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Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier
par ami de la Miséricorde 2022-01-30 00:36:58
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CHAPITRE XII. MARIE AU CALVAIRE

Et toutefois, quelque grands que fussent ses tourments, ils étaient peu de chose, comparés à l'affliction que causait à son âme la vue de son Père irrité contre lui. Jésus-Christ tenant la place des pécheurs, et s'exposant en cette qualité à son Père, pour recevoir de lui ce que chacun de nous méritait, il se voyait comme le sujet sur lequel Dieu le Père déchargeait tout son courroux.

Quel tourment plus rigoureux que de savoir qu'un père est en colère contre nous, qu'il ne peut plus nous supporter, qu'il ne peut nous souffrir davantage, surtout quand nous avons été longtemps l'objet de son amour, et que nous avons reçu de lui les témoignages d'affection les plus continuels et les plus touchants !

Ce tourment était extrême pour :Jésus, dont l'amour envers son Père n'avait point de bornes. Mais le voyant justement irrité contre lui, il s'abandonne entre ses mains pour porter tous les effets de sa colère et de sa vengeance, et cherche, dans la tendresse dé sa Mère, ce qu'il ne rencontre plus dans celle de son Père éternel.

Hélas ! Marie, qui semblait seule pouvoir le consoler, lui cause une seconde mort par la vue des douleurs qu'elle éprouve elle-même des tourments de son Fils.

On dit communément que Jésus-Christ souffrait de très-grandes peines par la présence de sa Mère au Calvaire; je crois qu'intérieurement il supportait avec une joie incroyable ses tourments propres, en voyant qu'ils devaient se changer pour elle-même en repos, en délices et en gloire; mais qu'il souffrait cruellement de la vue de sa Mère, par ressentiment et par rejaillissement de ses douleurs !

Ces douleurs de Marie, chargée de nos péchés, percée par la componction qu'elle ressentait de nos crimes et par la vue de son Fils en proie aux horreurs de la mort, étaient donc autant de glaives qui, sortant de son cœur, allaient traverser celui de Jésus.

Le glaive de douleur qui pénétrait le cœur de la Mère faisait, en effet, mille plaies sur celui de son Fils, et les blessures que son amour pour elle lui faisait ressentir dans le fond de l'âme étaient tout autres que celles que lui portaient la haine et la cruauté des bourreaux.

Ce contre-coup des douleurs de Marie lui causa une douleur plus grande que toutes les autres douleurs qu'il souffrit dans sa passion, parce que le plus grand amour fait les plus grandes plaies et les peines les plus véhémentes.

Ainsi Notre-Seigneur, qui, dans sa passion, a voulu souffrir toutes les peines possibles, a enduré dans cette occasion même les douleurs de cette Mère bien-aimée, qui étaient pour lui les plus sensibles et les plus violentes du monde.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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