l’abbé Thierry Laurent a tenu une messe dans l’église Saint-Roch à Paris.
"Tenu une messe" (lire : célébré)
Une célébration devant une quarantaine de personnes « pour le repos de l’âme » de l’essayiste et nationaliste Charles Maurras, mort il y a 70 ans.
« pour le repos de l’âme » : appréciez les guillemets !..
Un véritable problème : les journalistes ignorent totalement cette dimension, de prier pour l'âme d'un défunt. Pour eux, on "fait" une Messe "en l'honneur de" ou en souvenir du défunt.
D'où de tels contresens.
Cela dit, il est vrai qu'il y a un double problème :
- c'est vrai qu'il faut être prudent dans l'éloge d'une personne trop "marquée" ;
- mais (dans les limites de la prudence)
un prêtre catholique a le droit de prier pour qui il veut (sauf de prier publiquement - annonçant l'intention - pour un excommunié ou autre personne interdite d'obsèques à l'église, voir ci-après ; ). Il n'a pas à demander une autorisation à quelque politicien ou journaliste que ce soit.
Là
il y a un problème, il faut catéchiser les gens à ce sujet.Annexe :
Can. 1184 – § 1. Doivent être privés des funérailles ecclésiastiques, à moins qu’ils n’aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort : 1 les apostats, hérétiques et schismatiques notoires ; 2 les personnes qui auraient choisi l’incinération de leur propre corps pour des raisons contraires à la foi chrétienne ; 3 les autres pécheurs manifestes, auxquels les funérailles ecclésiastiques ne peuvent être accordées sans scandale public des fidèles.
§ 2. Si quelque doute surgit, l’Ordinaire du lieu, au jugement duquel il faudra s’en tenir, sera consulté.
Can. 1185 –
Toute messe d’obsèques doit être aussi refusée à la personne exclue des funérailles ecclésiastiques. (par analogie, on ne célèbrera pas non plus une Messe en annonçant : pour tel hérétique notoire ; mais le prêtre peut célébrer à cette intention, sans le claironner.)