Le bon larron, le mauvais larron et le larron de l’Enfer par vistemboir2 2024-03-23 15:01:31 |
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Article de Robert Morrison paru le 22 mars 2024 sur The Remnant sous le titre : The Good Thief, The Bad Thief, and Hell’s Thief
(Traduit à l’aide de deepl.com)
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Sans la possibilité de défendre Jésus contre les insultes du mauvais larron, le bon larron aurait peut-être gardé le silence, sans se tourner vers Notre Seigneur pour obtenir Sa miséricorde. Hier comme aujourd'hui, Dieu se sert de la méchanceté des autres pour assurer le salut de ceux qui font appel à Sa miséricorde.
L'Évangile de saint Luc raconte l'histoire du bon larron, qui devrait être chère à chacun d'entre nous, pécheurs ayant grand besoin de la miséricorde de Dieu :
"Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant et lui présentant du vinaigre ; ils disaient : “Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même.” Il y avait encore au-dessus de sa tête une inscription portant, en caractères grecs, latins et hébraïques : “CELUI-CI EST LE ROI DES JUIFS.” Or, l’un des malfaiteurs pendus à la croix l’injuriait, disant : “Puisque tu es le Christ, sauve-toi toi-même et sauve-nous !” Mais l’autre le reprenait, en disant : “Ne crains-tu donc pas Dieu, toi non plus, condamné que tu es au même supplice ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais lui, il n’a rien fait de mal.” Et il dit à Jésus : “Seigneur, souvenez-vous de moi, quand vous serez parvenu dans votre royaume.” Jésus lui répondit : “Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis.” "(Lc 23,36-43)
"En relâchant un si grand coupable, en remettant à un pareil débiteur l’immense somme de ses dettes, le Dieu rédempteur a écrit la sécurité du genre humain. Il veut que le pardon d’un seul désespéré soit la consolation et l’espérance de tout le peuple, et qu’un don personnel devienne un bienfait public. C’est pourquoi il faut croire sans hésiter, que, si la conversion du bon Larron fut la gloire de sa foi, elle est aussi pour nous un gage d’espérance et une source de profits. L’immense bonté de notre Dieu accorde libéralement ce qu’il sait devoir être utile à tous. Si donc, plein de confiance dans une telle miséricorde, quelqu’un d’entre nous condamne sa vie passée, par une vie meilleure, et s’il met toute sa confiance en Jésus crucifié, lui aussi devient un bon larron qui s’ouvre le ciel." (p. 213)
"Il dit : "J'ai soif", et pourtant ils ne lui donnent même pas une goutte d'eau pour humecter ses lèvres ! C'est bien peu de choses que Dieu exige de vous pour satisfaire Son cœur divin, et vous lui refusez même ce peu de choses ! À quel moment Jésus dit-il : "J'ai soif" ? Au moment de mourir, plongé dans un abîme de souffrances, au moment de consommer son grand sacrifice pour notre rédemption ! À quel moment refusez-vous à Dieu le peu qu'il vous demande ? Au moment même où il vous comble de bienfaits de toutes sortes ! Oh, que votre ingratitude est grande ! D'où vient que Jésus dise : "J'ai soif" ? De la croix sur laquelle il dépérit depuis trois longues heures. La position même d'où il parle devrait suffire à vous émouvoir. À la vue d'un Dieu suspendu pour vous à une croix et vous implorant de corriger une faute, de rompre une mauvaise amitié ou de fuir une occasion de péché, pouvez-vous vous détourner, pouvez-vous lui refuser cette consolation ? Ah, réfléchissez au moins avant de prononcer un refus qui sera pour Lui une source de tant de souffrances !"
"Les unions civiles sont une autre question, et à ce sujet, j'ai dit à maintes reprises qu'il est juste que ces personnes qui font l'expérience du don de l'amour bénéficient des mêmes protections juridiques que les autres. Jésus a souvent rencontré et passé du temps avec des personnes qui vivaient en marge de la société, qui vivaient dans les périphéries existentielles, et c'est ce que l'Église devrait faire aujourd'hui avec les membres de la communauté LGBTQ+, qui sont souvent marginalisés au sein de l'Église : les faire se sentir chez eux, en particulier ceux qui ont été baptisés et qui font à tous égards partie du peuple de Dieu. Et ceux qui n'ont pas été baptisés et qui voudraient l'être, ou qui voudraient être parrains ou marraines : qu'ils soient accueillis, s'il vous plaît ; qu'ils suivent un chemin prudent de discernement personnel. Il est toutefois important de ne pas scandaliser et désorienter les fidèles".
"Je crois qu'il est essentiel aujourd'hui que nous abandonnions la rigidité du passé et que nous nous distancions d'une Église qui pointe le doigt pour condamner. C'est ce que j'ai voulu dire en écrivant au cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, le jour de sa nomination. Ces attitudes ont fait fuir les fidèles. Il est donc important de préserver et de promouvoir la foi en se plaçant près des gens, en laissant au placard les broderies, les froufrous et les manchettes en dentelle pour se concentrer sur le message chrétien de compassion et de proximité".
"Il est donc beaucoup plus grand, beaucoup plus glorieux pour le Larron, d’avoir reconnu le Seigneur dans un homme mourant du dernier supplice, que s’il avait cru en lui lorsqu’il opérait des miracles. Ainsi, ce n’est pas sans raison qu’il a mérité une si magnifique récompense". (p. 165-166)
"Mais, dites-vous, qu’a donc fait ce larron pour monter de la croix dans le ciel. Voulez-vous qu’en deux mots je vous dise ses mérites ? Pendant que Pierre niait en bas, il confessait en haut. N’oublions donc pas, je vous prie, ce bon larron ; ne rougissons pas de recevoir comme docteur, celui que Notre-Seigneur n’a pas rougi d’introduire le premier avec lui dans le Paradis". (p. 288)
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