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Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
par ami de la Miséricorde 2025-04-21 22:45:51
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CHAPITRE VII

On le voit, la circoncision n’était qu’un, signe local et passager. Exclusivement propre à la race juive, il n’était nullement obligatoire pour les autres peuples. L’application même ne s’étendait qu’aux fils et non aux filles des Hébreux. Pour l’expiation du péché originel, les nations étrangères à la postérité d’Abraham demeuraient, comme les juifs eux-mêmes à l’égard des filles, soumis à la condition primitive de la loi de nature, la foi manifestée par le sacrifice.

« Le temps antérieur au Messie et le temps postérieur, dit un savant commentateur de saint Thomas, sont entre eux comme l’indéterminé au déterminé. Avant la circoncision, il n’y avait, pour remettre le péché originel, aucun sacrifice déterminé, ni quant à la matière, ni quant au temps, ni quant au lieu. Les parents pouvaient, dans ce but, offrir le sacrifice qu’ils voulaient, quand ils voulaient et où ils voulaient. La circoncision détermina la nature et le temps du sacrifice, par lequel les fils des Hébreux devaient être purifiés de la tache originelle.

« Le huitième jour après la naissance était fixé pour cette purification, qui ne pouvait être anticipée. Si, avant cette époque, il y avait danger de mort, les parents étaient replacés dans les conditions de la loi de nature et pouvaient purifier l’enfant par un autre moyen. Ce qui fait dire à saint Thomas :

« Comme avant l’institution de la circoncision la foi seule au Rédempteur futur suffisait pour purifier les enfants et les adultes, il en était de même après la circoncision. Seulement, avant elle, aucun signe spécial, témoignage de cette foi, n’était exigé. Il est cependant probable qu’en faveur des nouveau-nés en danger de mort, les parents fidèles offraient quelques prières au Seigneur, ou employaient certaine bénédiction ou quelque autre signe de foi, comme les adultes le faisaient pour eux-mêmes et comme on le pratiquait pour les filles, qui n’étaient pas soumises à la circoncision.

Quelle est cette foi qui, chez les Juifs, antérieurement à la circoncision, et chez les Gentils, jusqu’à l’Évangile, suffisait pour incorporer les hommes au second Adam ? Elle consistait essentiellement dans la croyance plus ou moins explicite d’un vrai Dieu, rédempteur du monde :

croyance manifestée par un signe extérieur, sacrifice, bénédiction, prière. Or, qui pourrait prouver que cette foi imparfaite, Dieu ne l’avait pas conservée chez les païens au degré suffisant pour le salut ? En ce qui regarde l’existence d’un seul Dieu : « Jamais, dit saint Augustin, les nations ne sont tombées si bas dans l’idolâtrie, qu’elles aient perdu l’idée d’un seul vrai Dieu créateur de toutes choses».

Quant au Dieu rédempteur, Notre-Seigneur n’est-il pas appelé le Désiré de toutes les nations ?. On ne désire pas ce qu’on ne connaît pas et ce dont on n’a pas besoin. Avec la conscience de leur chute, toutes les nations de l’ancien monde, les Gentils aussi bien que les Juifs, avaient donc la foi au Rédempteur futur.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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