Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde 2022-07-19 23:13:41 |
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DEUXIÈME TRAITÉ
CHAPITRE V
De la foi de la très sainte Vierge
Mais que cela est bientôt dit, l'enfer, quoiqu'il n'y ait point de langue qui puisse nous en découvrir pleinement l'énormité des tourments. On a beau y penser, c'est ce qu'on ne peut comprendre. À jamais être infiniment malheureux, être brûlé pour un jamais, porter l'ire de Dieu pour une éternité, souffrir des tourments extrêmes pour toujours.
Je me représente une âme condamnée à ce lieu de pures peines, qui, entrant en enfer, et commençant à en ressentir les effroyables tourments, connaît assurément en même temps qu'ils ne finiront jamais. Oh ! Quelle rage ! Quels désespoirs ! et tout cela sans aucun remède, sans la moindre petite espérance de secours ; souffrir toutes sortes de peines, qui sont extrêmes dans leur grandeur, et cela pour un jamais. Voilà un abîme.
Ces gens cependant qui vivaient dans ces anciens siècles de la gentilité, dont nous foulons aux pieds les cendres malheureuses, sont depuis tant de siècles dans ces peines : et comme elles sont éternelles, elles ne font pour ainsi dire, que commencer. Pourquoi ne sommes-nous pas nés dans ces temps du paganisme ? Ces personnes hérétiques que nous avons connues, avec qui nous avons vécu, sont dans ces tourments. Pourquoi avons-nous eu des parents catholiques ?
Ô amour ! Ô amour de mon Dieu ! Ô Miséricordes infinies de l'adorable Jésus ! Cest vous, c'est vous qui êtes la cause de notre bonheur, et la source de toutes les grâces. Mais d'où vient que parmi les disciples nous avons reçu tant de lumières, tant d'instructions ? Pourquoi ne sommes-nous pas comme ces pauvres gens de la campagne, qui vivent presque sans lumière ? Pourquoi ne sommes-nous pas comme ces gens qui, vivant dans les villes, ne s'appliquent pas aux connaissances de l'Évangile, ou qui, les ayant reçues, les négligent ou les méprisent, ne pensant à rien moins qu'aux vérités de la foi, et s'occupant presque toujours des choses de la terre, ensevelissant la divine lumière dans l'obscurité des maximes du monde ?
Des miséricordes si étonnantes méritent des actions de grâces continuelles ; mais au moins faut-il prendre quelques jours pour en remercier la divine bonté. Nos ingratitudes tarissent souvent le cours des plus précieuses grâces du ciel ; à peine trouve-t-on des personnes qui s'appliquent à la reconnaissance des dons de Dieu ; nous les recevons sans cesse, et nous en sommes dans un continuel oubli ; et particulièrement pour la grâce de la foi, à peine voit-on des Chrétiens qui en rendent des actions de grâces.
Il faut donc faire des communions, avoir soin qu'on offre le saint sacrifice de la messe, faire des neuvaines, donner des aumônes, pratiquer des mortifications, aller en pèlerinage pour remercier Dieu tout bon du don de la foi ; s'assembler plusieurs ensemble pour ce sujet, et pour demander à Notre-Seigneur par sa très sainte Mère et les saints anges, qu'il ne retire pas ce don de la foi de notre pays, par le mauvais usage que l'on en fait.
La fête de l'Épiphanie, qui est la fête de la foi, doit être célébrée avec des dévotions très particulières, et c'est un jour bien propre pour s'appliquer à louer l'adorable Jésus, de la manifestation de ses divines vérités. L'on doit avoir aussi grand zèle pour procurer l'instruction des pauvres infidèles des pays étrangers, et des gens de la campagne, coopérant aux missions qui s'y font, ou de ses biens, ou de ses prières et autres dévotions que l'on peut offrir, tantôt pour le Canada, tantôt pour la Chine, quelquefois pour la conversion des hérétiques, et d'autres fois pour la destruction de l'ignorance de nos campagnes.
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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