Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde 2022-10-29 20:38:23 |
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CHAPITRE XXII
Les illustres esclaves de l'auguste Mère de Dieu
Le P. Paul Joseph Dariage de la Compagnie de Jésus, qui se nommait toujours l'esclave de Marie, et portait sur son cur l'écrit par lequel il s'était consacré à elle, et s'était obligé à lui payer son tribut tous les ans, tous les mois, toutes les semaines, tous les jours et toutes les heures.
C'était un homme fort fervent et fort zélé, qui mourut embrassant son crucifix sans aucune maladie, le 6 de septembre, l'an 1622.
Le P. Simon de Roias, de l'ordre de la Sainte-Trinité, prédicateur du roi catholique Philippe III, et confesseur de la reine Marguerite, sa femme, pour rendre cette dévotion universelle en érigea des associations dans toute l'Espagne.
Il mourut le 29 de septembre 1624 et fut honoré comme un saint de tout le clergé d'Espagne. Nous en avons parlé ci-dessus, et sa rare dévotion, et le zèle incroyable qu'il a fait paraître pour la gloire de la très sainte Mère de Dieu, méritent que toute la postérité en parle avec respect, et que sa mémoire soit en bénédiction ès siècles des siècles.
Catherine de Herrera, dame de haute qualité, qui s'étant rangée au tiers ordre de saint Dominique, établit l'esclavage parmi toutes les personnes de condition, et leur fit choisir la fête de l'Annonciation pour payer solennellement leur tribut par un dîner magnifique, qu'elles donnaient aux pauvres. Elle mourut le 25 décembre, environ l'an 1630.
La mère Agnès de Jésus, de l'ordre du glorieux patriarche saint Dominique, décéda à Langeac, le 19 d'octobre 1634, admirable en la conversation familière qu'elle a eue avec Notre-Seigneur, la très sacrée Vierge, les bons anges et particulièrement son saint ange gardien, et avec plusieurs saints et saintes du ciel
Et dans la soif insatiable qu'elle a toujours portée des souffrances, n'étant jamais rassasiée de croix, quoiqu'elle en souffrît des plus rudes, ayant été un prodige de sainteté en notre siècle, et l'une des plus illustres esclaves de la reine du ciel, environ l'âge de sept ans, elle se donna en qualité d'esclave à cette auguste souveraine, en ayant reçu un commandement exprès par une voix du ciel qui lui dit :
« Rends-toi esclave de la sainte Vierge, et elle te protégera de tes ennemis, » et ce qui est bien remarquable, c'est qu'alors la dévotion de l'esclavage n'était pas connue dans le lieu où elle demeurait.
Aussitôt qu'elle fut retournée à la maison de son père, elle chercha une chaîne de fer, que la Providence lui fit rencontrer incontinent selon son souhait, et elle se la mit sur la chair au tour des reins pour témoignage de sa servitude.
Plusieurs bonnes âmes, dit l'histoire de sa Vie, ont été émues par son exemple à vouloir être au nombre des esclaves de la Mère de Dieu, dans la confrérie qui en est établie en la célèbre église de Notre-Dame du Puy.
L'une des plus chères pratiques de cette grande chère âme a été de renouveler souvent jusqu'à la mort cette heureuse donation de soi-même à la Mère de Dieu.
Dans cette vue en la charge de supérieure de son couvent, elle ne s'y regardait que comme la vicaire de la sainte Vierge.
Cette souveraine du ciel, pour marque de l'agrément qu'elle a pour cette dévotion, lui mit un jour une chaîne d'or au cou, lui disant :
« Je te reçois encore pour mon esclave : » et comme un jour de l'Assomption elle renouvelait encore cette offrande, la très sacrée Vierge se fit voir à elle avec sainte Cécile, et lui dit :
« Je te reçois encore une fois pour mon esclave » puis sainte Cécile prenant la parole : « Toutes les personnes, lui dit-elle, qui se rendront ainsi esclaves de la très sainte Vierge, jouiront dans le ciel d'une grande liberté. »
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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