Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-04-16 22:16:26 |
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CHAPITRE VI
LA CITÉ DU BIEN ET LA CITÉ DU MAL.
Ce spectacle d’un héroïsme que les anges admirent et dont ils seraient jaloux, si la jalousie trouvait accès dans le ciel, n’aurait jamais eu lieu sans la lutte. Grâce à elle, tous les siècles l’ont vu, tous le verront, et, au jour des manifestations suprêmes, les nations assemblées accueilleront par d’immenses acclamations ce magnifique triomphe de la grâce, que Dieu lui-même couronnera d’une gloire éternelle, en faisant asseoir le vainqueur sur Son propre trône.
D’ailleurs, il faut bien remarquer que ce n’est pas Dieu qui a donné au démon son terrible empire sur l’homme, c’est l’homme lui-même. La puissance du démon lui vient de l’excellence même de sa nature. Ange, le péché ne lui a rien fait perdre de ses dons naturels, ni de sa force, ni de son intelligence, ni de son activité prodigieuse.
L’empire naturel qu’il a sur nous, il l’exerce avec plus ou moins d’étendue, suivant les conseils divins, et trop souvent suivant la permission que nous-mêmes avons l’imprudence de lui donner. Dans le premier cas, la puissance du démon, comme on le voit par l’exemple de Job et des apôtres (Job I, 12 ; Luc., XXII, 31), est contrebalancée par celle de la grâce, en sorte que la victoire nous est toujours possible et le combat même toujours avantageux.
« Dieu est fidèle, dit saint Paul, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; Il vous fera même profiter de la tentation, afin que vous puissiez persévérer (I Cor., X, 13). »
Dans le second cas, l’homme doit s’en prendre à lui seul de la puissance tyrannique du démon. Ainsi, Adam connaissait beaucoup mieux que nous le monde angélique (S. Th., I, p. q., art. 2, corp.).
Au moment de la tentation, il savait parfaitement quelle était la redoutable puissance de Lucifer et à quel tyran il se vendait, en désobéissant à Dieu. Il possédait d’ailleurs tous les moyens de rester fidèle et en connaissait les motifs. Afin de l’honorer à l’égal des anges, Dieu lui avait donné le libre arbitre.
Le Créateur, dont la sagesse avait attaché la béatitude surnaturelle des esprits angéliques à un effort méritoire, était-il obligé de créer l’homme impeccable ou de le couronner sans combat ?
Or, malgré les lumières de sa raison, malgré le cri de sa conscience, malgré le secours de la grâce, Adam désobéit à Dieu pour obéir au démon, et il devient son esclave. Dans tout cela, Dieu n’est pour rien. La puissance tyrannique du démon sur le premier homme est le fait du premier homme.
La tentation d’Adam est le type de toutes les autres. Lorsque nous y succombons, nous donnons volontairement prise sur nous à notre ennemi. Dieu n’y est pour rien, si ce n’est pour l’outrage qu’il reçoit de notre injuste préférence.
Que dis-je ? Dans le mal que l’homme se fait à lui-même en se livrant au démon, Dieu intervient pour le prévenir et pour le réparer.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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