou des offrandes qu’il faut faire, pour plaire à Jéhovah et obtenir Ses réponses ou Ses faveurs (Exod., XXXV et seq.)
Ce qui était une loi sacrée dans la synagogue, continue d’en être une non moins sacrée dans l’Église.
Personne n’ignore que tous les rites du culte catholique, la matière et la forme des sacrements, les cérémonies qui les accompagnent, les vêtements des prêtres, la matière des vases sacrés, l’usage de l’encens, le nombre et la couleur des ornements, la forme générale et l’ameublement essentiel des temples, ainsi que les jours plus favorables à la prière, sont déterminés, non par les particuliers, mais par le Saint-Esprit Lui-même, ou, en Son nom, par l’Église.
On comprend combien cette origine surnaturelle est propre à concilier au culte divin le respect de l’homme, et nécessaire pour prévenir l’anarchie dans les choses religieuses.
Mieux que nous, Satan l’a compris. Ce grand singe de Dieu a réglé lui-même tous les détails de son culte.
Voilà ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne sait pas, attendu que, malgré nos dix ans d’études à l’école des Grecs et des Romains, nous ne connaissons pas le premier mot de l’antiquité païenne.
Ses usages religieux, la forme des statues, la nature des offrandes et des victimes, les formules de prières, les jours fastes ou néfastes, et toutes les autres parties des cultes païens, nous apparaissent comme le résultat de la jonglerie, de l’imagination et du caprice des hommes : c’est une erreur capitale. La vérité est que rien de tout cela n’est arbitraire.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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