Une professeure de l'ICP sur les servantes d'autel va dresser quelques curés par JVJ 2022-08-25 14:09:52 |
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La Croix sait laisser en ligne les articles et les tribunes qu'elle souhaite diffuser...
Que les raides ne me disent pas que cela n'a pas de rapport avec le FC.
De mon point de vue, tout ce qui concerne l'Eglise depuis les temps apostoliques concerne le FC, comme son adjectif l'indique. Il n'est pas seulement un site réservé aux livres liturgiques imprimés depuis la Renaissance.
Un jour prochain, Rome et un Père Minnerath bis pourraient obliger le VOM à avoir aussi ses servantes d'autel ! Et à forcer les familles à l'imposer... St-Anselme a aussi un pouvoir de nuisance considérable.
Une éminente liturgiste dont je n'avais jamais entendu le nom vient de pondre un texte très plaisant, que quelques prêtres bien classiques et/ou bi-ritualistes (comme on ne doit plus dire) vont se faire un plaisir d'apprendre par coeur, avant de s'aligner. S'ils ont des fidèles qui lisent La Croix, je leur conseille de trouver des arguments d'ici samedi soir...
Je pense au professeur d'Evron qui faisait récemment la leçon sur la messe traditionnelle. Or je connais beaucoup d'églises desservies par les St-Martin où les filles sont exclues du choeur et du service de l'autel. Il va falloir s'aligner sur le concile, dit la dame ! Curieux qu'après 60 ans on n'ait toujours rien compris...
Mon ceremoniaire.net fait le point sur ce sujet, qui est un peu plus chronologique que celui de la professeuresse qui prétend que le concile a dit que (c'est toujours la même blague).
Voilà comme La Croix relaie complaisamment une tribune qui est bien une thèse, non une position juste.
Il y a des passages que je ne comprends pas :
"Pour former à ces qualités, on veillera à leur accompagnement : qu’ils apprennent à prier avec la prière liturgique du jour, lisent ensemble l’Évangile que ceux qui portent les cierges encadrant l’Évangile pendant sa proclamation honoreront ; qu’ils comprennent les gestes de leur office non d’abord sous l’angle de la performance, mais sous celle du service de toute l’assemblée".
J'ai même le souvenir (que je ne cherche pas) d'un texte sous Jean-Paul II autorisant ad experimentum les filles comme servantes (j'en étais resté là). Or tout ce qui est ad experimentum devient pérenne, comme les archevêques créés en France par le génie de la CEF avec les archevêques suffragants d'archevêques.
J'attends d'ici peu avec joie un nouvel article de la dame, un des piliers de la Maison-Dieu (m'étonne pas !), au sujet de l'abandon de la soutane dans les prêtres du NOM et chez les évêques. Elle le dira doctement et forte de sa chaire. Elle se dit aussi spécialiste de la liturgie altimédiévale. Là encore, je cherche les travaux. Il serait bien que la dame rajeunisse aussi sa photo sur le site de l'ICP, car les années ont passé.
De fait, des parents ou des vieux de la vieille supportent très mal l'interdiction des filles autour de l'autel, et n'aiment pas davantage le rang inférieur donné en certaines paroisses pour distribuer les feuilles ou donner la paix du Christ.
La dame termine en disant que cette mixité sexuelle permettra des vocations. Comme elle a Vatican II sous son oreiller, elle entend des vocations en tous genres, pas seulement sacerdotales et religieuses. Elle écrit pour les lecteurs initiés et les prêtres de la Mission de France, les laïcs qui se forment au Centre Sèvres... Mais elle est bien la voix de la majorité des évêques et de ceux qui dirigent. Je voudrais bien savoir ce qu'il en est à la cathédrale de Reims.
Questions à la dame :
- jusqu'à quel âge le concile demande d'être servant d'autel ? celui qui veut l'être à 40 ans, le peut-il ? pourquoi les jeunes ? La dame ne parle que des "jeunes filles". Il y a une paire de demoiselles de 70 ans dans les églises qui ont souvent le micro (certaines sont fort respectables, d'autres...).
- faut-il être baptisé pour être servant ? sans quoi ce serait discriminant.
- elle ne parle jamais du VOM, qui est un sujet qui doit intéresser la liturgiste.
- pourquoi des centaines de messes dans la NOM se font le samedi soir et le dimanche sans aucun servant ? (la dame avouerait-elle l'absence totale de pratique et la disparition sans retour de la foi chez les moins de 65 ans ? dans la paroisse de 65 villages que je fréquente parfois, le seul servant est un Noir d'une grande tenue arrivé récemment en France, et en été il est assisté par les enfants des deux sexes d'un château venu en vacances).
L'ICP forme et déforme aussi des prêtres et des religieux... Et si j'en crois la dame, c'est ce que tout séminaire doit apprendre en France et ailleurs. Avis à l'inspection fraternelle d'Evron !
J'ai hâte que le professeur d'Evron ou que tout autre curé qui ne veut pas de filles à l'autel lui réponde pour lui dire qu'elle se trompe...
Il est étrange que la dame n'ait pas aussi fait part de la parité des sexes dans la distribution des hosties.
J'attends aussi qu'elle nous ponde un texte sur le silence dans les paroisses avant le début de la messe et pendant. Pour nous dire que c'est du bruit liturgique, comme on parle de bruit pédagogique dans les classes, manière de ne plus appeler cela : le bordel.
Pour moi, pas de filles à l'autel comme dans ma jeunesse et pas de laïcs pour distribuer la communion, quel que soit le motif.
Les féministes et les mâles suivistes voudront bientôt poser le débat de la parité pour les lectures. Pour le catéchisme, ce sera compliqué de trouver des volontaires chez ces Messieurs.
Heureusement qu'il n'y a plus de gouvernantes (femmes valeureuses), l'ICP exigerait qu'on ouvre ce ministère aux moins de 40 ans et aux hommes...
Il y a dix ans, qui aurait pensé qu'on ferait des affiches pour dire qu'un homme est enceint, que des rectorats imposeraient des toilettes non-genrées dans les lycées, qu'une fille se fasse appeler Maxence ? L'Eglise ne sera pas en retard d'une révolution et cela aura nécessairement des conséquences dans le VOM, après le chamboulement des prêtres sérieux du NOM.
Des prêtres refusent toute notion de choeur et commencent leur messe dans la nef, avec micro et chaise. La problématique de la dame est déjà éculée. Je tiens en horreur ceux qui ont détruit les tables de communion pour installer, dans les cathédrales et les grandes églises, des plots avec pancarte pour les touristes et les néo-catholiques... Et cela continue ! Voir des gens s'incliner à 2° quand ils entrent dans le choeur (tandis qu'un excellent prêtre m'a reproché de faire une génuflexion à chaque fois, allez comprendre). J'ai souvent dit à mes enfants que si un billet de 50 euros se trouvait au sol, le papi ou la mamie saurait plier les deux genoux.
En ce moment, il y a un pèlerinage à Rome de ces servants, ce qui est louable. Selon les diocèses, on voit le prêtre en civil guider ses maigres troupes au restaurant et au cirque, ou un prêtre en col romain prier avec eux à St-Paul-hors-les-murs. Les messages envoyés aux familles et l'évêque diffèrent radicalement...
Je présume qu'aucun servant du VOM ne s'y trouve (j'aimerais me tromper). C'est un peu triste tout de même. Si dans un car, vingt servants du VOM se frottaient à dix du NOM, cela pourrait être un enrichissement pour ces derniers... Et bien des servants du NOM sont admirables. J'ose même le dire pour une fille de mes amis, un dimanche, seule, dans une église sale près d'un martroi. Elle servit à la perfection et ses parents ne voyaient pas cela comme un combat.
La dame doit penser, dans les mauvais livres qu'elle utilise, que dans le VOM les sexes ne sont pas mélangés dans la nef et au caté.
Son Eglise manifestement est celle qui est contente de voir des ministres laïcs présider les obsèques, des deux sexes, puisque le curé a expliqué que ce n'était pas un sacrement (sauf pour Yves St-Laurent, Frêche, Séguin, Johnny, Chirac, Mitterrand, Giscard...). A quand une tribune dans La Croix sur la réprobation des obsèques avec classe dans l'Eglise conciliaire ?
Si je parlais avec la dame, j'aurais l'impression de parler à une pastoresse, mais pas à quelqu'un qui invoque Rome (que chacun cherche si elle a pondu des textes hostiles à Benoît XVI durant son pontificat, pour voir le degré de courage intellectuel). Et j'en ai assez de ces professeurs, dont le moine de la Pierre-qui-Vire ou le prêtre de Nanterre je crois qui conseille les changements à Notre-Dame de Paris, qui font commencer la liturgie au concile et font croire à tous qu'ils ont aussi de la ressource sur les siècles précédents. C'est leur forma mentis qui enfume l'Etat pour modifier drastiquement les choeurs, encore en 2022, pour peu que les conservateurs et ACMH ne connaissent rien à ce domaine.
Ceux qui ont compris le bouquin Te igitur du fr. Cassingena-Trévedy lèvent le doigt. Le problème est "qu'en face", il n'y a rien sur les rayons en dehors de brochures ou d'éditeurs confidentiels. Des colloques où les deux "partis" (le nuancier est plus large...) discuteraient pourraient facilement se terminer par la débâcle de ce genre de dame ou de moine, sous le regard amusé des rares liturgistes et historiens du public, sans confession déclarée.
Malheureusement on a lu récemment ici des personnes qui ne jurent que par les choeurs masculins, sans toutefois se positionner sur l'abandon de la tradition des castrats (malgré la question que j'ai posée plusieurs fois). Je préfère un orgue tenu par une dame qui joue de belles choses ou une chorale dominée par une charmante voix plutôt que des bonhommes qui nous balancent des horreurs ou se croient à la Légion (fondée par Louis-Philippe Ier dans ma cité natale comme chacun sait).
ceremoniaire.net
La Croix
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