Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier par ami de la Miséricorde 2022-01-27 22:42:25 |
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CHAPITRE XII. MARIE AU CALVAIRE
C'est dans la personne de la très-sainte Vierge que le Fils de Dieu reçoit l'Église pour épouse, car Marie en était le membre le plus auguste, et elle en possédait en éminence toutes les grâces et toutes les perfections, ainsi qu'il a été dit. Aussi sur le Calvaire, comme à Cana, Marie n'apparaît que comme épouse : Femme, voilà votre fils; comme aussi Jésus semble perdre sa qualité de fils, qu'il donne à saint Jean, pour prendre uniquement celle d'époux.
Il ne la nomme donc pas sa mère, mais femme, parce qu'il s'adresse à l'Église elle-même dans la personne de Marie, comme, dans celle de saint Jean, il s'adresse à tous les chrétiens. Il faut savoir, en effet, que saint Jean, outre qu'il était à l'égard de Marie le substitut de Jésus-Christ ressuscité, à cause des dons magnifiques qu'il avait reçus à la Cène, figurait de plus tous les enfants que Jésus-Christ devait engendrer avec elle sur la croix, contenant en abrégé toutes les prérogatives de l'Église, en sa qualité de prophète, d'apôtre, d'évangéliste, de martyr, de confesseur, de vierge.
Marie paraît donc au Calvaire auprès de Jésus-Christ comme Ève dans le paradis terrestre auprès d'Adam, pour être la mère des croyants.
Mais qu'elle y parait dans une condition différente de celle d'Ève ! Celle-ci se trouvait dans un lieu de délices et de voluptés: le paradis terrestre, le séjour et la couche de l'innocence, où elle était dans l'extase et l'abondance de la joie; au lieu que la nouvelle Ève est mise avec le nouvel Adam, réparateur des pécheurs sur le Calvaire, dont Dieu le Père veut faire le lieu de leurs noces.
Il les place dans le lieu des supplices, dans la demeure des criminels, dans un lieu de sang, de douleur et de délaissement, et par conséquent pour y souffrir et y être abîmés dans l'amertume.
C'est, en effet, par sa pénitence, par son sang, par sa mort, que Jésus-Christ doit engendrer des enfants à Dieu; et comme il veut que sa sainte Mère participe à ce mystère, qu'il y ait entre elle et lui union parfaite de sentiments et de dispositions, pour tout partage c'est la douleur que Marie reçoit de son Fils, qui lui est donné sur le Calvaire, comme l'homme de douleurs.
Pour comprendre la douleur de Marie, il faut considérer l'excès de celle de Jésus-Christ. Les douleurs les plus accablantes du Sauveur naissaient, non des souffrances corporelles qu'il endurait sur la croix; mais de la vue nette et distincte de la multitude et de la diversité des crimes dont il était chargé, et qu'il devait expier par sa pénitence.
Hélas! qui saurait concevoir à quoi s'étend cette douleur! Jésus-Christ était en proie aux peines les plus sensibles qui affligent le coeur, et aux plus mortelles angoisses intérieures qui accablent l'esprit. « Nous l'avons vu, dit Isaïe, comme celui qui avait reçu sur lui les coups, qui portait les marques de la vengeance divine; et il n'y avait rien en son corps depuis la plante des pieds jusqu'à la tête qui fût exempt de maux. »
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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