PREMIÈRE CONFÉRENCE
DE LA FIN DU MONDE.
DES SIGNES DONT ELLE SERA PRÉCÉDÉE ET DES CIRCONSTANCES QUI L’ACCOMPAGNERONT.
Veniet dies Domini sicut fur, in quo cœli magno impetu transient.
Ainsi, le centre de l’Asie, les montagnes du Tibet ont jusqu’ici défié les tentatives de nos plus intrépides missionnaires. Le Nil nous cache encore ses sources comme au temps de l’empire romain. Personne n’a pu jusqu’ici nous renseigner d’une manière exacte sur les usages, l’état religieux et social des populations de l’Afrique équatoriale, malgré les grands lacs et les hauts plateaux récemment découverts où naguère on ne soupçonnait que des sables et des déserts.
L’Angleterre et d’autres nations ont fondé des stations coloniales sur les côtes de l’Océanie, mais l’intérieur de ces vastes continents reste à explorer. Il est évident que l’Évangile n’a pas encore été offert en témoignage à toutes les nations !
Peut-on même dire qu’à l’heure présente il ait été prêché avec assez d’éclat, et de manière à rendre inexcusables ceux qui auront refusé de lui obéir sur la plus grande partie de la terre, dans toutes les provinces de l’Inde, de la Chine, dans laplupart des archipels ? Que serait-ce que vingt, que cent, que mille prêtres, si l’on veut, pour évangéliser un pays
comme la France, y implanter la connaissance de nos divins mystères, y entretenir le feu de la charité ?
Or la Chine seule, vu son immense population, est bien loin de la comparaison que nous venons d’établir. Parmi les trois cent quarante millions d’habitants que compte ce vaste empire, le plus grand nombre, ou n’a jamais entendu parler de notre religion, ou n’en a qu’une idée vague et incomplète : ils vivent et meurent sans avoir jamais rencontré un prêtre.
L’Afrique, si l’on en excepte les provinces du nord, ne compte que cinq ou six résidences de missionnaires sur des côtes de plus de deux mille lieues d’étendue (L’abbé Soulié, La Fin du Monde, V. Palmé, 1872).
A chaque page des annales de la Propagation de la foi, on retrouve ces douloureux accents qui s’échappent du cœur des apôtres :
«Priez donc le maître de la moisson qu’il envoie des ouvriers pour recueillir ces immenses récoltes» (Luc, x, 2).
Or, il est écrit qu’à la fin des temps l’Évangile aura été donné en témoignage à toutes les nations.
«Tous les peuples, s’écrie David, tous les peuples jusqu’aux extrémités de la terre, se ressouviendront du Seigneur et retourneront à lui, car c’est au Seigneur qu’appartient l’empire, et il gouvernera les nations» (Ps. XXI).
Plus loin David dit encore : «Sa domination s’étendra depuis une mer jusqu’à l’autre et depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre ; les habitants de l’Éthiopie se prosterneront devant lui : les rois d’Arabie et de Saba lui apporteront leurs dons» (Ps. LXXI).
Le Seigneur s’adresse ensuite à l’Église par Isaïe : « Étends l’enceinte de tes pavillons, développe les voiles de tes tentes, n’épargne rien, allonge tes cordages, affermis tes pieux. Car tu pénétreras à droite et à gauche, ta postérité héritera des nations et tu rempliras les villes de la terre» (Isaïe, LXIV, 2, 3, 4).
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde