Traditionis Custodes : « irréversible » ? par vistemboir2 2022-01-20 17:57:12 |
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Article paru dans The Remnant du 18/01/2022 : « Il est temps de mettre un terme aux dommages œcuméniques soi-disant "irréversibles" (It is Time to End the So-Called “Irreversible” Ecumenical Damage) sous la signature du toujours excellent Robert Morrison.
(Traduit à l’aide de Deepl.fr, excepté : * traductions publiées sur le site vatican.va)
À la lecture de cet article, on comprend mieux l’acharnement de Rome contre la Tradition, la liturgie traditionnelle et les communautés traditionalistes : le fallacieux prétexte de « promouvoir la concorde et l’unité de l’Église » (TC, al. 2) cache mal la volonté d’instaurer l’œcuménisme conciliaire, c’est-à-dire de substituer à la religion catholique immuable une religion fraternelle universelle et évolutive, sans dogme contraignants - les mots "schisme" et "hérésie" étant bannis - et ce de manière « irréversible ».
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Parmi de nombreuses autres déclarations inquiétantes dans les Responsa ad Dubia de Roche/François, nous trouvons une référence à la nature soi-disant "irréversible" de la réforme liturgique :
Lorsque le pape François (Discours aux participants à la 68e Semaine liturgique nationale, Rome, 24 août 2017) nous rappelle qu’« après ce magistère, après ce long parcours, Nous pouvons affirmer avec certitude et avec autorité magistérielle que la réforme liturgique est irréversible », il veut nous indiquer la seule direction dans laquelle nous sommes joyeusement appelés à orienter notre engagement de pasteurs."
Le matin du 12 novembre 1962, le grand théologien français Yves Congar était stupéfait dans la vaste basilique Saint-Pierre, sur la colline du Vatican à Rome. Plus de deux mille évêques venaient de voter sur un document qui allait changer de façon permanente la façon dont l'Église catholique allait célébrer son culte public. Par un vote extraordinairement déséquilibré de 2 162 voix contre 46, ils ont officiellement approuvé le nouveau document sur la liturgie et le culte, Sacrosanctum Concilium, qui sera publié aux États-Unis sous le nom de "Constitution sur la sainte liturgie". Congar, un lecteur avisé de la politique ecclésiastique ainsi qu'un théologien de classe mondiale, a reconnu la révolution quand il l'a vue. « Quelque chose d'irréversible s'est produit et s'est affirmé dans l'Église », a-t-il déclaré avec étonnement à son entourage.
Le président Biden a fixé des objectifs ambitieux qui permettront à l'Amérique et au monde de répondre aux demandes urgentes de la crise climatique, tout en donnant aux travailleurs et aux entreprises américaines les moyens de mener une révolution de l'énergie propre qui permettra d'atteindre un secteur de l'électricité sans pollution par le carbone d'ici 2035 et de mettre les États-Unis sur une voie irréversible vers une économie nette zéro d'ici 2050.
*"Veuillez dire à ceux que vous représentez et à tous que l'engagement de l'Église catholique dans le mouvement œcuménique, tel qu'il a été solennellement exprimé dans le deuxième Concile du Vatican, est irréversible". (22 octobre 1978, Jean-Paul II, Discours aux délégations des Églises chrétiennes non-catholiques, al. 4)
*"Ici, en Nouvelle-Zélande, vous avez fait l'expérience de la force de l'engagement que l'Église catholique apporte au mouvement œcuménique, un engagement qui, je vous l'assure, est irréversible... Il s'agit d'un parcours dans lequel les Églises et les Communautés ecclésiales qui y participent doivent avoir un respect authentique les unes pour les autres, pour leurs dons et leurs traditions, en s'aidant mutuellement à atteindre l'unité dans la foi qui seule peut nous permettre d'être une seule Église et de participer à une seule Eucharistie. (24 novembre 1986, Jean-Paul II, Pèlerinage Apostolique, Homélie lors de la Célébration œcuménique dans la cathédrale catholique de Christchurch" (Nlle Zélande), §5 al. 1).
*"Pour l'Église catholique, l'œcuménisme est désormais une tâche urgente et irréversible, un témoignage d'amour fraternel vécu avec patience, « un devoir de la conscience chrétienne éclairée par la foi et guidée par l'amour » (Ut unum sint, 8)". (7 décembre 1996, Jean-Paul II, Discours aux évêques de Roumanie, §9).
*"Chers Frères, pasteurs d'une communauté catholique minoritaire parmi les autres chrétiens, vous êtes appelés à promouvoir avec un zèle particulier le chemin de l'œcuménisme qui marque désormais de façon irréversible les disciples du Christ, en harmonie avec sa prière sacerdotale : "Afin que tous soient un."" (18 septembre 1999, Jean-Paul II, Discours aux évêques de Lettonie, §1, al. 3).
*"Le mouvement de rencontre et de clarification, qui a été mis en œuvre avec tous nos frères baptisés, est irréversible. C'est la force de l'Esprit qui rappelle tous les croyants à l'obéissance, pour que l'unité soit la source efficace de l'évangélisation. (27 février 2000, Jean-Paul II, Discours au Congrès international sur l’application des orientations du Concile œcuménique Vatican II, §7 al. 2).
*"La rencontre de ce jour renforce notre engagement à prier et à travailler pour atteindre la pleine unité visible de tous les disciples du Christ. Notre but et notre désir ardent, c’est la pleine communion qui n'est pas absorption, mais communion dans la vérité et dans l'amour. C'est un chemin irréversible pour lequel il n'y a pas d'alternative : c'est le chemin de l'Église." (12 octobre 2002, Jean-Paul II, Déclaration commune de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II et de Sa Béatitude le Patriarche Théoctiste, §1 al. 2).
"Les Églises et les chrétiens séparés ne se rencontrent plus en tant qu'ennemis ou concurrents ; la fraternité chrétienne entre nous a été redécouverte. C'est un processus irréversible, et dans un monde qui devient de plus en plus un seul monde, il n'y a pas d'alternative réaliste à l'œcuménisme." (17 mai 2003, William Cardinal Kasper, discours liminaire de la Société d'études œcuméniques).
*Nous sommes remplis de l'espérance que le Seigneur portera à son accomplissement l’œuvre de rétablissement de l'unité qu'il a inspirée. Pour sa part, l'Église de Rome maintiendra le choix irréversible du Concile Vatican II, qui a embrassé cette cause et ce devoir." (26 novembre 2003, Jean-Paul II, Message à Sa Sainteté Bartholomaios Ier, Patriarche œcuménique, à l’occasion de la Fête de saint André, al. 6).
*"Duc in altum ! Allons de l'avant dans l'espérance. Sur les traces de mes prédécesseurs, en particulier Paul VI et Jean-Paul II, je ressens fortement le besoin d’affirmer de nouveau l'engagement irréversible pris par le Concile Vatican II et poursuivi au cours des dernières années, grâce aussi à l'action du Conseil pontifical pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens. Le chemin vers la pleine communion voulue par Jésus pour ses disciples comporte dans une docilité concrète à ce que l'Esprit dit aux Églises, courage, douceur, fermeté et espérance, afin de parvenir au but." (25 avril 2005, Benoît XVI, Discours aux Délégués des autres Églises et Communautés ecclésiales et des autres Traditions religieuses, al. 3).
*"L'engagement de l'Église catholique en vue de la recherche de l'unité des chrétiens est irréversible." (2 Pt 1, 2)." (16 juin 2005, Benoît XVI, Discours au Révérend Dr Samuel Kobia, secrétaire général du Conseil Mondial œcuménique des Églises de Genève, al. 5).
*"Le dialogue interreligieux, comme je l'ai rappelé avec vigueur au début de mon Pontificat, est une entreprise irréversible pour l'Église catholique, qui désire continuer à construire des ponts d'amitié avec les fidèles de toutes les religions dans le but de rechercher le bien authentique de chaque personne et de la société dans son ensemble". (1er décembre 2005, Benoît XVI, Discours à l'Ambassadeur de Finlande, al. 3).
*"Je réaffirme l'irréversibilité du choix œcuménique et le caractère indérogeable de la rencontre au niveau interreligieux. Je me félicite de la correcte application de la collégialité synodale et de la vérification précise du développement ecclésial suscité par la liberté religieuse retrouvée." (9 juin 2007, Benoît XVI, Visite à la Congrégation pour les Églises Orientales, al. 8).
*"En ce qui concerne le caractèreirréversible du choix œcuménique et l'impératif du choix interreligieux, que j'ai réaffirmés à plusieurs reprises, j'ai à cœur de souligner à cette occasion combien ceux-ci se nourrissent du mouvement de la charité ecclésiale." (21 juin 2007, Benoît XVI, Discours aux participants à l'Assemblée de la Réunion des Œuvres pour l’Aide aux Églises orientales (R.O.A.C.O.) .
*"Avec l'archevêque orthodoxe Chrysostomos II et les représentants des communautés arménienne, luthérienne et anglicane, nous avons renouvelé de façon fraternelle notre engagement œcuménique réciproque et irréversible." (9 juin 2010, Benoît XVI, Audience générale, al. 2).
*"Bien-aimés frères, le dialogue entre les chrétiens est un impératif de notre époque et une option irréversible de l'Église. Entre-temps, comme le rappelle le Concile Vatican II, au centre de tous les efforts en faveur de l'unité, il doit y avoir la prière, la conversion et la sanctification de la vie (cf. Unitatis Redintegratio, n. 8)." (10 septembre 2010, Benoît XVI, Discours aux évêques du Congrès épiscopal du Brésil (Région Nordeste 3, al. 6).
"*Vatican II fut une relecture de l'Évangile à la lumière de la culture contemporaine', dit le pape François. Il a produit un mouvement de renouveau qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Ses fruits sont considérables. Il suffit de rappeler la liturgie. Le travail de réforme liturgique fut un service du peuple en tant que relecture de l'Évangile à partir d'une situation historique concrète. Il y a certes des lignes herméneutiques de continuité et de discontinuité, pourtant une chose est claire : la manière de lire l'Évangile en l'actualisant, qui fut propre au Concile, est absolument irréversible. Il y a ensuite des questions particulières, comme la liturgie selon le Vetus Ordo. Je pense que le choix du pape Benoît [sa décision du 7 juillet 2007 d'autoriser un usage plus large de la messe tridentine] fut prudentiel, lié à l’aide les personnes qui avaient cette sensibilité particulière. Ce qui est préoccupant, c'est le risque d'idéologisation du Vetus Ordo, son instrumentalisation."(Entretien avec le Pape François du 19 août 2013 par le Père Antonio Spadaro, s.j., § Le Concile Vatican II, al. 2).
*"Cet anniversaire coïncide avec celui des 50 ans de la clôture du Concile Vatican II, qui a été une mise à jour, une relecture de l'Évangile dans la perspective de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement irréversible de renouveau qui vient de l'Évangile." (3 mars 2015, François, lettre au grand chancelier de la Pontificia Universidad Catolica Argentina à l'occasion du centième anniversaire de la Faculté de Théologie, al. 1).
*"Il y a aussi des domaines dans lesquels l'Église catholique, spécialement après le Concile Vatican II, est particulièrement impliquée. Parmi ceux-ci, l'unité des chrétiens, qui est une exigence essentielle de notre foi, une exigence qui naît du plus profond de notre identité de croyants en Jésus Christ'. Il s’agit bien d’un “chemin” mais, comme cela a été répété plusieurs fois aussi par mes prédécesseurs, c’est un chemin irréversible et non d'un retour en arrière." (21 décembre 2017, François, vœux de Noël à la Curie romaine, § La Curie et le dialogue œcuménique al. 1).
*"L’engagement commun en faveur de l’œcuménisme est une exigence essentielle de la foi que nous professons, une condition qui naît de notre identité même de disciples de Jésus. Et en tant que disciples, alors que nous suivons le même Seigneur, nous comprenons toujours plus que l’œcuménisme est un chemin, un chemin qui, comme l’ont constamment souligné les divers Papes depuis le concile Vatican II, estirréversible. This is not an optional way. L’unité entre nous croît le long de ce chemin" (19 janvier 2019, François, Discours à une délégation œcuménique de l’Église luthérienne de Finlande, al. 2).
*"Chers amis, que le souvenir de la figure et de l'œuvre du cardinal Bea soit un encouragement pour renforcer notre engagement irréversible dans la recherche de l'unité entre les chrétiens et dans la promotion concrète d’une amitié renouvelée avec nos frères juifs. En formulant ces vœux, j’invoque du Très-Haut toutes les bénédictions sur votre chemin. Merci." (28 février 2019, François, Discours aux participants à la rencontre promue pour commémorer le 50e anniversaire de la mort du cardinal Augustin Bea, dernier al.).
*"Dans le premier article, la Confessio Augustana [Confession d'Augsbourg] professe la foi dans le Dieu un et trine, en se référant spécifiquement au Concile de Nicée. Le credo de Nicée est l’expression contraignante de la foi non seulement pour les catholiques et les luthériens, mais également pour nos frères orthodoxes et pour beaucoup d’autres communautés chrétiennes. C’est un trésor commun : œuvrons pour que le 17e [sic ! Lire le 1700e] anniversaire de ce grand Concile, qui sera célébré en 2025, donne un nouvel élan au chemin œcuménique, qui est un don de Dieu et pour nous un parcours irréversible." (25 juin 2021, François, Discours aux représentants de la Fédération luthérienne mondiale, § Un seul Dieu).
*"N'est-il pas juste, répète-t-on, n'est-ce pas même un devoir pour tous ceux qui invoquent le nom du Christ, de s'abstenir d'accusations réciproques et de s'unir enfin un jour par les liens de la charité des uns envers les autres ? Qui donc oserait affirmer qu'il aime le Christ s'il ne cherche de toutes ses forces à réaliser le vœu du Christ lui-même demandant à son Père que ses disciples soient "un" (…) Mais en fait, sous les séductions et le charme de ces discours, se cache une erreur assurément fort grave, qui disloque de fond en comble les fondements de la foi catholique.
Dieu, Auteur de toutes choses, nous a créés pour le connaître et le servir ; étant notre Créateur, il a donc un droit absolu à notre sujétion. Certes, Dieu aurait pu n'imposer à l'homme, comme règle, que la loi naturelle qu'il a, en le créant, gravée dans son cœur, et dans la suite en diriger les développements par sa providence ordinaire ; mais en fait il préféra promulguer des préceptes à observer, et, au cours des âges, c'est-à-dire depuis les débuts de l'humanité jusqu'à la venue du Christ Jésus et sa prédication, il enseigna lui-même aux hommes les obligations dues à lui, Créateur, par tout être doué de raison."
Ces panchrétiens qui cherchent à fédérer les églises, semblent poursuivre le très noble dessein de promouvoir la charité entre tous les chrétiens; mais comment la charité pourrait-elle tourner au détriment de la foi ? Personne sans doute n'ignore que saint Jean lui-même, l'Apôtre de la charité, que l'on a vu dans son Evangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d'inculquer dans l'esprit de ses fidèles le précepte nouveau : " Aimez-vous les uns les autres", interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure : " Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas" (Joan. II, 10). C'est pourquoi, puisque la charité a pour fondement une foi intègre et sincère, c'est l'unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ. Comment, dès lors, concevoir la légitimité d'une sorte de pacte chrétien, dont les adhérents, même dans les questions de foi, garderaient chacun leur manière particulière de penser et de juger, alors même qu'elle serait en contradiction avec celles des autres ?
On comprend donc, Vénérables Frères, pourquoi ce Siège Apostolique n'a jamais autorisé ses fidèles à prendre part aux congrès des non-catholiques: il n'est pas permis, en effet, de procurer la réunion des chrétiens autrement qu'en poussant au retour des dissidents à la seule véritable Église du Christ, puisqu'ils ont eu jadis le malheur de s'en séparer. Le retour à l'unique véritable Eglise, disons-Nous, bien visible à tous les regards, et qui, par la volonté de son Fondateur, doit rester perpétuellement telle qu'il l'a instituée lui-même pour le salut de tous.
Vous comprenez, Vénérables Frères, combien nous souhaitons cette union. Nous désirons que Nos fils le sachent aussi, non seulement ceux qui appartiennent à l'univers catholique, mais aussi tous ceux qui sont séparés de nous. Si, par une humble prière, ces derniers implorent les lumières célestes, il n'est pas douteux qu'ils ne reconnaissent la seule vraie Église de Jésus-Christ et qu'ils n'y entrent enfin, unis à Nous par une charité parfaite.
*En cette affaire certainement très importante, Nous faisons appel et Nous voulons que l'on recoure à l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de la divine grâce, victorieuse de toutes les hérésies et Secours des chrétiens, afin qu'elle Nous obtienne au plus tôt la venue de ce jour tant désiré où tous les hommes écouteront la voix de son divin Fils "en gardant l'unité de l'Esprit dans le lien de la paix".
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