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La Vie est-elle pro-vie ?
par Cristo 2022-07-01 12:51:40
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question qui peut se poser en lisant ces lignes ... entre les lignes, tant elles semblent prendre acte du statu quo abortif français.
J'ai sans doute mauvais esprit car, quand on va sur le lien, en bas de l'article, on tombe sur un bandeau intitulé "Je soutiens La Vie", un bandeau publicitaire pour le magazine ...




Du malaise à la cohérence intégrale

[Édito] Si la pratique de l'avortement n’est pas remise en cause en France, doit-elle être inscrite dans la Constitution comme le demande Renaissance (ex-LREM) ? Le véritable débat ne concerne-t-il pas les conditions d’accueil et de protection de la vie sous toutes ses formes ?

Aymeric Christensen, directeur de la rédaction

Publié le 28/06/2022


Historique, la décision de la Cour suprême états-unienne l’est. L’onde de choc de la révocation de l’arrêt Roe vs Wade, qui garantissait un droit constitutionnel à l’avortement, dépasse les frontières jusqu’à rebondir chez nous, où le groupe Renaissance (ex-LREM) veut en faire un droit inscrit dans la Constitution française.
Diversion politique ?

Au-delà de l’émotion et de la peur de voir entraver une liberté qui semblait acquise depuis 50 ans, cette proposition est pourtant inopportune et cynique. Inopportune, car elle dresse une symétrie artificielle entre les États-Unis et la France. Là-bas, le débat structure violemment les clivages politiques. Il n’en est rien chez nous : la population est favorable à l’IVG, aucun parti ne plaide pour un retour en arrière et les manifestations d’opposants peinent à rassembler.

Surtout, la question fait l’objet d’une attention législative pointilleuse et d’élargissements continuels de la loi. C’est ce qui rend la proposition cynique : sans justification sociale, elle se révèle une tentative pour la majorité, laminée aux législatives, d’afficher à peu de frais une « union sacrée » de façade… alors que cette même majorité s’était opposée en 2018 et 2019 à des propositions similaires venues de la gauche.


Quel autre intérêt qu’une diversion politique, face à tant d’autres urgences, y a-t-il à relancer un tel débat ? Des deux principes fondamentaux que la loi Veil tentait d’articuler – droits des femmes et « respect de l’être humain dès le commencement de sa vie », inscrit dans le Code civil… et rappelé dans la loi de 1975 – , le premier a pris l’ascendant. Au point que si l’accès à l’avortement devait être rendu plus difficile en France, c’est d’abord parce que ses élargissements (passage du délai à 14 semaines qui modifie la nature de l’acte, remise en cause de cette autre liberté qu’est l’objection de conscience des médecins) le rendent moins aisément acceptable.
Énigme philosophique

En privé, les positions sont souvent nuancées, mais les caricatures dominent dans le débat public. Et l’énigme philosophique posée par le début de la vie, celle que rappelle inlassablement l’Église catholique, finit par être balayée d’un revers de main.


Pourtant, il y a aussi une forme de cynisme à faire de l’avortement l’alpha et l’oméga de la défense de la vie. Aux États-Unis, les cris de victoire de ces derniers jours mettent mal à l’aise. Car une vraie culture provie peut-elle se passer d’un travail préalable sur les conditions d’accueil et de protection de la vie, sous toutes ses formes ?

Ses partisans ont-ils, quand ils étaient au pouvoir, mis toutes leurs forces dans le développement d’une sécurité sociale, de politiques familiales, d’éducation sexuelle et affective, d’accompagnement de la parentalité, mais aussi dans la lutte contre les inégalités femmes-hommes, les inégalités sociales et cette culture du viol dont la société prend progressivement conscience ?

Quid de la culture de mort répandue par les armes à feu ? Quid des plus pauvres, des migrants, des personnes handicapées ou en fin de vie, de la peine capitale ? Quid d'ailleurs de l’action pour le climat et la biodiversité, afin de préserver les conditions mêmes de la vie sur notre planète ? L’urgence provie est là, dans une cohérence « intégrale ».

Car le débat n’est pas tant celui pour ou contre la liberté des femmes, ni pour ou contre la protection de l’enfant à naître. La situation idéale serait celle d’une société où jamais aucune femme ne se trouverait obligée de recourir à un avortement. Et si l’idéal n’est malheureusement pas de ce monde, il est essentiel de travailler sur toutes les causes pouvant limiter ce qui s’en éloigne.


Aymeric Christensen, directeur de la rédaction

https://www.lavie.fr/idees/editos/du-malaise-a-la-coherence-integrale-83110.php

     

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 La Vie est-elle pro-vie ? par Cristo  (2022-07-01 12:51:40)
      "Renaissance" ? Non : "Reavortement" ! par vistemboir2  (2022-07-01 15:49:09)


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