Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde 2023-07-19 00:23:55 |
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HUITIEME CONFÉRENCE : LE SACRIFICE CHRÉTIEN, MOYEN DE RÉDEMPTION
Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus.
Ma chair est véritablement une nourriture, et Mon sang est véritablement un breuvage. (Jean, I, 56.)
II
Jésus-Christ, inaccessible à nos sens et dans son état glorieux n'est sujet ni à la mort, ni à aucune altération ; en conséquence il ne peut plus se constituer victime. Pourtant, il est de l'essence du sacrifice, que la victime soit visible, qu'elle soit détruite ou altérée, et il était autrefois d'usage que l'homme pût s'en nourrir afin de participer à la sanctification qu'elle avait reçue.
Mais Jésus-Christ ne saurait s'offrir sur l'autel avec Ses traits naturels et sous Sa forme humaine, et pour
cette raison les Juifs, interprétant les divines paroles dans un sens grossier et charnel, disaient : «Pourrions-nous manger la chair d'un homme, et un homme peut-il nous donner réellement sa chair à manger ? Quomodo potest hic nobis carnem suam dare ad manducandum ?
Jésus-Christ a donc trouvé le moyen de s'offrir sous un mode incompréhensible et tout nouveau. Il a fondé son sacerdoce éternel, non pas selon l'ordre d'Aaron, mais selon l'ordre de Melchisédech.
Et de même que ce personnage mystérieux alla au-devant d'Abraham vainqueur, afin de lui offrir le pain et le vin, ainsi JésusChrist a choisi le pain et le vin pour être non seulement la matière, mais le terme de Son sacrifice nouveau. Jésus-Christ n'apparaît donc pas sur l'autel sous Sa forme et sous Ses espèces propres, mais sous les espèces du pain et du vin.
«Le sacrifice de la messe», dit saint Augustin, «se compose de deux éléments : des apparences visibles de la substance détruite, et de Jésus-Christ réellement présent dans l'intégrité de Sa chair et de Son sang».
De même que dans les anciens sacrifices, il y avait une partie de la victime détruite, et que l'autre partie était réservée à l'homme pour ses usages ; ainsi à l'autel, ce qui est détruit, c'est la substance matérielle du pain ; ce qui est réservé, ce sont les accidents, la forme du pain, son parfum, sa couleur, sa saveur ; toutes les qualités du pain, non substantielles, qui restent visibles et permanentes.
Jésus-Christ, subsistant sous leur voile mystique, devient pain Lui-même, suivant cette parole : Ego sum panis vivus. Par un prodige incompréhensible de Sa puissance et de Son amour, Il se rend mangeable, susceptible de se convertir en notre substance, et Il est réellement notre pain céleste et notre nourriture quotidienne. Ce qui n'est pas moins admirable, c'est que Jésus-Christ, réduit à l'état de victime, trouve le moyen de nous instruire, et de nous offrir dans Sa vie eucharistique l'exemple de toutes les vertus.
Jésus-Christ dans Sa vie sacramentelle, nous manifeste une sagesse supérieure et d'un ordre tout nouveau, sagesse qui n'estime et ne goûte que ce qui a rapport à la gloire de Dieu, à Son service, au salut et à la sanctification des âmes.
L'esprit dont Jésus-Christ est animé dans Son état sacramentel, est un esprit dégagé de toutes vues naturelles et humaines, à mille lieues de nos prudences mondaines qui s'estiment judicieuses parce qu'elles savent ordonner leurs moyens pour s'élever aux honneurs, conduire leur fortune et écarter les obstacles qui s'opposent à leur fin grossière et intéressée.
Les vertus dont Jésus-Christ nous donne l'exemple, sont des vertus solides, qui ne consistent pas dans de
simples désirs, mais qui se manifestent efficacement et par des fruits. Ainsi Il nous donne d'admirables exemples d'humilité.
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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