Cette restriction, si elle est bien confirmée, reste une bonne nouvelle.
Avez-vous regardé qui célèbre actuellement en France les messes traditionnelles? Un simple regard rapide sur AMDG vous montrera qu'au moins un tiers est célébré par des diocésains (+MMD, diocésains aussi, on sait le problème que cela leur pose actuellement, et DAF). Dans de nombreux diocèses, ils sont les seuls...
Dans un diocèse voisin du mien, où l'évêque a interdit suite à TC tous les sacrements, la FSSP ne vient qu'un dimanche par mois, les autres dimanches, ce sont des diocésains. Croyez-vous que l'évêque laissera venir le prêtre de la FSSP pour un dimanche? Il en profitera sans doute, ses positions étant connues, pour tout supprimer.
Cette "bonne nouvelle", c'est la disparition programmée de la messe traditionnelle et des sacrements dans au moins la moitié des diocèses du pays.
Et quelle liberté laisseront les évêques hostiles aux implantations des ex-ED? Sachant que les églises où ils célèbrent sont affectées aux diocèses: donc à moins d'un statut déjà officiel leur attribuant le lieu comme lieu propre, bye bye.
Beaucoup d'évêques n'ont pas appliqué TC (comme le mien et son prédécesseur, qui a célébré une messe pontificale il y a deux mois, et d'autres que je connais bien, qui souhaitent le maintien de la paix liturgique, ou sont même favorables), mais que vont-ils faire si le DCD ou le pape leur fait du chantage?
Il y aura donc bien une "prohibition totale du rite" sur la majorité du pays. A Paris, il n'y aura plus que l'IBP, il me semble, puisque tout le reste est "diocésain". Pour toute la ville...
Benoît XVI avait parié sur un développement en donnant aux diocésains le droit de célébrer. Et il avait réussi.
Quant à la FSSP, l'IBP, l'ICRSP: comment ordonner si les évêques sont interdits de le faire?