Vitraux brisés, sacristie forcée... L’église Saint-Éloi de Bordeaux par Anne Charlotte Lundi 2024-12-02 18:40:12 |
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À Bordeaux, l’église Saint-Éloi a été la cible d’un cambriolage dans la nuit de samedi à dimanche. Une enquête est en cours.
À Bordeaux, les attaques se multiplient contre l’église Saint-Éloi, située à deux pas de la Grosse cloche. Taguée lors du passage du cortège de l’assemblée générale féministe en Gironde la semaine dernière, la première église gothique de Guyenne a été cambriolée dans la nuit de samedi à dimanche. Le ou les voleurs ont forcé la sacristie, dévalisé le tronc d’offrandes pour les cierges et brisé le coffre-fort de la chapelle.
«Ils sont aussi montés dans le clocher et ils ont fracassé le vitrail qui est derrière le maître-autel», déplore l’abbé Grégory Lutz-Wiest, le curé de la paroisse, auprès du Figaro. Le prêtre de l’Institut du Bon Pasteur, qui a porté plainte, estime à 2000 euros la somme dérobée dans le tronc des cierges. La réparation des vitraux - restaurés aux frais des paroissiens dans les années 2000 - pourrait quant à elle coûter plus de 10.000 euros. Les vitraux vandalisés sont situés derrière le maître-autel, où sont célébrées les messes.
«C’est de pire en pire»
«La statue de Saint Antoine qui était sur le tronc des cierges a été déposée au sol avant qu’ils défoncent le tronc en bois. Il y a des traces d’effraction partout, mais ils n’ont pris aucun objet religieux et ils n’ont pas touché au tabernacle. C’est un peu déroutant», indique l’abbé Grégory Lutz-Wiest. Le prêtre suppose que les voleurs ont eu du temps pour commettre leurs méfaits. «Le vitrail a été cassé depuis le clocher, probablement parce qu’ils pensaient que ce vitrail donnait vers l’extérieur. Quand ils ont compris que ce n’était pas le cas, ils se sont arrêtés», analyse le religieux.
Découvert un peu avant 8 heures, dimanche, le larcin a perturbé les paroissiens et les messes du jour. «C’est de pire en pire. Les tags, un cambriolage... Nous avons aussi des drogués (du centre de prévention des addictions situé à deux pas, NDLR) qui viennent, urinent et se comportent mal dans l’église», décrit le curé. Dimanche, il a été obligé de décaler la première messe du jour afin que la police scientifique réalise des prélèvements. Inquiet, il alerte sur la «christianophobie» qui gagne du terrain selon lui. «On a l’impression qu’il n’y a pas de sécurité devant nos églises alors qu’elles sont très souvent attaquées et que les chrétiens sont les fidèles les plus persécutés en France», souligne ainsi l’abbé.
Source Le Figaro.
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