Néanmoins il me semblait que le 3ème commandement de Dieu et le 1er commandement de l'Eglise s'appliquaient aussi aux Eglises catholiques orientales (ce n'est pas un problème de droit canonique ou de pratique liturgique)
Le troisième commandement du Mont Sinaï est certes universel, mais il concerne surtout le principe du repos dominical (dans le sens : du Jour du Seigneur); les modes concrets de sanctification de ce Jour du Seigneur, qui, dans la Nouvelle Alliance, doit accompagner ce simple
vacare Deo, relèvent plus de la pratique (multiséculaire et changeante) et du droit ecclésial respectifs.
Dans l'Église latine la situation est aujourd'hui claire, je dirais comme d'habitude (les esprits confus ou anarchistes détestent cette clarté ; miséricorde à leurs âmes !) : il faut ouïr une messe entière, au moins de l'offrande entamée à la communion du prêtre incluse, et ce
sub gravi (sauf dérogation de droit ou personnelle), mais dans nos pendants orientaux, comme souvent, la situation est beaucoup plus confuse.
On n'a qu'un torse du droit oriental (dont la codification fut par ailleurs, à mon humble avis, mais je n'ai rien à dire, une mauvaise idée cartésienne [mauvaise, comme toutes les idées cartésiennes] : il ne faut jamais perturber des coutumes séculières même éparpillées en essayant de les codifier, ce que fut dans le domaine civil la faute du "Code Napoléon" aussi, les Anglais l'ont compris), mais même dans le "CCEO", qu'a pondu l'église conciliaire, je n'ai pas trouvé, à première vue (regardez toujours avec moi:
http://www.intratext.com/X/LAT0758.HTM, vous avez l'oeil plus jeune) une mention obligeante à cet effet.
Je ne connais pas dans le détail la situation chez les Photiens, mais, pour avoir séjourné souvent chez eux, je n'ai pas l'impression que le commandement d'ouïr messe chaque dimanche ou jour de précepte y jouisse d'une popularité particulière, si déjà , ce que je doute, mais il faudrait creuser, elle existait formellement.