François sur les tradis : « Virez-les, par la porte ou par la fenêtre » par Gaspard 2022-02-06 18:23:27 |
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La violence de François contre les tradis, depuis la publication de Traditionis custodes le 16 juillet 2021 jusqu'aux responsa publiés le 18 décembre 2021 rappelle irrésistiblement l'affaire France Telecom qui va être rejugée à partir du 11 mai 2022 et jusqu'en juillet.
Rappelons les faits. Le 20 décembre 2019, le tribunal correctionnel de Paris a sanctionné un harcèlement moral institutionnel, collectif, « ayant eu pour cible plusieurs dizaines de milliers » de salariés de France Telecom dans les années 2007-2008. Trois anciens dirigeants dont le PDG ont ainsi été condamnés pour leur rôle prééminent dans la mise en place d’une politique de réduction des effectifs « jusqu’au-boutiste ».
Cette politique de réduction des effectifs par le PDG était basée sur, estime le tribunal, la « pression sur l’encadrement » qui « a répercuté cette pression » sur les agents et mis en place « un plan concerté pour dégrader les conditions de travail des agents afin d’accélérer leur départs », une politique qui « a créé un climat anxiogène ».
Le PDG François Lombard avait alors prononcé cette phrase terrible contre les salariés qu'il voulait licencier : ils partiront, "par la porte ou par la fenêtre" qui résume bien la pression terrible mise, par tous les moyens, sur les salariés dont plusieurs dizaines se suicideront.
François agit exactement de la même façon avec les tradis. La phrase "Virez-les. Par la porte ou par la fenêtre", si elle n'a pas été prononcée par François semble-t-il, résume en tous cas parfaitement sa politique.
Le climat anxiogène tout d'abord instauré par Traditionis custodes. Du jour au lendemain, les fidèles et les prêtres attachés au rite traditionnel sont devenus des suspects. François s'est basé sur de supposées fautes de quelques-uns pour condamner collectivement tous les tradis, jetant le soupçon sur chacun.
Publié un vendredi à midi, sans aucune information ni consultation préalable, Traditionis custodes exigeait que toute messe traditionnelle soit désormais préalablement explicitement autorisée par l'évêque au lieu du curé préalablement. Le délai de mise en application, la vacatio legis ? Nul. Le texte était d'application immédiate ! Il était évidemment impossible pour chaque prêtre de demander et d'obtenir une autorisation écrite de son évêque en 24 h. Cette cruauté se comprend dans le cadre de la stratégie de mise sous tension des prêtres et des fidèles pour en exclure le maximum.
Les Responsa, supposés répondre à des questions d'évêques sur l'application de Traditionis custodes, ont été publiés le 18 décembre 2021. Chaque chrétien se prépare alors à Noêl, tradis inclus. Ce texte allait-il offrir une application large et généreuse de Traditionis custodes ? Non, et même exactement le contraire. Ces Responsa vont même jusqu'à interdire à une paroisse d'inclure les horaires des messes traditionnelles parmi les horaires des messes ! Plus grave encore, les Responsa annoncent supprimer tous les sacrements dans la forme traditionnelle sauf l'Eucharistie, et sauf aussi certains sacrements dans les paroisses personnelles traditionnelles. Là aussi, stratégie de tension maximale. Les quelques très rares paroisses personnelles paraissent devoir être quelque réserves d'Indiens, ceux-ci devant être exterminés partout ailleurs. Tout cela et beaucoup d'autres mesures vexatoires ont été annoncées la veille de Noël. De quoi gâcher les fêtes de Noël des tradis et assurer un traumatisme psychologique supplémentaire, du grand art.
Alors de qui François est-il le nom ? Tout simplement du harcèlement moral dans l'Église poussé à son comble. Dans le civil, c'est interdit et condamné. Dans l'Église de François, c'est François lui-même qui, sans foi ni loi, dirige l'expulsion des tradis : « Virez-les. Par la porte ou par la fenêtre. »
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