De la férie par ami de la Miséricorde 2024-11-07 12:53:32 |
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Cornelis de Wael, La Tempête apaisée, 1630
De la férie
Messe comme au dimanche précédent
Homélie sur la tempête apaisée de Saint Jean Chrysostome « La mer devint alors comme une carrière dans laquelle le Sauveur exerçait Ses nouveaux athlètes » :
« Jésus-Christ donc, mes frères, renvoie le peuple, et retient seulement Ses disciples avec Lui. Et ce n’était pas au hasard ni sans grand sujet qu’Il les retenait avec Lui. Il voulait les rendre témoins de ce grand Miracle qu’Il allait faire. Comme un excellent maître d’exercices, Il dressait et assouplissait ses Apôtres de manière à les rendre imperturbables dans les dangers et modestes au milieu des honneurs.
Pour qu’ils ne soient pas trop vains de ce qu’Il les a retenus auprès de Lui après avoir renvoyé les autres, Jésus permet que Ses disciples soient battus par la tempête et, tout ensemble, Il prépare le grand Miracle qu’Il fera bientôt, et exerce leurs cœurs à supporter courageusement les épreuves.
Les autres Miracles que Jésus-Christ avait déjà faits en leur présence, étaient sans doute très considérables ; mais celui-ci a une Vertu toute particulière pour les rendre hardis et courageux. La mer devint alors comme une carrière dans laquelle le Sauveur exerçait Ses nouveaux athlètes. C’est pourquoi Il voulait qu’il n’y eût que Ses disciples avec Lui. Lorsqu’Il n’a dessein que de faire des Miracles, Il veut que tout le peuple en soit témoin ; mais lorsqu’il y a quelque péril ou quelque mal à souffrir, Il renvoie le peuple et ne retient que ceux qu’Il formait comme des athlètes aux combats qui devaient bientôt se livrer par toute la terre.
Lors donc que la mer soulevait de plus en plus ses flots, et que la tempête devenait très violente : « Alors Ses disciples s’approchant de Lui Le réveillèrent et Lui dirent : Seigneur, sauvez-nous, nous périssons. » Jésus-Christ en se réveillant s’adresse plutôt à Ses disciples qu’à la mer.
Il reprend plutôt le peu de Foi des uns qu’Il ne commande à l’autre de se calmer, parce que, comme je l’ai déjà dit, Il permettait cette tempête pour les exercer ; et Il traçait ici une figure des tentations dont ils se trouveraient agités durant toute la suite de leur vie. On les a vus depuis, battus par des tempêtes d’événements beaucoup plus fâcheuses que celle-là, sans que le Sauveur se soit mis en peine de les en tirer.
Pour apprendre donc ici à ses Apôtres que, quelque grands que fussent les maux dont ils seraient accablés à l’avenir, ils devaient toujours conserver une grande fermeté de courage et croire que Dieu ne permettait ces épreuves que pour leur bien, Il commence par les reprendre aussitôt qu’Il se réveille.
Quand Dieu veut faire quelque action extraordinaire, Il ménage beaucoup de circonstances et d’accidents particuliers propres à graver fortement dans les esprits le souvenir de l’Événement miraculeux, de peur qu’aussitôt qu’il sera passé on ne l’oublie. C’est ce qui arrive ici aux Apôtres. Dieu ne les sauve que lorsqu’ils se croyaient perdus, afin qu’en se souvenant de la frayeur dont ils avaient été saisis et du péril dans lequel ils étaient, ils se souvinssent en même temps de la Grandeur du Miracle qui les en avait délivrés ».
Ainsi soit-il.
Source : site-catholique.fr
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