Le Corps mystique du Christ doit être purgé des impuretés introduites par Vatican II par vistemboir2 2023-08-15 17:37:53 |
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Article de Robert Morrison paru le 14 août 2023 sur The Remnant sous le titre : The Mystical Body of Christ Must Purge the Impurities Introduced by Vatican II
(Traduit à l’aide de deepl.com, exceptés les extraits de Qui Pluribus (repris du site La Porte Latine) et les citations de Mgr Tissier de Mallerais (du site Isidore.co).
Dans son encyclique de 1846, Qui Pluribus, le bienheureux Pie IX a chargé les pasteurs de l'Église de protéger la pureté de la foi catholique :
"Le premier devoir de Votre charge est d’employer Votre force épiscopale à protéger et à défendre la foi catholique (…) ayez donc le soin le plus grand de défendre et de conserver cette foi selon Votre sollicitude pastorale, et ne cessez jamais d’en instruire tous ceux qui Vous sont confiés, de confirmer les esprits chancelants, de confondre les contradicteurs, de fortifier les faibles, ne dissimulant ou ne souffrant rien qui puisse paraître, le moins du monde, blesser la pureté de cette foi."
"L'intelligence, la connaissance et la sagesse doivent augmenter et croître puissamment en chacun et en tous, aussi bien en chaque homme qu'en l'Église, au cours du temps et des âges, mais elles ne croissent que dans leur propre espèce, c'est-à-dire dans le même dogme, dans le même sens et dans la même signification. In eodem dogmate, eodem sensu, eademque sententia".
"Le Concile se propose avant tout de juger à cette lumière les valeurs les plus prisées par nos contemporains et de les relier à leur source divine. Car ces valeurs, dans la mesure où elles procèdent du génie humain, qui est un don de Dieu, sont fort bonnes ; mais il n’est pas rare que la corruption du cœur humain les détourne de l’ordre requis : c’est pourquoi elles ont besoin d’être purifiées".
"Le problème des années 60 était d'acquérir le meilleur des valeurs tirées de deux siècles de culture 'libérale'. Il existe en effet des valeurs qui, bien que nées en dehors de l'Église, peuvent trouver leur place purifiée et corrigée dans sa vision du monde. C'est ce qui a été fait. (cité dans Si Si No No de janvier 1997)
"L'humanisme laïque et profane enfin est apparu dans sa terrible stature et a, en un certain sens, défié le Concile. La religion du Dieu qui s'est fait homme s'est rencontrée avec la religion (car c'en est une) de l'homme qui se fait Dieu. Qu'est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème ? Cela pouvait arriver ; mais cela n'a pas eu lieu (…) Et dans l'humanité, qu'a donc considéré cet auguste sénat, qui s'est mis à l'étudier sous la lumière de la divinité ? Il a considéré une fois encore l'éternel double visage de l'homme : sa misère et sa grandeur, son mal profond, indéniable, de soi inguérissable, et ce qu'il garde de bien, toujours marqué de beauté cachée et de souveraineté invincible. Mais il faut reconnaître que ce Concile, dans le jugement qu'il a porté sur l'homme, s'est arrêté bien plus à cet aspect heureux de l'homme qu'à son aspect malheureux. Son attitude a été nettement et volontairement optimiste. Un courant d'affection et d'admiration a débordé du Concile sur le monde humain moderne (…) [L]es valeurs [du monde moderne] été non seulement respectées, mais honorées ; ses efforts soutenus, ses aspirations purifiées et bénies."
"C’est une illusion de vouloir « décanter et purifier » ces idées du monde moderne. Les papes les ont condamnées purement et simplement (…) Non, les papes n’ont pas manqué de discernement. Ils ont condamné ces erreurs et ils ont bien fait ; ces erreurs sont condamnées et restent condamnées. Ces pseudo-valeurs, les papes les ont déclarées inassimilables par la doctrine catholique. Prétendre que ces papes n’ont pas su faire la distinction, assurer que la condamnation des « valeurs » libérales est par conséquent un malentendu, c’est une impiété envers ces papes, c’est une injustice, c’est un mensonge. Les papes ont fait leur devoir, avec l’assistance du Saint-Esprit ; ils ont énergiquement exclu toute tentative de conciliation entre l’Église et les principes de la révolution, ils ont été d’authentiques témoins de la Tradition, d’une Tradition vivante parce que combattante."
"Retenons la leçon : la Tradition est vivante lorsqu’on transmet fidèlement le dépôt de la foi, et elle est transmise fidèlement. (…) [A]u contraire, elle meurt par stérilité là où l’on a interrompu la transmission (...) Le néomodernisme a tué la Tradition parce qu’il ne l’a pas transmise (…) [Il] l’a falsifiée, l’a adultérée, la désarmant face à l’erreur pour la marier à l’erreur. (…) C’est la grâce insigne qu’eut Mgr Lefebvre, de transmettre « combattivement » ce qu’il avait reçu, comme on l’a gravé sur sa tombe, à Écône, selon les paroles de saint Paul (1 Co 11,23) : « Tradidi quod et accepi – j’ai transmis ce que j’ai moi-même reçu. » Pour le transmettre fidèlement, quel combat n’eut-il pas à mener ! Quel « combat de la foi » comme celui de saint Paul ! (...) Voilà, chers amis, la Tradition combattante, qui assure par son combat les conditions mêmes de sa transmission intègre et de sa vitalité (…) Cela se réalise spécialement dans la sainte messe de toujours qui n’a besoin ni de permission ni d’indult pour subsister et féconder la vie chrétienne".
"Au milieu donc de ces grandes vicissitudes de la religion, des événements et des temps, vivement préoccupé du salut de tout le troupeau divinement confié à Nos soins, dans l’accomplissement de la charge de Notre ministère apostolique, soyez assurés que Nous n’omettrons ni tentatives, ni efforts pour assurer le bien spirituel de la famille entière des chrétiens. Nous venons cependant exciter aussi dans le Seigneur toute l’ardeur de Votre piété, déjà si remarquable, toute Votre vertu et toute Votre prudence. Comme Nous, appuyés sur le secours d’en haut, défendez avec Nous et valeureusement, Vénérables Frères, la cause de l’Église, fermes au poste qui Vous est confié, et soutenant la dignité qui Vous distingue. Vous comprenez que le combat sera rude, car Vous n’ignorez point le nombre et la profondeur des blessures qui accablent l’Épouse Immaculée de Jésus Christ, et quelles dévastations terribles ses ennemis acharnés lui font éprouver (…) Le premier devoir de Votre charge est d’employer Votre force épiscopale à protéger et à défendre la foi catholique, à veiller avec le soin le plus extrême à ce que le troupeau qui Vous est confié demeure ferme et inébranlable dans la fois, sans la conservation entière et inviolable de laquelle il périrait certainement pour l’éternité."
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