La foi du Qui Pluribus de Pie IX seule apte à vaincre les ennemis du catholicisme par vistemboir2 2024-06-18 15:42:41 |
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Article de Robert Morrison paru le 17 juin 2024 sur The Remnant sous le titre : The Faith of Pope Pius IX’s Qui Pluribus is Alone Capable of Defeating Catholicism’s Enemies EM>Traduit à l’aide de deepl.com)
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En 1846, le bienheureux Pie IX entamait sa première encyclique Qui Pluribus (De la foi et de la religion) en décrivant l'objectif qu'il poursuivait en écrivant aux évêques de l'Église :
"Nous Vous adressons les présentes lettres dans le but d’exciter encore Votre piété, déjà si éminente ; et afin que, par un surcroît de promptitude, de vigilance et d’effort, Vous souteniez les veilles de la nuit autour du troupeau confié à vos soins, et que, déployant la vigueur et la fermeté épiscopales dans le combat contre le plus terrible ennemi du genre humain, vous soyez pour la maison d’Israël cet infranchissable rempart qu’offrent seuls les valeureux soldats de Jésus Christ."
"Personne d’entre vous n’ignore, Vénérables Frères, dans notre époque déplorable, cette guerre si terrible et si acharnée qu’à machinée contre l’édifice de la foi catholique cette race d’hommes qui unis entre eux par une criminelle association, ne pouvant supporter la saine doctrine, fermant l’oreille à la vérité, ne craignent pas d’exhumer du sein des ténèbres, où elles étaient ensevelies, les opinions les plus monstrueuses, qu’ils entassent d’abord de toutes leurs forces, qu’ils étalent ensuite et répandent dans tous les esprits à la faveur de la plus funeste publicité."
"Notre âme est saisie d’horreur, et Notre cœur succombe de douleur, lorsque Nous nous rappelons seulement à la pensée toutes ces monstruosités d’erreurs, toute la variété de ces innombrables moyens de procurer le mal ; toutes ces embûches et ces machinations par lesquelles ces esprits ennemis de la lumière se montrent artistes si habiles à étouffer dans toutes les âmes le saint amour de la piété, de la justice et de l’honnêteté ; comment ils parviennent si promptement à corrompre les mœurs, à confondre ou à effacer les droits divins et humains, à saper les bases de la société civile, à les ébranler, et, s’ils pouvaient arriver jusque là, à les détruire de fond en comble."
"Non, rien ne saurait être imaginé ou supposé de plus insensé, de plus impie et de plus contraire à la raison elle-même.
Car, bien que la foi soit au-dessus de la raison, jamais on ne pourra découvrir qu’il y ait opposition et contradiction entre elles deux ; parce que l’une et l’autre émanent de ce Dieu très excellent et très grand, qui est la source de la vérité éternelle. Elles se prêtent bien plutôt un tel secours mutuel que c’est toujours à la droite raison que la vérité de la foi emprunte sa démonstration, sa défense et son soutien les plus sûrs ; que la foi, de son côté, délivre la raison des erreurs qui l’assiègent, qu’elle l’illumine merveilleusement par la connaissance des choses divines, la confirme et la perfectionne dans cette connaissance."
"Les ennemis de la révélation divine, Vénérables Frères, n’ont pas recours à des moyens de tromperie moins funestes lorsque, par des louanges extrêmes, ils portent jusqu’aux nues les progrès de l’humanité. Ils voudraient, dans leur audace sacrilège, introduire ce progrès jusque dans l’Église catholique : comme si la religion était l’ouvrage non de Dieu, mais des hommes, une espèce d’invention philosophique à laquelle les moyens humains peuvent surajouter un nouveau degré de perfectionnement."
"Par la franchise et l'ouverture de ses débats, le Concile a mis fin à ce que l'on peut appeler la rigidité du système. Par système, nous entendons un ensemble cohérent d'enseignements codifiés, de règles de procédure casuistiques, une organisation détaillée et très hiérarchisée, des moyens de contrôle et de surveillance, des rubriques régissant le culte - tout cela est l'héritage de la scolastique, de la Contre-Réforme et de la Restauration catholique du XIXe siècle, soumis à une efficace discipline romaine. On se souviendra que Pie XII aurait dit : « Je serai le dernier pape à tout maintenir »"
"C’est cette foi qui est la maîtresse de la vie, le guide du salut, le destructeur de tous les vices, la mère et la nourrice féconde de toutes les vertus ; consolidée par la naissance, la vie, la mort, la résurrection, la sagesse, les prodiges et les prophéties de son divin auteur et consommateur, Jésus Christ ; répandant de tous côtés l’éclat de sa doctrine surnaturelle, enrichie des trésors inépuisables et vraiment célestes de tant de prophéties inspirées à ses prophètes, du resplendissant éclat de ses miracles, de la constance de tant de martyrs, de la gloire de tant de saints personnages. De plus en plus insigne et remarquable, elle porte partout les lois salutaires de Jésus Christ ; et de jour en jour acquérant et puisant sans cesse de nouvelles forces dans les persécutions les plus cruelles, armée du seul étendard de la croix, elle conquiert l’univers entier, et la terre et la mer, depuis le levant jusqu’au couchant ; et, après avoir renversé les trompeuses idoles, dissipé les ténèbres épaisses de l’erreur, triomphé des ennemis de toute espèce, elle a répandu les bienfaisants rayons de sa lumière sur tous les peuples, sur toutes les nations et sur tous les pays, quel que fût le degré de férocité de leurs mœurs, de leur naturel et de leur caractère barbare, les courbant sous le joug si suave de Jésus Christ, et annonçant à tous la paix et le bonheur."
"Qu'est-ce que le catholicisme traditionnel ? Ce ne sont pas des préférences liturgiques... S'agit-il du règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est intrinsèquement politique ? Absolument, il l'a toujours été. Si vous vous débarrassez du règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ, il ne vous reste plus que le goulag. C'est pourquoi ils disent toujours que tant que vous ne critiquez pas ce que fait le régime, nous vous donnerons même la messe en latin : ne dites pas qu'il y a une vérité objective ; ne prétendez pas que votre religion est la seule vérité ; ne pratiquez pas le suprémacisme religieux, ce qui est bien sûr la raison d'être de l'Église catholique. Il n'y a qu'une seule vraie Église, en dehors de laquelle il n'y a point de salut".
"C’est encore au même but que tend cet horrible système de l’indifférence en matière de religion, système qui répugne le plus à la seule lumière naturelle de la raison. C’est par ce système, en effet, que ces subtils artisans de mensonge, cherchent à enlever toute distinction entre le vice et la vertu, entre la vérité et l’erreur, entre l’honneur et la turpitude, et prétendent que les hommes de tout culte et de toute religion peuvent arriver au salut éternel : comme si jamais il pouvait y avoir accord entre la justice et l’iniquité, entre la lumière et les ténèbres, entre Jésus Christ et Bélial."
"En conséquence, ces Églises et communautés séparées, bien que nous croyions qu’elles souffrent de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L’Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d’elles comme de moyens de salut, dont la vertu dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Église catholique."
"Vous comprenez que la combat sera rude, car Vous n’ignorez point le nombre et la profondeur des blessures qui accablent l’Épouse Immaculée de Jésus Christ, et quelles dévastations terribles ses ennemis acharnés lui font éprouver. Or, Vous savez parfaitement que le premier devoir de Votre charge est d’employer Votre force épiscopale à protéger et à défendre la foi catholique, à veiller avec le soin le plus extrême à ce que le troupeau qui Vous est confié demeure ferme et inébranlable dans la foi, sans la conservation entière et inviolable de laquelle il périrait certainement pour l’éternité."
"Mais comme c’est une preuve incontestable de grande pitié que de signaler les ténébreux repères des impies et de vaincre en eux le démon, leur maître, Nous Vous en conjurons, employez toutes les ressources de Votre zèle et de Vos travaux à découvrir aux yeux du peuple fidèle toutes les embûches, toutes les tromperies, toutes les erreurs, toutes les fraudes et toutes les manœuvres des impies ; détournez avec grand soin ce même peuple de la lecture de tant de livres empoisonnés, et enfin exhortez assidûment le peuple fidèle à fuir, comme à l’aspect du serpent, les réunions et les sociétés impies, afin qu’il parvienne ainsi à se préserver très soigneusement du contact de tout ce qui est contraire à la foi, à la religion et aux bonnes mœurs."
"Vous savez parfaitement que c’est à l’ignorance des pasteurs ou à la négligence des devoirs de leur charge qu’il faut attribuer perpétuellement le relâchement des mœurs parmi les fidèles, la violation de la discipline chrétienne, l’abandon, puis la destruction totale des pratiques et du culte religieux, enfin le débordement de tous les vices et des corruptions qui pénètrent alors facilement dans l’Église."
"Mais, pour que le Seigneur très clément incline plus efficacement son oreille divine vers nos prières, et accueille plus favorablement nos vœux, ayons toujours auprès de Lui, comme intercession et intermédiaire puissante, la très sainte et très immaculée Mère de Dieu, qui est toujours notre plus douce Mère, notre médiatrice, notre avocate, notre espérance et notre confiance la plus parfaite et dont le patronage maternel est ce qu’il y a auprès de Dieu de plus fort et de plus efficace."
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