Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-05-15 22:52:03 |
|
Imprimer |
CHAPITRE IX
LES PRINCES DE LA CITÉ DU BIEN.
S’agit-il de la volonté ? Il est vrai, les anges, bons ou mauvais, ne peuvent forcer ses déterminations, car l’âme demeure toujours libre ; mais l’expérience universelle apprend combien les inspirations des bons anges et les suggestions des mauvais anges sont efficaces, pour nous porter au bien comme au mal. Les unes et les autres tirent une grande partie de leur force, de la puissance, qu’ont les princes de la Cité du bien et de la Cité du mal, d’agir profondément sur les sens extérieurs.
Grâce à eux, les démons fascinent l’imagination par de trompeuses images, qui ôtent au mal sa laideur ou le revêtent de l’apparence du bien ; remuent toute la partie inférieure de l’âme et enflamment ainsi la concupiscence.
Les bons anges, au contraire, écartant les nuages de l’erreur, les ténèbres des passions, ramènent les sens à leur pureté native et produisent comme une seconde vue, au moyen de laquelle les choses se présentent aux appréciations de l’âme sous leur véritable aspect.
Dans certains cas, les anges peuvent même priver l’homme de l’usage de ses sens, comme il arriva aux habitants de Sodome. A cette loi se rattache la longue série des faits du surnaturel divin et du surnaturel satanique, qui remplissent les annales de tous les peuples, et dont la raison ne peut pas plus expliquer la nature ou méconnaître la cause, qu’elle ne peut en nier l’authenticité.
Moins ignorants ou moins obstinés dans l’erreur que nos rationalistes modernes, les païens, qui n’avaient pas encore inventé le système des lois immuables, proclament hautement et sans restriction le libre gouvernement de l’homme et du monde par les puissances angéliques. Outre les témoignages déjà cités, nous avons celui d’Apulée. Il est tellement explicite, qu’on dirait une page du livre de Job. « S’il est, dit-il, indécent pour un roi de tout faire et de tout gouverner par lui-même, il l’est bien plus pour Dieu.
Il faut donc croire, pour lui conserver toute Sa majesté, qu’Il est assis sur Son trône sublime, et qu’Il régit toutes les parties de l’univers par les puissances célestes. C’est en effet par leurs soins qu’Il gouverne le monde inférieur. Pour cela il ne Lui faut ni peine ni calculs, choses dont l’ignorance ou la faiblesse de l’homme ont besoin.
« Lors donc que le roi et le père des êtres, que nous ne pouvons voir que des yeux de l’âme, veut mettre en mouvement l’immense machine de l’univers, resplendissante d’étoiles, brillante de mille beautés, dirigée par Ses lois, Il fait, s’il est permis de le dire, ce qui se fait au moment d’une bataille.
La trompette sonne. Animés par ses accents, les soldats s’agitent. L’un prend son glaive, l’autre son bouclier ; ceux-là, leur cuirasse, leur casque, leurs bottes ; celui-ci harnache son cheval ; l’autre attache ses coursiers au quadrige. Chacun avec ardeur se prépare. Les vélites forment les rangs, les chefs les inspectent, et les chevaliers en prennent le commandement. Chacun s’occupe de son office. Cependant toute l’armée obéit à un seul général, que le roi place à sa tête.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|