Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-06-21 20:56:02 |
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CHAPITRE XV
(AUTRE SUITE DU PRECEDENT.)
Afin que ces villes et ces campagnes, les têtes et les âges vous soient dévoués et consacrés, suivant les formules les plus terribles par lesquelles les ennemis ont jamais été dévoués ; et que moi, à ma place, pour moi, en vertu de mon serment et de mon autorité, pour le peuple romain, nos armées et nos légions je donne et dévoue, afin que moi, mon serment et mon commandement, nos légions et notre armée, engagés dans cette expédition, soient pleinement sauvegardés.
Si vous faites ainsi, de manière que je le sache, l’entende et le comprenne ; alors, quelque soit celui qui ait fait ce vœu, le lieu où il l’ait fait, qu’il soit tenu pour bien fait. Je vous le demande par le sacrifice de trois brebis noires, vous, mère des Dieux et vous, Jupiter».
Dans les temps anciens, ajoute Macrobe, voici les villes que je trouve dévouées de cette manière: Tonies, Frégelles, Gabies, Véies, Fidène, en Italie ; à l’étranger, outre Carthage et Corinthe, une foule d’armées et de villes ennemies, dans les Gaules, dans les Espagnes, en Afrique, chez les Maures, et chez les autres nations.
Ainsi, la première opération d’un général romain, quelque fût son nom, Paul-Émile, César ou Pompée, en mettant le siège devant une ville, ou sur le point de livrer bataille, était d’appeler à lui les dieux protecteurs de l’armée ou de la ville ennemie.
Que diront beaucoup de bacheliers en apprenant ce fait, que dix années d’études païennes leur laissent ignorer ? Ils souriront peut-être. Mais rire d’un fait n’est pas le détruire. Or, la croyance à la délégation spéciale des démons est un fait qui a pour témoins, pendant mille ans, les Camille, les Fabius, les Scipion, les Paul-Émile, les Marcellus, les César.
Ici le rire sied d’autant moins, qu’il ne s’agit ni des Pères de l’Église, ni des saints, ni des hommes du moyen âge, à la foi simple et naïve ; il s’agit d’hommes que les lettrés regardent comme des êtres presque surhumains, par le sérieux du caractère, par la solidité de la raison, par la maturité des conseils, par la supériorité des talents militaires.
Ajoutons que l’usage de cette évocation décisive ne venait pas d’eux. Les oracles les plus mystérieux l’avaient révélé ; toute l’antiquité l’avait pratiqué avec une fidélité constante. D’ailleurs, en y réfléchissant, on voit que cette évocation rentrait à merveille dans la destinée de Rome païenne. Satan voulait Rome pour capitale. Or, qui veut la fin veut les moyens.
Il est donc très naturel qu’il ait enseigné aux Romains la manière de désarmer leurs ennemis, c’est-à-dire de les destituer du secours des démons, que lui-même leur avait délégués. Tous les démons subalternes ne devaient-ils pas céder devant les ordres de leur roi et, en
Que les Romains aient reconnu l’efficacité de ces terribles formules d’évocation et de dévouement, toute leur histoire le démontre. Sans cela, tous leurs grands hommes les auraient-ils si constamment et si mystérieusement employées ? Auraient-ils invariablement attribué leurs victoires à la supériorité des dieux de Rome ? Auraient-ils, sous peine de mort, défendu de révéler le nom de la divinité protectrice de leur cité ? Par une exception unique dans l’histoire, auraient-ils religieusement apporté à Rome, logé dans des temples somptueux, honoré par des sacrifices et par les jeux du cirque ou de l’amphithéâtre, les dieux des nations vaincues ?
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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