Le Pape défend une utopie millénariste par Jean-Paul PARFU 2025-02-19 20:43:27 |
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Qui n'est rien d'autre que la sécularisation de l'ordre surnaturel et la volonté de créer le Paradis sur la Terre, au prix de la destruction de l'ordre naturel, ordre naturel qui est lui défendu par Vance !
I) S'agissant de la Parabole du Bon Samaritain, au nom de laquelle ce père jésuite justifie l'immigrationnisme, il faut d'abord rappeler que le Bon Samaritain :
1) S'occupe d'une personne qu'il ne connaît pas, mais qui est une personne seule et d'une personne seule qui est en danger de mort immédiat ;
2) Plus généralement, "l'étranger" qui apparaît dans les évangiles, c'est l'étranger au sens antique, celui qui n'est pas de la famille, du clan, de la tribu, de la "Gens" ou du village, c'est seulement l'inconnu ou le voyageur solitaire, celui qui ne voyage pas dans "des caravanes" et qui peut être victime des bandits de grands chemins, ou des bêtes sauvages, comme l'illustre donc la Parabole du Bon Samaritain.
Il s'agit, dans l'esprit des Evangiles, d'expliquer aux fidèles qu'on ne doit pas, pour plaire à Dieu, s'en tenir à une entraide villageoise ou familiale, mais qu'on doit aussi aider, si nécessaire, celui que l'on ne connaît pas et qui ne pourra pas nous le rendre.
En un mot, les Evangiles, le Seigneur, nous demandent de ne pas nous en tenir à une entraide de type naturel, mais d'intervenir également par pure charité, de nous élever, comme Dieu Lui-même, à un amour surnaturel.
On peut mettre ces passages de l'Evangile en relation avec d'autres, et notamment les paroles du Seigneur selon lesquelles on ne doit pas se contenter d'aimer ceux qui nous aiment, mais selon lesquelles on doit aussi aimer nos ennemis, c'est-à-dire s'élever à une autre forme d'amour, une forme qui n'est plus seulement naturelle, mais qui est l'amour pour Dieu.
Mais se servir des Evangiles pour justifier les déplacements et l'accueil de populations entières, c'est-à-dire une immigration massive, souvent musulmane, est une imposture !
L'amour surnaturel se greffe sur l'amour naturel comme le surnaturel sur le naturel. En aucun cas, on ne peut greffer le surnaturel sur la destruction du naturel, comme ici les nations et les patries naturelles !
II) En outre et surtout, l'interprétation de la Parabole du Bon Samaritain est d'abord celle retenue par les Pères de l'Eglise et elle est la suivante :
"La parabole du Bon Samaritain représente l'histoire de l'humanité depuis la chute d'Adam jusqu'à la rédemption par Jésus-Christ : le voyageur symbolise le genre humain pendant que les brigands figurent les forces du mal, le péché et la souffrance qui blessent l'homme et l'abandonnent ensuite. Le cohen et le lévite qui ne lui portent pas secours correspondent dans cette interprétation à l'Ancien Testament, impuissant à soulager la souffrance humaine, tandis que le Samaritain est Jésus lui-même, venu sauver l'humanité en la conduisant vers l'hôtellerie, c'est-à-dire son Église. Ainsi Jésus est-il le « prochain », celui qui se penche sur l'homme et prend soin de lui.
Origène notamment, dans ses Commentaires sur l’Évangile selon St Luc, voit dans cette parabole, une allégorie : l’homme attaqué représente Adam après la chute, Jérusalem est le paradis, Jéricho est le monde ; les brigands sont les forces hostiles, et les blessures, les péchés ; le cohen représente la Loi, le lévite signifie les Prophètes, l’auberge qui accueille le blessé est l’Église, et lorsque le Bon Samaritain, c’est-à-dire le Christ rédempteur, déclare qu’il va revenir, il promet par là son retour sur Terre." (Wikipédia")
III) Conclusion :
Ce que nous dit le Pape, c'est qu'il y aurait comme une forme de "communisme de la Terre", qu'a priori tous les hommes seraient au moins potentiellement partout chez eux sur la Terre et qu'aucune autorité ne pourrait légitimement s'opposer à leurs déplacements et installations à tel ou tel endroit. En réalité, cette conception nie au moins implicitement le droit de propriété, et il n'y a plus de nations, de peuples, mais seulement des individus et des individus totalement interchangeables.
Or, si au Ciel il n'y a plus de frontières, il y a des frontières sur la Terre et nos maisons ont des murs. J'ai le droit de choisir qui j'invite chez moi. Tous les hommes ont des droits, mais ils n'ont pas tous les mêmes droits. Ce sont mes enfants qui hériteront de mes biens, pas mes voisins ! C'est comme ça et c'est très bien ainsi. Et c'est ce qui nous permet de vivre !
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