Du Card. Bea à la synodalité : Obscurcir le Corps mystique du Christ pour préparer celui de l'Antéchrist par vistemboir2 2023-07-05 14:55:21 |
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Article de Robert Morrison paru le 4 juillet 2023 sur The Remnant sous le titre : From Cardinal Bea to Synodality: Obscuring the Mystical Body of Christ to Prepare the Mystical Body of the Antichrist.
(Traduit à l’aide de deepl.com)
Bien que la compétition pour les déclarations les plus hérétiques et les plus dangereuses soit féroce dans le nouveau document du Synode sur la synodalité, Instrumentum Laboris, le paragraphe 20 offre ce candidat de tête :
"(…) une Église synodale est fondée sur la reconnaissance de la dignité commune qui découle du Baptême, lequel fait de ceux qui le reçoivent des fils et des filles de Dieu, des membres de sa famille, et donc des frères et des sœurs en Christ. Habités par l'unique Esprit, ils et elles sont envoyés pour accomplir une mission commune". [En gras dans le texte].
"Le Père Congar, de sainte mémoire, rappelait : « Il ne faut pas construire une autre Église, il faut construire une Église différente » (Vraie et fausse réforme dans l'Église). Et c’est là le défi. Pour une “Église différente”, ouverte à la nouveauté que Dieu veut lui suggérer, invoquons l'Esprit plus souvent et avec plus de force et écoutons-le humblement, en marchant ensemble, comme il le désire, lui le créateur de la communion et de la mission, c’est-à-dire avec docilité et courage."
"Parce que la religion [de Satan] sera la fraternité sans la paternité de Dieu, il trompera même les élus. Il mettra en place une contre-Église qui sera le singe de l'Église, parce que lui, le Diable, est le singe de Dieu. Elle aura toutes les notes et les caractéristiques de l'Église, mais à l'envers et vidée de son contenu divin. Ce sera un corps mystique de l'Antéchrist qui ressemblera extérieurement au corps mystique du Christ. (Monseigneur Fulton Sheen, Communism and the Conscience of the West)
"Ces dernières années, a-t-on dit, le cardinal Augustin Bea, S.J., président du Secrétariat du Conseil pour la promotion de l'unité des chrétiens, a insisté sur l'enseignement selon lequel tous les chrétiens non catholiques qui sont validement baptisés sont d'une certaine manière membres du Corps mystique, bien qu'ils ne participent pas à la plénitude des grâces de Dieu puisqu'ils ne sont pas formellement membres de l'Église catholique". (p. 104)
"Au sens plein de l'expression, seuls font partie des membres de l'Eglise ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d'autre part, ne se sont pas pour leur malheur séparés de l'ensemble du Corps, ou n'en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l'autorité légitime. . . . Par conséquent, comme dans l'assemblée véritable des fidèles il n'y a qu'un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu'une seule foi ; et celui qui refuse d'écouter l'Église doit être considéré, d'après l'ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain. Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi ou de gouvernement ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin."
"Hofer estimait que cette déclaration, bien que solidement fondée sur les principes de la christologie, ne prenait pas en considération la nouvelle attribution du Christ ressuscité glorifié, dans laquelle l'Esprit Saint est actif pour assembler le corps de l'Église. Il recherchait une inclusivité qui n'avait pas encore été abordée par l'autorité magistérielle". (p. 139)<P>
Bien sûr, l'autorité magistérielle de l'Église avait abordé la question de l'inclusivité. Ce que Hofer voulait, c'était un réexamen des principes énoncés au paragraphe 22 de Mystici Corporis Christi. Selon le récit du Père Vereb, Hofer a convaincu le Père Augustin Bea d'entreprendre la tâche d'essayer de faire reconsidérer par l'Église ce qui semblait si certain avec Pie XII :
"Hofer a approfondi ses connaissances alors qu'il était au service de la Conférence épiscopale de Fulda en tant que membre de la Commission mixte sur les affaires Una Sancta. C'est là qu'il exprima pour la première fois ses réserves concernant le paragraphe. Il emporta avec lui à Rome la recherche d'une réponse à cette lacune, qu'il présenta au Père Bea au Biblicum. Il déclara plus tard que c'était lui qui avait fait du cardinal Bea un œcuméniste. C'est en continuant à discuter de ce sujet avec Bea qu'il y est parvenu. Bea, l'érudit, n'a jamais oublié la question ni son importance. (p. 139)
"L'exigence première de toute activité œcuménique est que nous ayons une connaissance précise des [non-catholiques], une admiration sincère et un amour chrétien authentique. C'est pourquoi les Souverains Pontifes, à commencer par Léon XIII, ont montré à maintes reprises quelles 'traces du Christ et quels dons de l'Esprit Saint' se trouvent chez nos frères non-catholiques, et ce en raison de leur baptême lui-même et des grâces qui découlent du baptême. Or, quiconque attaque cette façon d'agir s'en prend automatiquement aux Souverains Pontifes, de Léon XIII à Paul VI".
"Hofer avait averti Bea dans les années 1950 de l'ambiguïté du paragraphe 22 de Mystici Corporis Christi. Bea n'a pas démoli l'image de Mystici Corporis Christi mais l'a développée en se référant aux textes bibliques pauliniens (…) Par ses efforts, il a contribué à ouvrir la voie à une référence nouvelle et inclusive à l'Église en tant que 'Peuple de Dieu' ".
"À cette unité catholique du Peuple de Dieu qui préfigure et promeut la paix universelle, tous les hommes sont appelés ; à cette unité appartiennent sous diverses formes ou sont ordonnés, et les fidèles catholiques et ceux qui, par ailleurs, ont foi dans le Christ, et finalement tous les hommes sans exception que la grâce de Dieu appelle au salut".
"Le Peuple de Dieu s’est mis en route depuis que le Pape François a convoqué toute l'Église en Synode en octobre 2021."
"Tous les documents finaux des Assemblées continentales soulignent l'étroite relation entre la synodalité et l'œcuménisme, et certains y consacrent des chapitres entiers. En effet, tant la synodalité que l'œcuménisme sont enracinés dans la dignité baptismale de tout le Peuple de Dieu".
"Bea écrivait en 1959 que le rôle de l'Église locale et la responsabilité de son évêque devaient être le tout premier point à aborder lors du Concile". (p. 210)
"Pour montrer l'importance de cette doctrine d'un point de vue œcuménique, il suffit de mentionner la place qu'occupait l'épiscopat dans l'Orient chrétien et le rôle joué par l'alliance du diocèse avec les patriarcats et les Églises autocéphales. En outre, si l'on considère à quel point la primauté du Pape est souvent assimilée à la centralisation la plus extrême dans la pensée des chrétiens non catholiques, on comprendra aussi l'importance pour le concept d'unité que le Concile Vatican II ait clairement et solennellement proclamé la doctrine selon laquelle c'est l'assemblée des évêques de toute l'Église catholique, avec à sa tête le successeur de saint Pierre, qui représente la plus haute autorité au sein de l'Église". (p. 41)
"Ni la nature ni le nom ne changent - il s'agit toujours du Synode des évêques - mais la composition des participants à l'Assemblée générale d'octobre 2023 au Vatican sur le thème de la synodalité est appelée à changer, puisqu'un groupe important de membres "non évêques" y participera également. Ces 70 personnes comprendront des laïcs nommés directement par le pape, dont 50 % de femmes et plusieurs jeunes. Ces 70 personnes auront le droit de vote à l'Assemblée, qui comptera environ 370 membres votants sur un total de plus de 400 participants".
"Une autre doctrine qui a, pour ainsi dire, attendu une clarification pendant des siècles est celle qui concerne la position des laïcs dans l'Église.... Pour donner à ce sujet l'attention qu'il mérite, le Concile, dans le chapitre de la constitution sur l'Église qui traite du Peuple de Dieu, a tout d'abord accordé la même dignité et la même position à tous les membres de l'Église et les a appelés à leur vocation à la sainteté et à la mission apostolique par le biais du sacerdoce commun". (La paix entre les chrétiens, p. 42)
"La dignité baptismale est facilement liée à un sacerdoce commun comme racine des ministères baptismaux, et la relation nécessaire entre le sacerdoce commun et le sacerdoce ministériel est réaffirmée puisqu'ils sont 'liés', chacun 'à sa manière' étant une 'participation à l'unique sacerdoce du Christ' (LG 10)".
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