Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde 2022-10-30 22:08:53 |
|
Imprimer |
CHAPITRE XXII
Les illustres esclaves de l'auguste Mère de Dieu
Il est bon de dire ici en l'honneur de saint Joseph, époux de la Vierge des vierges, et nous écrivons ceci le jour de sa fête ; que cette sainte âme assurait que Notre-Seigneur accordait ce qu'on lui demandait, lorsqu'on le priait par ce saint, et qu'on lui représentait les services qu'il lui avait rendus.
Le P. Vincent Caraffe, septième général de la Compagnie de Jésus, qui, pour marque de sa sainte servitude, portait au pied un cercle de fer, et disait que sa douleur était de n'en pouvoir traîner publiquement la chaîne.
Il mourut en haute opinion de sainteté le 8 juin 1643. Il était si ennemi du monde et de ce que le monde estime, qu'il aima mieux s'exposer à coucher dans une solitude où il n'y avait aucune maison, que de rester une seule nuit chez une princesse, sa parente.
Il avait coutume de dire, lorsqu'il avait été obligé de se trouver dans le palais des grands : Chassons le mauvais air ; et il se mettait en prières pour en être délivré. Étant de l'illustre maison des Caraffe, il prenait plaisir à dire qu'il était le fils d'un pauvre homme, entendant son père nourricier.
Il avait un amour admirable pour le mépris, ce qui l'incitait à aller dans les grandes places de Naples, monté sur un âne, pour se rendre ridicule ; ce qui aigrit une fois si fortement un seigneur de sa famille, qu'il descendit de sa chambre avec un bâton pour le frapper, s'imaginant qu'il y allait de son honneur de ne pas souffrir que ce saint homme, qui était son proche parent, s'exposât de la sorte à la raillerie de toute une populace, et aux mépris des personnes de condition.
Il était si simple en sa manière d'habit, que, tout général qu'il était, il portait sa soutane fort courte, comme les frères coadjuteurs de la Compagnie.
Je sais une princesse qui, l'ayant vu plusieurs fois à Rome, avait remarqué cette particularité avec étonnement. Il avait un zèle indicible pour la pauvreté.
Et même, étant général, il ne pouvait souffrir aucun tableau considérable en sa chambre : son inclination pour la sainte abjection le portait à aller laver les plats, et faire les fonctions les plus basses et les plus viles de la maison.
Sa seule vue marquait sa sainteté ; et un homme s'est trouvé guéri miraculeusement, ayant été pressé intérieurement de demander sa santé à Dieu par les mérites du P. Vincent Caraffe, qui vivait encore ; la seule vue qu'il en avait eue une fois dans une église lui ayant laissé une telle estime, qu'il était persuadé que c'était un saint.
Enfin sa charité l'a fait mourir, ayant gagné la maladie dont il mourut dans le service des pauvres. C'est ainsi que la souveraine du ciel prend soin de ses fidèles esclaves, lorsqu'ils se laissent conduire par les mouvements de la grâce, quelle leur impètre de son Fils bien-aimé.
Il serait bien difficile de rapporter ici toutes les personnes illustres qui ont mis le haut point de leur gloire dans l'esclavage de cette grande reine du ciel.
Il suffira de dire qu'elle a été reçue avec respect, pratiquée avec zèle par de très grands saints, et par les premières personnes de l'Église et de l'état séculier.
Plusieurs cardinaux, archevêques, évêques, abbés, abbesses, et quantité de monastères tout entiers ont tenu à grand honneur de porter les chaines qui les attachaient à une si auguste princesse.
Plusieurs rois, reines, princes, princesses, ducs, marquis, comtes, barons, et autres seigneurs se sont engagés heureusement dans ses fers, et se sont attachés à ses chaines, se rendant esclaves de celle qui est la Mère de celui en qui seul on trouve une véritable liberté.
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|