Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde 2025-01-31 06:58:03 |
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CHAPITRE VII
Que les vertus parfaites ne sont jamais les unes sans les autres.
Plusieurs pensent avoir tes vertus quand ils n'exercent pas les vices contraires. Celui qui ne fut onc assailli, se peut voirement vanter de n'avoir pas été fuyard, mais non pas d'avoir été vaillant: celui qui n'est pas affligé, se peut louer de n'être pas impatient, mais non pas d'être patient.
Ainsi semble-t-il à plusieurs d'avoir des vertus, qui n'ont toutefois que dès bonnes inclinations; et parce que ces inclinations sont les unes sans les autres, il est advis que les vertus le soient aussi.
Certes, le grand saint Augustin, en une épître qu'il écrit à saint Jérôme, montre que nous pouvons avoir quelque-sorte de vertu sans avoir les autres, et que néanmoins nous n'en pouvons point avoir de parfaites sans les avoir toutes; mais que quant aux vices, on peut avoir les uns sans avoir les autres, ains il est impossible de les avoir tous ensemble:
de sorte qu'il ne s'ensuit pas que qui a perdu toutes les vertus, ait par conséquent tous les vices; puisque presque toutes les vertus ont deux vices opposés, non seulement contraires à la vertu, mais aussi contraires entre eux-mêmes.
Qui a perdu la vaillance par là témérité, ne peut avoir à même temps le vice de couardise; et qui a perdu la libéralité par la prodigalité, ne peut aussi à même temps être blâmé de chicheté (parcimonie, avarice).
Catilina, dit saint Augustin, était sobre, vigilant, patient à souffrir le froid, le chaud et la faim ; c'est pourquoi il lui était advis, et à ses complices, qu'il fût grandement constant; mais cette force n'était pas prudente, puisqu'il choisissait le mal au lieu du bien.
Elle n'était pas tempérante, car il se relâchait à de vilaines ordures; elle n'était pas juste, puisqu'il conjurait contre sa patrie; elle n'était donc pas une constance, mais une opiniâtreté, laquelle, pour tromper les sots, portait le nom de constance.
CHAPITRE VIII.
Comme la charité comprend toutes les vertus.
Un fleuve sortait du lieu de délices pour arroser le paradis terrestre, et de là se séparait en quatre chefs ( ruisseaux principaux devenant dautres fleuves).
Or, l'homme est en un lieu de délices où Dieu fait sourdre le fleuve de la raison et lumière naturelle pour arroser tout le paradis de notre coeur; et ce fleuve se divise en quatre chefs, c'est-à-dire, prend quatre courants selon les quatre régions de l'âme.
Car, premièrement, sur lentendement quon appelle pratique, cest-à-dire, qui discerne les actions quil convient faire ou fuir, la lumière naturelle répand la prudence qui incline notre esprit à sagement juger du mal que nous devons éviter et chasser, et du bien que nous devons faire et pourchasser.
Secondement, sur notre volonté elle fait saillir la justice, qui nest autre chose quun perpétuel et ferme vouloir de rendre à chacun ce qui lui est dû.
Troisièmement , sur lappétit de convoitise elle fait couler la tempérance, qui modère les passions qui y sont.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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