Mgr de Vintimille par Montes Gelboe 2025-06-17 21:35:03 |
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évêque de Paris a publié le Bréviaire parisien en 1734, me semble-t-il. Sur ce modèle un grand nombre de diocèses ont publié des bréviaires diocésains, qui ont été utilisés jusque tard dans le XIXe siècle.
L'argument de la lumière nécessaire pour lire à partir du XVIIIe s. semble peu probable. Les bréviaires diocésains médiévaux comportaient des pièces délicates au point de vue littéraire, difficiles dans leur lecture (avec d'innombrables abréviations mais sans ponctuation...) dans leur interprétation musicale, et profondes au point de vue théologique.
On peut difficilement imaginer que les chantres aient retenu et mémorisé totalement tout ce répertoire. Lisez les séquences d'Adam de Saint-Victor, par exemple, vous verrez l'extraordinaire virtuosité de la versification, et l'originalité du vocabulaire. Exécuter ces pièces -dont certaines une seule fois par an- sans support écrit et sans lecture, donc sans lumière, semble peu probable.
En comparaison, ce sont les hymnes nouvelles de Santeuil ou Coffin ou Habert qui sont simplistes et plus faciles à apprendre par coeur.
Il est plus probable que la manie humanistique appliquée à la liturgie ait modifié le goût esthétique, et le dédain porté sur le "Moyen age" ou sur le "gothique" c.a.d. le barbare, ait entrainé des destructions matérielles dans l'ornementation des églises, comme dans les textes des liturgies.
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