Le faux œcuménisme : une anti-Pentecôte blasphématoire dans l'Église par vistemboir2 2024-05-23 12:28:26 |
|
Imprimer |
Article de Robert Morrison paru le 22 mai 2024 sur The Remnant sous le titre : False Ecumenism Operates as a Blasphemous Anti-Pentecost in the Catholic Church
(Traduit à l’aide de deepl.com)
--------------------------------------------
Dans son livre L'Année Liturgique, Dom Guéranger décrit la grande transformation qui s'est opérée lors de la première Pentecôte :
"Ces cent vingt disciples n’auront qu’à parler du Fils de Dieu fait homme et rédempteur de tous, de l’Esprit-Saint qui renouvelle les âmes, du Père céleste qui les aime et les adopte : leur parole sera accueillie d’un grand nombre. Tous ceux qui l’auront reçue seront unis dans une même foi, et l’ensemble qu’ils formeront s’appellera l’Église catholique, universelle, répandue en tous les temps et en tous les lieux. Le Seigneur Jésus avait dit : « Allez, enseignez toutes les nations » ; l’Esprit divin apporte du ciel sur la terre et la langue qui fera retentir cette parole, et l’amour de Dieu et des hommes qui l’inspirera." (Volume 9, p. 281)
* Ce n'est pas celui qui m'aura dit : " Seigneur, Seigneur ! " qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : "Seigneur, Seigneur ! n'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé ? N'est-ce pas en votre nom que nous avons chassé les démons ? Et n'avons-nous pas, en votre nom, fait beaucoup de miracles ?" Alors je leur dirai hautement : Je ne vous ai jamais connus. Éloignez-vous de moi, artisans d'iniquité ! Quiconque donc entend ces paroles que je dis, et les met en pratique, sera semblable à un homme sensé, qui a bâti sa maison sur le roc : la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n'a pas été renversée, car elle avait été fondée sur la pierre. (Mt 7,21-25)
* Si ton frère a péché contre toi, va reprends-le entre toi et lui seul ; s'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends avec toi encore une ou deux (personnes), afin que toute chose se décide sur la parole de deux ou trois témoins. S'il ne les écoute pas, dis-le à l'Église; et s'il n'écoute pas même l'Église, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. (Mt 18,15-17)
"En effet, celui qui méprise l’évêque de l'Église qui lui donne des conseils, méprise toute l'Église qu'il représente et dirige, et montre ainsi qu'il ne veut pas être un fils ou un citoyen de l'Église. Il doit donc être considéré non comme un chrétien fidèle, mais comme un païen et un publicain, c'est-à-dire comme un pécheur public... Qu'il soit pour toi comme le païen, c'est-à-dire qu'il soit expulsé, excommunié et séparé de l'Église par son évêque, de peur que son crime et son obstination n'infectent les fidèles par leur contagion : qu'il soit plutôt considéré comme un païen, c'est-à-dire un infidèle et un païen, dépourvu de toute foi ou connaissance de Dieu, de la religion ou de la loi. Cela implique que vous ne devez pas manger avec lui, comme l'ordonne Paul (1 Co 5,11), ni le saluer (2 Jn 10), afin qu'il soit confondu par l'opprobre, qu'il reconnaisse sa faute et qu'il revienne à l'Église." (Cornelius a Lapide, Le saint Évangile selon saint Matthieu, Volume II, pp. 211-212)
"N'est-il pas juste, répète-t-on souvent, et même conforme au devoir, que tous ceux qui invoquent le nom du Christ s'abstiennent de tout reproche mutuel et s'unissent enfin dans une charité réciproque ? Qui oserait dire qu'il aime le Christ, s'il ne travaille de toutes ses forces à réaliser les désirs de Celui qui a demandé à son Père que ses disciples soient "un". Et ce même Christ n'a-t-il pas voulu que ses disciples se distinguent des autres par cette caractéristique, à savoir qu'ils s'aiment les uns les autres : "A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres" ? Tous les chrétiens, ajoutent-ils, devraient être aussi "un", car ils seraient alors beaucoup plus puissants pour chasser le fléau de l'irréligion qui, comme un serpent, s'avance et se répand chaque jour davantage, et se prépare à priver l'Évangile de sa force".
"Tels sont, parmi d'autres du même genre, les arguments que répandent et développent ceux qu'on appelle panchrétiens. Et il s'en faut que ces panchrétiens soient peu nombreux et disséminés; ils se sont, au contraire, multipliés en organisations complètes et ils ont fondé des associations largement répandues, que dirigent, le plus souvent, des non catholiques, quelles que soient leurs divergences en matières de foi. Leur entreprise est, d'ailleurs, poursuivie si activement qu'elle obtient en beaucoup d'endroits l'accueil de personnes de tout ordre et qu'elle séduit même de nombreux catholiques par l'espoir de former une union conforme, apparemment, aux voeux de notre Mère la Sainte Eglise, laquelle, certes, n'a rien plus à coeur que de rappeler et de ramener à son giron ses enfants égarés. Mais en fait, sous les séductions et le charme de ces discours, se cache une erreur assurément fort grave, qui disloque de fond en comble les fondements de la foi catholique. Avertis par la conscience de notre charge apostolique de ne pas laisser circonvenir par des erreurs pernicieuses le troupeau du Seigneur, nous faisons appel, vénérables frères, à votre zèle pour prendre garde à un tel malheur...".
"42.Par exemple — dans l'esprit même du Discours sur la Montagne —, les chrétiens d'une confession ne considèrent plus désormais les autres chrétiens comme des ennemis ou des étrangers, mais ils voient en eux des frères et des sœurs. D'un autre côté, même à l'expression frères séparés, l'usage tend à substituer aujourd'hui des termes plus aptes à évoquer la profondeur de la communion liée au caractère baptismal, que l'Esprit nourrit malgré les ruptures historiques et canoniques. On parle des « autres chrétiens », des « autres baptisés », des « chrétiens des autres Communautés ». Le Directoire pour l'application des principes et des normes sur l'œcuménisme appelle les communautés auxquelles appartiennent ces chrétiens des « Eglises et Communautés ecclésiales qui ne sont pas en pleine communion avec l'Eglise catholique ». Ce développement du vocabulaire traduit une évolution notable des mentalités. La conscience de l'appartenance commune au Christ s'approfondit. Personnellement, j'ai pu le constater à de multiples reprises durant les célébrations œcuméniques qui sont parmi les événements les plus importants de mes voyages apostoliques dans les différentes parties du monde, ou dans les rencontres et dans les célébrations œcuméniques qui ont eu lieu à Rome. La « fraternité universelle » des chrétiens est devenue une ferme conviction œcuménique. Reléguant dans l'oubli les excommunications du passé, les Communautés, un temps rivales, s'aident aujourd'hui mutuellement, dans de nombreuses circonstances ; parfois on se prête des édifices du culte ; on offre des bourses d'études pour la formation des ministres des Communautés qui manquent le plus de moyens ; on intervient auprès des autorités civiles pour la défense des autres chrétiens accusés injustement ; on démontre l'absence de fondement des calomnies dont certains groupes sont victimes."
"C’est le premier article du Credo et le premier commandement du Décalogue qui sont bafoués publiquement par celui qui est assis sur le Siège de Pierre. Le scandale est incalculable dans les âmes des catholiques. L’Église en est ébranlée dans ses fondements. Si la foi dans l’Église, unique arche de salut, disparaît, c’est l’Église elle-même qui disparaît. Toute sa force, toute son activité surnaturelle a cet article de notre foi pour base. Jean-Paul II va-t-il continuer à ruiner la foi catholique, publiquement, en particulier à Assise, avec le cortège des religions prévu dans les rues de la cité de saint François, et avec la répartition des religions dans les chapelles et la Basilique pour y exercer leur culte en faveur de la paix telle qu’elle est conçue à l’O.N.U. ?"
"Pouvons-nous souffrir - ce serait le comble de l'iniquité - que soit mise en accommodements la vérité, et la vérité divinement révélée ? Car, en la circonstance, il s'agit de respecter la vérité révélée. Puisque c'est pour instruire de la foi évangélique tous les peuples que le Christ Jésus envoya ses Apôtres dans le monde entier et que, pour les garder de toute erreur, il voulut qu'ils fussent auparavant instruits de toute vérité par l'Esprit-Saint (Joan. XVI, 13), est-il vrai que, dans l'Église que Dieu lui-même assiste comme chef et gardien, cette doctrine des Apôtres a complètement disparu ou a été jamais falsifiée? Si notre Rédempteur a déclaré explicitement que son Evangile est destiné non seulement aux temps apostoliques, mais aussi aux âges futurs, l'objet de la foi a-t-il pu, avec le temps, devenir si obscur et si incertain qu'il faille aujourd'hui tolérer même les opinions contradictoires ? Si cela était vrai, il faudrait également dire que tant la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres que la présence perpétuelle de ce même Esprit dans l'Eglise et la prédication elle-même de Jésus-Christ ont perdu, depuis plusieurs siècles, toute leur efficacité et tout leur utilité: affirmation évidemment blasphématoire."
"Depuis Babel, le langage humain est divisé, et la parole ne circule pas d’un peuple à l’autre. Comment donc la parole pourra-t elle être l’instrument de la conquête de tant de nations, et réunir en une seule famille tant de races qui s’ignorent ? Ne craignez pas : le tout-puissant Esprit y a pourvu. Dans l’ivresse sacrée qu’il inspire aux cent vingt disciples, il leur a conféré le don d’entendre toutes langues et de se faire entendre eux-mêmes en toute langue. À l’instant même, dans un transport sublime, ils s’essayent à parler tous les idiomes de la terre, et leur langue, comme leur oreille, se prête non seulement sans effort, mais avec délices, à cette plénitude de la parole qui va rétablir la communion des hommes entre eux. L’Esprit d’amour a fait cesser en un moment la séparation de Babel, et la fraternité première reparaît dans l’unité du langage." (p. 281)
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|