Jean-Paul II a-t-il jamais posé en jogging ? par JVJ 2022-09-16 09:01:23 |
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En m'écrivant de manière aussi amicale, vous risquez de vous compromettre moralement. Vous l'étiez déjà aux yeux de certains en ayant collaboré à une Université de la République en parfaite communion avec les papes.
J'ai posté la semaine dernière des photos de Jean-Paul II au ski et je connaissais la piscine, qui a scandalisé les conservateurs de la curie des années 80.
Poser devant un fond gris pour Die Zeit, qui n'est pas l'Osservatore romano allemand, est un engagement digne du sacrifice demandé aux cardinaux. Le cardinal Burke en marcel la prochaine fois pour medium-press citron ?
A-t-on jamais vu Ratzinger place St-Pierre autrement qu'en soutane et douillette au petit matin ? Il m'a été donné de le voir ainsi deux fois, c'était magnifique. J'aurais voulu lui embrasser les pieds. A cette époque, il était vomi de presque tout l'épiscopat français et on l'affublait du surnom militaire que vous savez.
Ratzinger se grimait peut-être pour courir le long du Tibre encore plus tôt...
Du rouge sur le cardinal Muller, je ne vois aucune trace du sang versé, mais une grosse trace sur la joue de la taloche donnée par François quand il l'a débarqué. On se souvient des cris cardinalices.
Muller et Sarah n'avaient qu'à l'ouvrir quand ils étaient aux plus hautes manettes, et surtout, agir.
Le directoire sur les vêtements des prêtres pondu à quelques heures de la renonciation de Benoît XVI : qui en a vérifié la lecture et l'application ?
Il est beau de l'ouvrir après coup. Mgr Gaidon a écrit dans sa retraite un livre poignant sur toutes ses lâchetés et ses nombreux regrets. Je le respecte, mais un successeur des apôtres (grosse blague poétique que des cardinaux du XIVe s. réfutaient en prétendant être, eux, les vrais successeurs autour de Pierre !) doit aussi l'ouvrir, sinon les pierres...
Le Père Wintzer l'ouvre, lui. Souhaitons-lui le même succès que le P. Rouet et que le P. Dagens qui est académicien comme je suis marathonien.
Quand le collège cardinalice est aussi pléthorique, la voix d'un seul cardinal (ou même de quatre) ne pèse plus rien.
L'Eglise d'autrefois a débarqué un cardinal pour délit de pensée politique avec l'AF.
François n'a que faire des textes émis par quatre ou cinq cardinaux par des canaux sans aucun rayonnement qu'internet. Comme dirait Chirac, cela lui...
Rares sont les vicaires généraux qui ont souhaité ne plus servir leur évêque, pour incompatibilité d'humeur. J'en connais un, qui est aujourd'hui évêque (et un grand évêque) et qui ne voulut plus servir un autoritaire qui fut votre collègue. Les places sont tellement rares et bonnes...
Je préfère un Villiers en 81 qui démissionne, le seul du corps préfectoral, pour ne pas servir le nouveau régime socialo-communiste (Philippe sera UDF, le parti de S. Veil et de Giscard, comme quoi nous avons tous nos contradictions, moi le premier), que tous les magistrats qui, à l'exception d'un seul, ont fait allégeance à Vichy, avant de basculer comme un seul homme à de Gaulle en 1944 pour juger les collaborateurs...
Combien de prêtres ont le courage de ne pas entrer dans la démarche synodale et de critiquer le pape ? Et combien d'évêques ? Alors que la chose était permise sous les deux prédécesseurs.
Vous avez noté comme moi le retournement de veste d'Yves Chiron, qui espère sans doute être le premier cardinal laïc du XXIe siècle.
Le P. Armogathe a eu ce courage que de foncer dans le chou du corps épiscopal. Mgr de Reims, son ancien élève, a démissionné d'une illustre académie catholique totalement aphone, mais n'en demeure pas moins membre du comité éditorial de Communio. Pour ma part, j'ai résilié mon abonnement avec le dernier numéro élogieux sur la démarche synodale qui suivait un autre sur la théologie de François avant qu'il ne soit pas pape, ce qui ne m'empêchera pas de dîner prochainement avec tel ou tel. J'ai longtemps pensé que Communio était le pendant vaguement conservateur des herméneutes de la continuité.
A l'ordination du Père Guéneley, j'étais dans le transept sud au premier rang. J'ai vu descendre en rappel du triforium un abruti, sous les regards mouillés du corps épiscopal et des prêtres, sans parler des mamies. Il s'agissait, durant la procession des offrandes, avec la miche de pain et le raison habituel, de faire une lourde allusion à l'immense alpiniste du nouveau pontife. Et des chaussures à crampon furent déposées en offrande eucharistique devant l'autel conciliaire. C'était du grand art et savamment pensé.
J'ai vu aussi, à la présentation du diocèse, trois grands panneaux dont j'ai souvent parlé : De Gaulle (pourquoi pas, mais c'est secondaire du point de vue chrétien), Diderot et Louise Michel. Je le jure !
J'ai tout de suite compris qui avait manipulé la chose, les socialistes du diocèse dont un diacre agrégé d'histoire de mes amis.
Le Père Guéneley a surtout escaladé les escaliers de Salins et de Notre-Dame du Mont-Roland. Mais il fallait montrer que la calvitie et un cursus académique médiocre cachaient un immense athlète de Dieu plein de sèves. On allait voir ce qu'on allait voir.
La posture sportive du cardinal en jogging en dit beaucoup sur le degré de compromission avec la presse qui vous promet un article original.
On sait combien la télévision adore manipuler les gens qu'elles interrogent pour monter son reportage. Je connais une dame, au moins et plutôt agréable à l'oeil, qui refuse de parler à France 3 machin sous prétexte qu'on lui demande (exige) un rendez-vous. Elle délègue même sa chef pour Des racines et des ailes ou l'ami Stéphane Bern, car passer à la télévision flatte l'ego de ceux qui se regardent trop souvent dans la glace. Et la dame, toute mince, n'a pas de jogging. Je pourrais aussi me lancer sur certaines personnes du beau sexe, sémaphores jouissantes du micro, qui nous imposent un jean sous pression et un corsage sans apprêt prêt à nous envoyer les boutons à la figure en cas de faux mouvement...
Le texte du cardinal Muller vous fait plaisir dans son copier-coller viganesque, mais sera-t-il lu en diagonales dans les archevêchés moelleux de Paris, Poitiers, Bordeaux et Rouen ? Le théologien méditerranéen, nouvellement cardinal, en fera-t-il l'objet de son oraison ? Je propose d'appeler son futur programme maritime, la théologie de la bouillabaisse, comme il y a eu la théologie de la libération. Un de ses amis prêtres de Nîmes nous a dit dans La Croix que c'était un grand théologien. Prière de bien se le mettre en tête.
Bientôt, il faudra dire en milieu traditionnel si l'on est vigan ou pas, comme chez d'autres, on est vegan ou pas.
Quand le cardinal Muller était aux manettes, on aurait pu lui chanter : meunier, tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite...
Le pape étant le moulin, comme chaque germaniste a compris.
Imaginez-vous le cher Père Barbotin en cycliste moulant ? Et Dieu sait si ses jambes ont fonctionné dans sa vie avant sa longue paralysie.
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