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Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales
par ami de la Miséricorde 2024-09-13 07:13:21
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CHAPITRE II
Des divers degrés de la sainte union qui se fait en l'oraison.


L'autres fois nous sentons les serrements, l'union se faisant par des actions sensibles tant de la part de Dieu que de la nôtre.Quelquefois l'union se fait par la seule volonté et en la seule volonté, et aucune fois l'entendement y a sa part, parce que la volonté le tire après soi et l'applique à son objet, lui donnant un plaisir spécial d'être fiché à le regarder; comme nous voyons que l'amour répand une profonde et spéciale attention en nos yeux corporels, pour les arrêter à voir ce que nous aimons.

Quelquefois cette union se fait de toutes les facultés de l'âme, qui se ramassent toutes autour de la Volonté, non pour s'unir elles-mêmes à Dieu, car elles n'en sont pas toutes capables, mais pour donner plus de commodité à la volonté de faire son union. Car si les autres facultés étaient appliquées une chacune à son objet propre, l'âme opérant par icelles, ne pourrait pas si parfaitement s'employer à l'action par laquelle l'union se fait avec Dieu. Telle est la variété des unions.

Voyez saint Martial (car ce fut, comme on dit, le bienheureux enfant duquel il est parlé en saint Marc, ch. IX.), notre Seigneur le prit, le leva et le tint assez longuement entre ses bras. O beau petit Martial! que vous êtes heureux d'être saisi, pris, porté, uni, joint et serré sur la poitrine céleste du Sauveur et baisé de sa bouche sacrée, sans que vous y coopériez qu'en ne faisant pas résistance à recevoir ces divines caresses !

Au contraire, saint Siméon embrasse et serre notre Seigneur sur son sein, sans que notre Seigneur fasse aucun semblant de coopérer à cette union, bien que, comme chante la très sainte Église, le vieillard portait l'enfant, mais l'enfant gouvernait le vieillard. Saint Bonaventure, touché d'une sainte humilité, non seulement ne s'unissait pas à notre Seigneur, ains se retirait de sa présence réelle, c'est-à-dire, du très saint sacrement de l'Eucharistie, quand un jour oyant messe, notre Seigneur se vint unir à lui, lui portant son divin sacrement.

Or, cette union faite, eh Dieu ! Théotime, pensez de quel amour cette sainte âme serra son Sauveur sur son coeur ! A l'opposite, sainte Catherine de Sienne désirant ardemment notre Seigneur en la sainte communion, pressant et poussant son âme et son affection devers lui, il se vint joindre à elle, entrant en sa bouche avec mille bénédictions.

Ainsi notre Seigneur commença l'union avec saint Bonaventure, et sainte Catherine sembla commencer celle quelle eut avec son Sauveur. La sacrée amante du Cantique parle comme ayant pratiqué l'une et l'autre sorte d'union : Je suis toute à mon bien-aimé, se dit-elle, et son retour est devers moi; car c'est autant que si elle disait que je suis unie à mon cher ami, et réciproquement il se retourne devers moi, pour, en s'unissant de plus en plus à moi, se rendre aussi tout mien.

Mon cher ami m'est un bouquet de myrrhe, il demeurera sur mon sein, et je le serrerai comme un bouquet de suavité. Mon âme, dit David, s'est serrée à vous, ô mon Dieu, et votre main droite ma empoigné et saisi. Mais ailleurs elle confessa d'être parvenue, disant : ilion cher ami est tout à moi; et moi je suis toute sienne; nous faisons une sainte union par laquelle il se joint à moi et moi je nie joins à lui. Et pour montrer que toujours toute l'union se fait par la grâce de Dieu qui nous tire à soi, et par ses attraits émeut notre âme et anime le mouvement de notre union envers lui, elle s'écrie comme tout impuissante :

Tirez-moi ; mais pour témoigner quelle ne se laissera pas tirer comme une pierre ou comme un forçat, aies qu'elle coopérera de son côté et mêlera son faible mouvement parmi les puissants attraits de son amant, nous courrons, dit-elle, à l'odeur de vos parfums.

Et afin qu'on sache que si on la tire un peu fortement par la volonté, toutes les puissances de l'âme se porteront à l'union Tirez-moi, dit-elle, et nous courrons. L'époux n'en tire qu'une, et plusieurs courent à l'union. La volonté est la seule que Dieu veut, mais toutes les autres puissances courent après elle pour être unies à Dieu avec elle.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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