Un évêque syro-malabar a été déposé par le pape par JVJ 2022-07-28 11:11:20 |
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sur le critère liturgique, parce que Rome a imposé la liturgie ""romaine"" vernaculaire conciliaire à la schlague l'an dernier, dans l'indifférence (Jean K. avait posté un message qui est resté sans réaction).
J'avais lu un article sur le sujet sur le site des MEP qui était plus que mesuré et pas du tout papolâtre.
Inouï d'étouffer la liturgie syro-malabar.
Pourquoi elle, et pas les autres liturgies orientales ?
Il serait tout de même rassurant pour le cortex épiscopal que des Mgr Rougé, Mgr de Lyon ou Mgr Aillet l'ouvrent un peu et même beaucoup. Et pas par des livres que personne ne lira.
Tout le monde a intégré, dans la hiérarchie et même le clergé diocésain, qu'il faut se taire et se coucher sous ce pape, et devant les liturgies massacrées ou approximatives.
Je ne suis même pas sûr que cela bronche dans les réunions de prêtres, en raison du poids des indifférents ou de ceux qui se sentent à l'aise dans leurs charentaises.
Et y a-t-il des discussions franches à la CEF ? Pas sûr.
Système vous-dis je.
Il y a la ligne du parti et qui s'en écarte est un dissident à faire taire (finalement c'est à front renversé ce que des "progressistes" - pas du tout hérétiques - ont vécu sous Pie X ou Pie XII...).
Un prêtre qui l'ouvre sera marqué au fer rouge et ne risque pas de devenir vicaire général. Mais en se taisant, aussi ! On dira que c'est un énervé ou un fragile.
Combien de paroisses ont expérimenté ce que Benoît XVI conseillait en matière de cohabitation des formes ? Microscopique.
Mgr Turck fut secrétaire général de la commission sociale de la CEF. On ne peut s'attendre à un texte aussi prévisible.
C'est un homme de l'appareil et je suis certain qu'il est ravi de la santé de son diocèse ! Il accueille à bras ouverts les flux...
Ils n'en ont pas marre de sortir le mantra Vatican II comme d'autres sortent le petit livre rouge. Jusqu'à mes 20 ans, jamais je n'avais entendu parler de ce concile et nos villages s'en portaient très bien. Mon curé, en civil, portait en semaine une chasuble gothique et il ne lui serait pas venu à l'idée de faire donner la communion, ou de débarquer au choeur sans voile sur le calice. Tout le monde était à genoux au Sanctus et il disait trois messes le week-end pour sept villages.
"Laisser faire le rite" ! C'est du même tonneau que le laisser-faire ou le vivre-ensemble.
Il y a des catholiques et des prêtres pour lequel le prêtre est d'abord l'homme de la messe, et pour d'autre qui est d'abord l'ami qui accompagne et anime (la messe est un aspect parmi d'autres).
On le sait de longue date, et ce n'est pas NOM contre VOM.
Un jeune prêtre docteur en théologie (Lyon) d'une cité épiscopale ne dit pas la messe en semaine. Il n'en éprouve pas le besoin et c'est un intellectuel. Il a le concile plein la bouche. Son vicaire général n'allait pas nécessairement à la messe chaque jour quand il était dans son grand séminaire. Le dialogue est absolument impossible avec ce genre de prêtres. Et ce sont eux qui l'ouvrent et qui mènent le bal.
"des dynamismes de communion non seulement pour entrer avec humilité" : où ce prêtre a-t-il appris cette novlangue qui nous replonge dans les années 70 ? Tous ces prêtres au fond regrettent les mirages et les promesses de leur jeunesse, tandis qu'on ne peut pas en dire autant des prêtres classiques ou traditionnalistes nés après le concile !
Je plains les braves prêtres et curés qui toute leur vie se cachent et font ce qu'ils peuvent dans les paroisses, souvent sous surveillance d'un chef et de laïcs. Ce n'est pas sain du tout. Et puis, encore, c'est soviétique.
On ne gâche pas une vie entière en baissant la tête toute une vie et en serrant les dents, devant le doyen, devant les Jeannine et les Gérard, devant le vicaire général, devant l'évêque.
Cristo : il n'y a que chez les Tradis où La Croix soit lue l'été et prise au sérieux comme caisse de résonance de la clique... les autres lisent la lettre de la CFDT et déjeunent devant les jeux sur France 2, en attendant l'édito du dominicain en civil au Jour du Seigneur.
Demain je vais aider trois religieuses à vider leur couvent, avant fermeture définitive. Elles portent l'habit et sont bien pieuses, terrassées par ce qui leur arrive. Encore un fruit des vocations conciliaires. Leur bâtiment serait autrement plus beau et priant qu'un château de banlieue parisienne avec une chapelle dans une pièce avec cheminée...
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