Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-07-21 21:40:42 |
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CHAPITRE XVIII
(SUITE DU PRÉCÉDENT.)
Toute loi porte avec elle une sanction. Toute loi ayant pour sujet l’homme, composé d’un corps et d’une âme, est un glaive à double tranchant, qui frappe le prévaricateur dans les deux parties de son être. Prenez telle loi divine ou ecclésiastique qu’il vous plaira, si vous cherchez bien, tenez pour certain de trouver, sans préjudice de la sanction morale, une récompense ou une punition temporelle, attachée à l’observation ou à la violation de cette loi.
Pour omettre les fléaux particuliers, que l’humanité relise ses annales historiques et prophétiques. Trois grandes catastrophes y sont enregistrées. La première, c’est le déluge, ou la ruine du monde antédiluvien. Quelle fut la cause de ce cataclysme, dans lequel périt, huit personnes exceptées, la race humaine tout entière. Celui dont la main brisa les digues de la mer et ouvrit les cataractes du ciel nous la révèle en deux mots. « Mon Esprit, dit le Seigneur, ne demeurera pas longtemps dans l’homme, car l’homme est devenu chair».
Cette redoutable sentence se traduit ainsi : « Malgré tous mes avertissements, l’homme a secoué le joug de Mon Esprit, esprit de lumière et de vertu ; il s’est livré à l’influence de l’esprit de ténèbres et de malice. Le monde surnaturel, son âme, moi-même, ne sommes plus rien pour lui. De son corps il a fait son Dieu, il est devenu chair. Créature coupable et dégradée, il est indigne du bienfait de la vie : il périra. » Et au déluge de crimes succéda le déluge d’eau qui les emporta tous.
Une seconde catastrophe, non moins éclatante que la première, c’est la ruine du monde païen. Oubliant la terrible leçon qu’il avait reçue, l’homme de nouveau s’était soustrait à l’action du Saint-Esprit. Livré corps et âme à l’Esprit mauvais, il en était venu à le reconnaître presque universellement pour son roi et pour son dieu.
Sous mille noms divers, il l’adorait dans des millions de temples, d’un bout du monde à l’autre (Omnes dii gentium daemonia. Ps. XCV, 5.) : autant d’adorations, autant de sacrilèges, de cruautés et d’infamies. Comme avant le déluge d’eau, l’homme était redevenu chair ; au souffle des barbares, le monde païen disparut sous un déluge de sang.
Il est une troisième catastrophe, plus terrible et non moins certaine que les précédentes, c’est la ruine du monde apostat du christianisme, par le déluge de feu qui mettra fin à l’existence de la race humaine sur le globe. Foulant aux pieds les mérites du Calvaire et les bienfaits du Cénacle, le monde des derniers jours se constituera en pleine révolte contre l’Esprit du bien.
Plus que jamais esclave de l’Esprit du mal, il se livrera avec un cynisme inconnu à tous les genres d’iniquités. Tel sera le nombre des transfuges, que la Cité du bien sera presque déserte, tandis que la Cité du mal prendra des proportions colossales.
Une troisième fois l’homme sera devenu chair. L’Esprit du Seigneur se retirera pour ne plus revenir : et un déluge de feu embrasera la terre, mille fois plus coupable, car elle sera mille fois plus ingrate, que la terre des païens et des géants.
L’esclavage, la honte, le châtiment : tel est donc le triple rempart que l’homme doit franchir pour sortir de la Cité du bien. A ces moyens extérieurs, si on ajoute les secours et les bienfaits de tout genre, prodigués aux habitants de cette heureuse Cité, n’est-on pas en droit de conclure que nul ne voudra la quitter ? L’expérience confirme-t-elle le raisonnement ? C’est ce que l’histoire va nous apprendre.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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