Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde 2022-06-12 23:06:26 |
|
Imprimer |
CHAPITRE X
La dévotion de la très sacrée Vierge est une source de toutes sortes de bénédictions et de grâces (suite)
J'ai appris certainement que d'autres écoliers, brûlant des mêmes flammes de l'amour virginal de Marie, participaient aux mêmes bénédictions.
C'était un plaisir de les voir disputer avec ferveur à qui se rendrait le premier devant la porte d'un collège de la Compagnie de Jésus, pour ensuite se rendre à la chapelle de la Congrégation de Notre-Dame ; ils y étaient dès trois ou quatre heures du matin, attendant que la porte fût ouverte, se souvenant de ce qui est écrit de la sainte Vierge, selon l'application qui lui en faite par l'Église : Bienheureux celui qui veille à mes portes.
Ils étaient dans un saint oubli de leurs intérêts même spirituels, pour ne se souvenir que des intérêts de celle qui, en Jésus et pour Jésus, faisait leur tout.
Devant les classes et après les classes, et presque tous les jours après souper, ils s'assemblaient pour traiter de ses grandeurs ; et les jours de congé, allant faire des pèlerinages en son honneur, ils faisaient retentir les airs, dans les campagnes et sur les montagnes, des hymnes et cantiques qu'ils chantaient à sa gloire.
Ils faisaient célébrer le très saint sacrifice de la messe, pour remercier Dieu des grandes grâces qu'il lui a faites, et pour demander l'établissement et l'augmentation de son amour.
À la fin de l'année, ils faisaient des dévotions en action de grâces des Miséricordes que la Mère de Dieu avait reçues en pareille année de sa vie que celle où ils étaient ; car l'amour qu'ils portaient à cette mère de la belle dilection les occupait si fortement de tout ce qui la regardait qu'ils n'avaient pas le loisir de penser à eux-mêmes.
Ô heureux oubli de ce que l'on est, pour ne songer qu'à l'objet qui fait le sujet des plus douces complaisances de Dieu ! Ô mon âme ! Ô mon âme ! Puisses-tu à jamais être perdue dans un oubli si avantageux !
Tirons-nous à l'écart du monde et des créatures du monde ; perdons une bonne fois la terre de vue, et aimons chèrement les humiliations qui nous y anéantissent.
Ô Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul par sa très chère Mère, la divine gouvernante de mon coeur, à qui je veux plus être un million de fois qu'à moi-même ! Je reviens à ces fidèles dévots de notre maîtresse : ils avaient un cahier de parchemin dans lequel ils avaient signé, et plusieurs même de leur sang, qu'ils étaient ses esclaves, et lui avaient donné en sa disposition la valeur de leurs bonnes actions.
Il y en avait qui avaient signé qu'ils défendraient jusqu'à la mort l'Immaculée Conception, et s'y étaient obligés par vu, autant que les ordres de l'Église leur pourrait permettre.
Mais, nous l'avons déjà dit, le coeur de Marie, le plus obligeant de tous les coeurs des pures créatures, ne se laisse pas vaincre en amour.
Il me semble (lui disait un jour le saint homme Alphonse Rodriguez, de la Compagnie de Jésus), ma très bonne mère, que je vous aime plus que vous ne m'aimez.
Et en même temps il entendit la voix de cette mère de toute bonté qui lui répondit : Vous vous trompez, Alphonse ; sachez que je vous aime davantage. Elle fit bien voir cette vérité à ces personnes dont nous parlons, embellissant leurs âmes, et les favorisant des plus pures vertus.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|