Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-05-07 23:02:06 |
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CHAPITRE VIII
LE ROI DE LA CITE DU BIEN.
Dans les temps nouveaux, demandez aux pêcheurs de Galilée qui les a poussés aux quatre coins du monde, afin de répandre partout, comme des nuées bienfaisantes, les rosées divines de la grâce ; qui leur a donné l’intelligence et la force nécessaires pour entreprendre leurs rudes travaux, porter la guerre jusqu’au cœur de la Cité du mal, battre en brèche cette Cité colossale, la démanteler, la miner ; et à sa place bâtir la Cité du bien ? Quand il faut défendre l’œuvre divine, au prix de tous les sacrifices, quel est l’exhortateur des martyrs et le soutien de leur courage en face des tribunaux, des chevalets, des bûchers et des bêtes de l’amphithéâtre ? Le Roi de la Cité du bien.
Ce qu’il fut pour les apôtres et pour les martyrs, le divin Roi le fut, et Il continue de l’être, pour les solitaires, les vierges, les missionnaires, les saints et les fidèles qui, dans toutes les conditions et dans tous les pays, entreprennent chaque jour et conduisent à une heureuse fin l’œuvre héroïque de leur sanctification et de la sanctification des autres. Comptez, si vous le pouvez, le nombre des bonnes pensées, des résolutions salutaires, des sacrifices d’inclinations, de goûts, d’intérêt, d’humeur, de penchants et de passions qui doivent, pour sauver une âme, remplir une vie de cinquante ans ; calculez-en l’étendue, et vous verrez quel bon, quel infatigable, quel puissant exhortateur est le Saint-Esprit.
Il est Consolateur. Mes bien-aimés, jusqu’ici Je vous ai enseignés, dirigés, consolés : voilà pourquoi Mon prochain départ vous attriste. Prenez courage, à Ma place Je vous enverrai un autre Consolateur qui demeurera avec vous, non pas un peu de temps, comme Moi, mais toujours. Il vous instruira, vous dirigera, vous consolera dans vos peines, dans vos doutes, dans vos tentations, dans vos luttes incessantes. Tel est le sens des paroles du Verbe Incarné, annonçant le Saint-Esprit à Ses apôtres, à l’Église et à nous-mêmes.
Consolateur. Il fallait bien connaître l’humanité, pour donner ce nom au Roi de la Cité du bien. La voyez-vous, cette pauvre humanité, ruine vivante, traversant depuis soixante siècles une terre de misères, trop justement appelée la vallée des larmes ; enveloppée de ténèbres, environnée d’ennemis, brisée de travaux, accablée de douleurs, rongée de soucis ; laissant aux pierres du chemin les taches de son sang et aux ronces les lambeaux de sa chair ; traînant après elle une longue chaîne d’espérances trompées apercevant dans le lointain, comme dernière perspective, une tombe entr’ouverte avec des mystères de décomposition qu’elle n’ose fixer ; et, par delà, les abîmes insondables d’une double éternité ? Il faut, en convenir, si l’humanité a besoin de quelqu’un, c’est, avant tout, d’un consolateur.
Digne de ce nom vraiment royal, le Roi de la Cité du bien est le consolateur par excellence, Consolator optime. Sa royauté n’a d’autre but que de sécher les larmes de Ses sujets, ou de les transformer en perles d’immortalité. Consolateur puissant, Ses consolations ne sont pas de vaines paroles qui se brisent à la surface du cœur, mais des soulagements efficaces, des joies intimes. Consolateur universel, pas une souffrance du corps, pas une douleur de l’âme, pas un revers de fortune, pas un doute, pas une perplexité, pas même une faute, pour lesquels Il n’ait un remède, une lumière, une espérance.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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