Un fils d'agriculteurs de Fougerolles par JVJ 2022-07-23 11:07:40 |
|
Imprimer |
et pas Fourgerolles..., ne peut être que quelqu'un de bien. La Croix, qui ne sort jamais du périph', devrait savoir qu'on dit seulement "Fougerolles", et que c'est certes le pays de la cerise (il suffit de voir les panneaux de la commune), mais aussi de la mirabelle. St Valbert, car on est prêt de Luxeuil, et qu'il s'agit du deuxième successeur de Colomban.
Il est bon que quelques évêques sachent ce que sont les familles pauvres ou modestes, avec du foin pour isolation et une grange pavée ou en terre battue, des gens qui ne sont JAMAIS partis en vacances sinon une semaine financée par la MSA (à condition d'avoir un fils disponible pour traire les vaches matin et soir, je précise pour les urbains du FC), qui ont eu des salles de bain et toilettes dans les années 80-90, qui cherchaient quatre sous pour payer l'assurance du vieux tracteur au moment de la retraite (500 euros par mois, au-dessous des retraites données à certaines personnes qui n'ont jamais cotisé), qui ne lisaient ni La Croix ni Le Monde ni Le Figaro, qui allaient fleurir l'église avant la messe anticipée du samedi soir, qui ont vidé les écuries en hiver avec une brouette, qui n'avaient pas toujours de voiture pour amener les enfants au lycée, qui ne voyaient pas toujours d'un bon oeil l'arrivée si rapide d'un cinquième ou septième enfant, dont les femmes lavaient au lavoir les layettes jusqu'à l'adduction d'eau des années 60/70, qui offraient - justement - du kirsch à Monsieur l'curé dans sa tasse de café sur la table en formica sans avoir de domestique ou des moquettes épaisses rouges, qui invitaient M. le curé après sa messe pour un repas simple, qui ouvraient sa voiture pour lui mettre des oeufs ou un gâteau, qui ont connu les chapelets récités au chevet des morts...
Ces gens, qui disparaissent, n'avaient rien à faire des synodes et se contentent de ce qu'ils ont en terme d'Eglise. Ils n'ont pas internet pour savoir ce qui peut se passer ailleurs, et je suis de leur côté.
Ceci n'est pas de la sociologie de gauche.
Agriculteurs qui ne paient pas l'ISF comme en Champagne, sur la côte de Beaune ou dans le Médoc. Rien à voir avec des viticulteurs aisés ou des céréaliers qui se lèvent à 8 h en hiver. Une vache se trait tôt et deux fois par jour.
Je souhaite à Sa Grandeur comtoise (on est plus sur les contreforts des Vosges, sur les terres des anciens moines de Luxeuil et des chanoinesses de Remiremont, faudra le dire au journaliste de La Croix qui ne pense qu'en terme de géographie administrative. Tout près de Fougerolles, il y avait un couvent de Clarisses il y a encore une dizaine d'années) le même cursus que son compatriote de son immense diocèse natal, Thomas Gousset (1792-1866), qui a fini archevêque de Reims et cardinal sous le jeune Pie IX (1850).
D'une fratrie de douze enfants, d'une famille de laboureurs à peine modestes, au fin fond des hautes vallées de la Saône à Montigny, près des ruines de l'abbaye cistercienne de Cherlieu, tout près de Molay.
Introducteur en France de la pensée de St Alphonse de Liguori (car il n'y a pas que st Thomas d'Aquin en théologie...).
On pouvait dans son enfance avoir eu des sabots et avoir surveillé les vaches au champ, être très bien formé intellectuellement et finir prince de l'Eglise (et bien s'entendre avec Napoléon III !). Tout près de chez lui était né Mgr Darboy à Fayl-Billot (diocèse censuré), qui a le même parcours admirable, le chapeau et l'ultramontanisme en moins. Encore une pointure venue des bas fonds grâce à l'Eglise, comme le cardinal Sarah (formé à Nancy...).
Vous direz aux rigolos de wikipedia qu'ils ont oublié son édition des actes des conciles de la province de Reims, des origines à son épiscopat, qui fait toujours autorité. De vraies synodes provinciaux et diocésains, avec de vrais membres de droit.
Ces évêques avaient une activité intellectuelle du tonnerre et des dizaines de tournées de confirmation, des ordinations et des tonsures, des déplacements à faire en calèche. Et pas de réunions à Lourdes ou à Paris, sauf pour les parlementaires...
Puisse Mgr de Metz se sentir héritiers des grands évêques de son diocèse natal et de ses prédécesseurs messins les plus élevés et constructeurs. Il y a des évêques qui ont cette fibre, d'autres qui commencent l'histoire de leur Eglise avec leurs deux prédécesseurs, la clique laïco-cléricale qui a en mains la chose et les années 60.
Il y a des nominations épiscopales qui ont été manifestement empêchées en raison d'un profil trop traditionnel. Je pense à l'actuel excellent curé de la cathédrale de Besançon, Michel Muard. Il fut curé de campagne avec des pratiques on ne peut plus traditionnelle, sans être un grincheux pointilliste. Il faut des profils ondoyants, et point trop fonceurs. Le Père de Sinety doit se demander à quand son tour ?! Un livre avec le mot "fraternité" dans le titre sur les clandestins appelés migrants chez ceux qui les adorent et qui ignorent le droit, est un bon point dans un cv. Outre l'aumônerie des Scouts de France et les obsèques de première classe (conciliaire) d'un chanteur.
Qui se souvient du texte minable et unanime de la province de Besançon (+ Strasbourg + Metz avec l'ineffable et conciliaire rigide Père Raffin) avant même (!!!) la publication du motu proprio de Benoît XVI ?
S'ils veulent mourir la bouche ouverte, qu'ils le disent. Du côté de Sochaux, Mulhouse, Strasbourg, Audincourt, Dole, Besançon, la démographie les aide même. Ces évêques ont de grands mots pour l'Autre et le peuple remplaçant, mais ils n'ont pas hésité à s'attaquer au futur texte du pape d'alors. NNSS avaient peur que tout le concile soit balayé ! Comme s'ils avaient peur du succès. On rêve d'avoir le même genre de texte actuellement à l'échelle d'une province, mais on ne l'aura pas. Si Dieu avait de l'humour, Il nous enverrait un Benoît XVII ou un Pie XIII. Et on lirait des rétropédalages épiscopaux savoureux qui prouveraient bien que nous sommes dans un système, pas dans des choses à peu près stables. Trois messes traditionnelles dans un diocèse n'ont jamais divisé quoi que ce soit. C'est même très peu. Je me souviens encore il y a trois ans de la messe de l'Assomption à guitare dans une grotte du côté de Montbenoît. C'était atroce et laid au possible. Il faisait frais, c'était le seul mérite de la messe. Beaucoup de femmes âgées (avant le concile) avec parfois leur petite-fille, mais pas les parents ! Un prêtre professeur venu de B'sançon, chargé des vocations. Eh ben il ne donnait pas plus envie que l'orgue bontempi et la guitare d'un homme pas rasé du matin.
Ce texte est à relire. Morceau de choix.
texte de 2006*
Le jeune évêque voisin de St-Dié est hélas bien malade.
ps pour le message disparu :
Episcopissa est un terme qui existe à l'époque médiévale. Sa Grandeur a été nommée par Sa Sainteté. Cela fait beaucoup de féminin...
Le genre est fluide et une sexualité se construit toute une vie (le premier qui me dit le contraire...), bien des écoles sous contrat le laissent dire, un peu coincées par la stasi et les programmes. Je suis un imbécile avec un "e" et j'offre des fleurs, sans "e". Et jamais la CEF n'a publié un grand texte pour dire que nous fabriquons des fous en laissant les enfants choisir leur genre dans les écoles et ailleurs (et des complices impuissants, les professeurs).
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|