Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde 2023-04-15 00:33:03 |
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DEUXIEME CONFÉRENCE
DE LA PERSÉCUTION DE L’ANTÉCHRIST ET DE LA CONVERSION DES JUIFS
Et tunc revelabitur ille iniquus, quem Dominus Jesus interficiet spiritu oris sui, et destruet illustratione adventus sui.
Cette croyance à la résurrection n'était pas seulement pour les saints de l'Ancien Testament un symbole et une doctrine spéculative, elle était leur foi fondamentale exprimée dans les merveilles et dans les œuvres de leur vie.
Les institutions qu'ils nous ont laissées en sont la représentation et la figure. «Le premier de tous, dit saint Jérôme, est Abel, dont lesang qui crie au Seigneur, témoigne de son espérance de la résurrection des corps. Ensuite, vient Hénoch enlevé, afin qu'il ne vît pas la mort : il est le type et l'image de la résurrection.
Troisièmement Sara, dont le sein stérile et épuisé par la vieillesse conçoit et met au monde un fils, nous donne l'espérance de la résurrection. Quatrièmement, Jacob et Joseph, en recommandant que l'on recueille et que l'on ensevelisse avec honneur leurs os, manifestent leur foi à la résurrection.
Cinquièmement, la verge desséchée d'Aaron qui bourgeonnait et donnait des fruits, et la verge de Moïse, qui sur le commandement de Dieu s'animait et devenait un serpent, nous offrent l'ombre et l'esquisse de la résurrection.
Enfin Moïse, qui bénissait Ruben et disait que Ruben vive et ne meure pas, lorsque Ruben depuis longtemps était décédé de cette vie, ne témoigne-t-il pas qu'il lui souhaitait la résurrection et l'éternelle Vie ?» (S. Jérom. Epiph. contra Samaritanos)
Et si l'on ne voulait voir dans ces interprétations diverses que des allégories et des interprétations mystiques, nous terminerions cette énumération par les paroles précises de Daniel, et celles-ci ne laissent aucun doute, sur la foi universelle et constante de l'Ancien Testament à la résurrection future (Dan., XII) : «
Voilà dit-il, que la multitude de ceux qui dorment dans la poussière de la terre s'éveilleront les uns pour la Vie éternelle, les autres pour l'opprobre».
Cette vérité, affirmée par les Écritures, est proclamée non moins hautement par la raison et la philosophie chrétienne. La philosophie embrasse dans son vaste champ tout ce qui touche à la nature de Dieu, à la nature de l'homme et à celle du monde.
Or, le dogme de la résurrection ressort des notions que nous donne la philosophie sur ces trois objets, sur lesquels s'étend son domaine et s'exercent ses investigations.
Premièrement, le dogme de la résurrection ressort des notions que nous donne la philosophie sur la nature de Dieu. Dieu, nous apprend la philosophie chrétienne, est la cause efficiente, exemplaire et finale de tous les êtres qui sont dans le monde.
Les ayant créés librement, avec une souveraineté et une indépendance absolues, Il les a tous marqués, plus ou moins, du caractère de sa ressemblance et de ses infinies perfections.
Toutefois, le corps humain, composé de Ses propres mains, animé de Son souffle, est le résumé de Ses merveilles, le chef-d’œuvre de Sa sagesse et de Sa divine bonté.
Par la beauté et l'élégance de sa structure, par la noblesse de son port, les splendeurs qui l’illuminent, le corps de l'homme l'emporte dans des proportions infinies sur tous les êtres matériels sortis des mains de Dieu.
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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