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Distinction pourtant
par Bénigne 2025-01-22 21:09:34
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Il semble que la femme en question enseigne dans un institut universitaire à Rome, portant le titre de "professeur invité":
https://www.upra.org/ateneo/docenti/marta-rodriguez-diaz/
Dans la mesure où les seminaristes se forment dans des universités, il paraît a priori possible qu'ils auront des enseignants féminins, vu que les universités en ont. Au fait, les universités pontificales emploient de nombreuses professeures, et admettent des étudiantes. Est-ce que cela doit nous choquer? Devrait-on vraiment s'opposer à l'idée même de docteures de l'église - étant donné que les premières, Thérèse d'Aquilla et Cathérinne de Sienne, ont été nommées en 1970, donc après-V2, tandis que cela aurait été refusée par Pie XI, pour cause qu'elles étaient femmes?

Il me semble que la distinction entre l'enseignant(e) et de ce qui est enseigné reste importante. Peut-on soutenir, aujourd'hui, le refus aux femmes d'enseigner ou d'étudier à l'université, même catholique? Certes cela se passent dans les pays musulmans les plus strictes... Une toute autre chose est "l'idéologie du genre" et pareilles idioties, condamnées au moins en quelque sorte par le pontife actuel.

On peut trouver aujourd'hui des maquettes de cours plus ou moins suspectes dans de nombreuses universités, catholiques ou non, aussi dans celles proposées par la personne signalée en haut (voir "corse"). Mais un enseignement orthodoxe (dans le sens de la tradition catholique) de théologie ou de philosophie n'est sans doute pas mauvais juste parce que professé par une femme, au niveau universitaire? Même si, dans l'audience, on trouve des futurs prêtres? Ceux-ci ne seront-ils pas capables d'assister à de tels enseignements, même en présence aussi d'étudiantes, vu qu'ils vivront dans un monde à moitié feminin?

Ne me tirez pas dessus, je n'ai aucune expérience d'université catholique ou de faculté de théologie, ni de connaisssance personnelle de leur état actuel ou passé. Mais tant que l'ordination n'est pas requise pour y enseigner - pourquoi exclure les femmes de le faire, a priori? L'enseignement de ce qui est contraire ou étranger à la tradition catholique n'a bien sûr aucune place dans la formation sacerdotale, mais l'enseignement du faux n'est sûrement pas réservé aux femmes...

Bien sûr, la dame citée va plus loin que parler d'enseignement, et mes questions ne portent pas sur son rôle prétendu de guide spirituel de futurs prêtres.


     

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