La polarisation sur la liturgie entretient une illusion d'optique par Scrutator Sapientiæ 2022-09-11 11:49:52 |
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Bonjour Jean-Paul PARFU,
La polarisation, compréhensible par ailleurs, et même indispensable, en un sens, sur la composante liturgique de la crise de l'Eglise, est à l'origine d'une très grave illusion d'optique, qu'elle entretient dans la longue durée.
En gros, c'est l'erreur de ceux qui se disent que les clercs idéologiquement consensualistes fraternitaires "finiront bien" par respecter la liturgie ante-montinienne, en tant qu'expression d'une sensibilité, parmi d'autres, au sein de l'Eglise catholique.
Certes, il est tout à fait possible que certains de ces clercs finissent par respecter cette liturgie, notamment si jamais le pape François est remplacé par un pape plus traditionnel, ou moins rénovateur, sur cette question essentielle (c'est un doux rêve).
Mais il se trouve que la liturgie ante-montinienne, quand elle est prise au sérieux, est particulierement propice au maintien en vie de structures mentales catholiques réfractaires à la soumission à l'idéologie du dialogue ad extra et du renouveau ad intra dont nous "bénéficions", n'est-ce pas, depuis les annees 1960.
Or, il est hors de question, pour d'autres de ces clercs, qui acceptent voire approuvent cette idéologie, que les catholiques commencent puis continuent à s'en déprendre, depuis l'intérieur des structures officielles de l'Eglise du Concile et de François.
Sous cet angle, force est de constater que le motu proprio de Benoît XVI du 7 juillet 2007 donne au non spécialiste que je suis l'occasion de poser une question candide : même si nous sommes en présence de deux formes d'un même rite, en quoi donc la forma mentis traditionnelle, voire tridentiniste, est-elle proche de la forma mentis rénovatrice, voire transformatrice ?
Les clercs qui, depuis l'intérieur de l'Eglise, sont des adversaires de la foi catholique, de la liturgie de l'Eglise et de la morale chrétienne, savent bien, EUX, que tout n'est pas compatible avec tout, et que leur stratégie est avant tout doctrinalo-pastorale et non avant tout liturgico-spirituelle, mais pourquoi donc tant de catholiques, conservateurs ou traditionnels, s'imaginent-ils, apparemment et en substance, que, sans François, la "paix liturgique" aurait continué à prospérer, alors que les adversaires ou, en tout cas, les subvertisseurs et les transformateurs du catholicisme, sont en guerre sur un champ de bataille qui n'est pas avant tout ni seulement liturgique ?
Bon dimanche.
Scrutator.
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