Valeurs actuelles évoque TC dans 2 articles par Jean Kinzler 2021-08-12 21:08:35 |
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Motu proprio : qui veut la peau des « tradis » ?
Ils ne s’étaient jamais rencontrés officiellement depuis le 2 juillet 1988, date de la publication par Jean-Paul II du motu proprio Ecclesia Dei. Ce jour-là, le pape prononce l’ex-communication de Mgr Lefebvre qui vient de sacrer quatre évêques sans autorisation, mais promet à « tous ces catholiques qui se sentent attachés à certaines formes liturgiques et disciplinaires antérieures » de « faciliter la communion ecclésiale ». Concrètement, une commission est constituée au Vatican, qui porte le nom du texte, pour suivre ces fidèles attachés à l’ancienne forme du rite romain – souvent appelée “messe en latin”. À cet instant, “intégristes” et “traditionalistes” se séparent : les premiers suivent Mgr Lefebvre, les autres choisissent la pleine communion avec Rome.
A LIRE
Restrictions pour la messe en latin : l’incompréhension règne chez les catholiques
Un choc en France, où la situation s’était apaisée
Trente-trois ans plus tard, ils sont donc sept autour d’une table du siège parisien de la Conférence des évêques de France (CEF). Mgr Leborgne, évêque d’Arras et vice-président de la CEF, ainsi que Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, ont pour mission, ce 14 juin 2021, de rencontrer les supérieurs des communautés Ecclesia Dei vouées à l’apostolat. Il faut dire qu’au fil des années, leurs rangs ont grossi : selon une enquête de terrain du magazine la Nef, ces “tradis” ne seraient pas loin de 60 000 en France. Une expansion que l’Église de France ne peut ignorer.
De l’avis des participants, la rencontre était enrichissante. Mgr Leborgne insiste : « Nous avons discuté loin des enjeux particuliers, et nous avons pu nous étonner des perceptions erronées que nous avions parfois les uns des autres. » Ensemble, ils évoquent le motu proprio que prépare alors le pape François, mais personne n’a d’infos. Les “tradis” n’ont pas été consultés, les évêques non plus, si ce n’est par un questionnaire laconique envoyé un an plus tôt. Mais parmi les premiers, l’heure est à la sérénité : des sources romaines proches du dossier les ont discrètement informés que le rapport remis au pape était très positif.
Quand François publie son décret, le 16 juillet, c’est donc le choc : personne n’attendait un texte aussi radical. Les participants de la réunion ne devaient se voir qu’une fois par an, sauf urgence : ce pourrait être dès la rentrée, pour discuter de la mise en place de ce nouveau décret.
Se disant inquiet d’une « situation douloureuse », le pape annonce sa volonté de stopper les traditionalistes qui prendraient prétexte de l’ancienne messe pour critiquer le concile Vatican II et diviser l’Église. Sans un mot pour les fidèles exemplaires, François annonce trois changements de taille : la reconnaissance du seul nouveau missel ; la mise en place d’un contrôle épiscopal – et papal – sur les anciennes messes ; la suppression de la structure romaine dédiée aux communautés Ecclesia Dei. Soit le contraire de ce que Benoît XVI avait créé ou renforcé par son motu proprio Summorum pontificum de 2007.
Sur le terrain, au moins français, les interrogations sont nombreuses. Beaucoup, traditionalistes ou évêques, soulignent le fossé qui existe entre la réalité et le texte édicté sur un ton particulièrement rigide. C’est le cas de l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur français de la Fraternité Saint-Pierre : « La réalité qui s’impose est en décalage avec le décret du pape : les prêtres et fidèles attachés à l’ancienne messe sont l’un des pôles de dynamisme de l’Église. » C’est cette réalité que décrit par exemple l’évêque de Montauban, Mgr Ginoux, qui a érigé une paroisse personnelle pour l’Institut du Christ-Roi, communauté traditionaliste, le 29 juin dernier. L’évêque avoue ne pas comprendre les motivations : « Une certaine communion était installée, soudainement brisée… Il me semble pourtant que certains, dans l’Église, sont bien plus éloignés de la doctrine catholique que ceux-là ! » C’est ce sentiment d’injustice que de nombreux fidèles expriment avec moins de retenue que leurs pasteurs, forcément contraints par la diplomatie requise.
Ce qui n’empêche pas Mgr Leborgne de décrire, à l’instar de la CEF, une situation apaisée dans l’immense majorité des diocèses du pays. L’évêque d’Arras confie avoir été « saisi par la force des mots » exprimés par le Saint-Père pour l’Église universelle. Reste qu’en France, la réalité est différente : « Il y a forcément des situations tendues à la marge mais je ne vois rien d’inquiétant à l’échelle de la France et je ne sais pas à quoi le pape fait référence. »
En mai dernier, par exemple, l’archevêque de Dijon, Mgr Minnerath, a annoncé à la Fraternité Saint-Pierre qu’elle devait quitter le diocèse après vingt-trois ans de présence, en raison du refus de la concélébration. À la différence d’autres évêques, il est membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi ; sans doute était-il déjà au courant des projets du pape. Mais le supérieur français de la Fraternité relativise cet épisode : « Depuis 2007, tout se passe bien et nous n’aurions jamais imaginé un conflit ouvert avec l’un de nos évêques. Je n’imagine pas que cette situation se banalise ! » Un évêque renchérit : « Nous souhaitons continuer à accompagner ces fidèles avec douceur, et espérons que Rome nous laissera le faire. » Sans compter que les statuts accordés à ces Fraternités l’ont été par le Saint-Siège. Se pose alors la question de la justice due aux personnes, formulée par un autre évêque français : « Que le pape soit réticent est une chose, mais il ne peut y avoir de rétroactivité de la loi sur des engagements pris envers les prêtres qui ont donné leur vie au Christ ! »
Depuis 1969, des catholiques restent attachés à l’ancienne messe
La France est au cœur du débat depuis le début, et l’inquiétude vient justement de la lecture historique : la rupture de la position pontificale est évidente. Pour la première fois, le pape souhaite clairement la disparition de l’ancienne messe, malgré – à cause de ? – la progression du nombre de fidèles qui y sont attachés. Dans l’incapacité d’abroger le missel préconciliaire, il envisage d’en éradiquer l’usage. Si Jean-Paul II souhaitait « lire le concile à la lumière de la tradition », François semble souhaiter que la tradition soit relue à la seule lumière de « l’esprit du concile Vatican II » et de la réforme liturgique qui l’a suivi.
Pour comprendre cette rupture, il faut remonter dans le temps. C’est le 30 novembre 1969, premier dimanche de l’Avent, que le nouveau missel entre en vigueur. Dans les faits, certains prêtres continuent à célébrer comme avant sans reconnaissance officielle. De son côté, Mgr Lefebvre, ancien supérieur des Spiritains, fonde la Fraternité Saint-Pie-X à Fribourg, puis à Écône.
Deux ans plus tard, un collectif mondial de représentants de la culture publie une lettre ouverte à la une du Times. Ces célébrités, catholiques ou non, « désirent attirer l’attention du Saint-Siège sur l’effrayante responsabilité qu’il encourrait dans l’histoire de l’esprit humain s’il refusait de permettre la survie de la messe traditionnelle, même si ce n’était que côte à côte avec d’autres formes liturgiques ». Parmi les signatures, Paul VI aurait particulièrement remarqué celle de la romancière anglicane Agatha Christie… qui a fini par donner son nom à l’indult (dérogation à la loi) permettant la célébration de la messe tridentine en Angleterre et au pays de Galles. Treize ans plus tard, l’indult devient universel. Dans les années qui suivent, les abus liturgiques modernes – également dénoncés par le pape François dans son motu proprio – alimentent la résistance traditionaliste, notamment en France.
Entre-temps, Jean-Paul II est devenu pape. Un mois seulement après son élection, en octobre 1978, il reçoit Mgr Lefebvre à la surprise générale. L’évêque manifeste alors sa bonne volonté : « J’accepte le concile, interprété à la lumière de la tradition. » S’entame une longue négociation avec le Saint-Siège, menée (à partir de 1982) par le cardinal Ratzinger. Jusqu’à la signature d’un protocole d’accord, le 5 mai 1988. Mais l’entente est de courte durée : Mgr Lefebvre revient immédiatement sur sa décision. À l’époque, ce n’est pas un désaccord doctrinal mais disciplinaire qui motive le prélat : il exige l’ordination d’un évêque dans sa communauté, et le Vatican demande un délai qu’il juge insupportable. Deux mois plus tard, le 30 juin, ce dernier sacre quatre évêques contre l’ordre formel du Saint-Père. Le schisme est consommé, et le pape publie un motu proprio pour exprimer sa peine, souligner la richesse de la légitime diversité dans l’Église et supplier les traditionalistes de choisir la pleine communion avec le Saint-Siège. Ces derniers poursuivent la discussion avec le cardinal Ratzinger.
Il connaît donc particulièrement bien le sujet lorsqu’il signe, devenu Benoît XVI, son motu proprio du 7 juillet 2007. Cet amoureux de l’ancienne liturgie autorise, sans approbation épiscopale préalable, sa célébration si des fidèles le demandent. Il crée alors un cadre juridique inédit : le rite romain est unique, mais il peut prendre deux formes. L’ancien missel permet de célébrer la forme “extraordinaire”, le nouveau sa forme “ordinaire”.
Dans la droite ligne de son prédécesseur, il encourage une « herméneutique de la réforme dans la continuité ». À l’époque, il écrit aux évêques : « Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. » En effet, le cœur de la messe dite de saint Pie V remonte au moins au Ve siècle, le reste étant fixé dès le IXe. Elle a donc accompagné la vie de grands saints, d’œuvres d’Église, et s’est répandue à travers le monde par le zèle missionnaire. Quinze siècles sont difficiles à effacer d’un trait de plume… C’est d’ailleurs dans cette lecture que s’était plutôt inscrit François les premières années de son pontificat, avant de vouloir l’unité par la rupture.
Si ce n’est la France, qu’est-ce qui a pu générer l’inquiétude pontificale ? Certains évoquent à demi-mot l’Italie ou les États-Unis, mais personne ne semble avoir d’exemple précis. L’abbé Paul-Joseph sait que quelques prêtres sont devenus très militants en reprenant l’ancienne messe, « mais pourquoi faire payer tant de fidèles préoccupés par leur attachement, leur fidélité et leur obéissance à Rome ? »
D’autres évoquent l’influence de l’idéologie dans cette décision : si certains “tradis” alimentent encore une guerre liturgique dépassée, ils ne sont pas les seuls. Le nom du très progressiste Andrea Grillo, docteur en droit et en théologie, viscéralement opposé au motu proprio de Benoît XVI, revient régulièrement : voilà plusieurs années qu’il aurait l’oreille du pape, et l’on retrouve ses positions ecclésiologiques dès l’article 1 du dernier motu proprio.
Comment imaginer l’avenir ? Pour l’instant, les Français concernés se réjouissent d’une réaction paternelle de la majorité des évêques de France. Mgr Leborgne sait que des difficultés pourraient survenir, mais rassure : « Je sais qu’on trouve parmi les catholiques attachés à l’ancienne messe des hommes et des femmes de bonne volonté et une très grande majorité de fidèles de l’Église. Nous y arriverons. » L’un de ses confrères imagine même un effet contraire à celui recherché : « Cette situation pourrait permettre un dialogue plus suivi entre nous… À condition que le Vatican le permette. » Un autre est cependant plus craintif : « Cette messe attire, génère des vocations, ramène des gens à la foi… Il faudrait comprendre pourquoi plutôt que de vouloir l’éradiquer. On dirait que le pape veut jeter les traditionalistes dans les bras de la Fraternité Saint-Pie-X ! » Sans doute parce que le pape partage désormais leur vision de l’incompatibilité : le principal théologien de cette fraternité lefebvriste, l’abbé Gleize, a d’ailleurs souligné une vision logique et cohérente du pape François. Entre les deux, les “tradis” restent déterminés à honorer leur double fidélité à Rome et à l’antique liturgie.https://www.valeursactuelles.com/
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Fin de la messe en latin : l'incompréhension règne chez les catholiques
'annonce était attendue. Depuis plusieurs semaines, dans les couloirs du Vatican, les rumeurs allaient bon train quant à une réforme du rite ancien. L'enquête diligente par le Saint-Père en début d'année à ce sujet laissait présager une remise en cause du motu proprio de Benoit XVI. En 2007, le pape émérite publiait Summorum Pontificum , un décret qui accordait aux mess tridentines — plus connue sous le nom de « messes en latin » — le statut de forme extraordinaire. Les fidèles qui le souhaitaient pourraient alors se tourner vers cette forme liturgique alternative en se manifestant du curé de leur paroisse ou au sein de communautés dites Ecclesia Dei. Il y avait donc un rite et deux formes : la forme ordinaire tirée de Vatican II et la forme extraordinaire. Mais ce temps est désormais révolu. Traditionis Custodes , le décret pontifical du Pape François publié le 16 juillet dernier, rencontré fin à cette libéralité. Il n'y a désormais plus qu'un seul et unique rite : la messe selon Paul VI, soit la messe issue du Concile Vatican II.
Abrogation des normes édictées par Benoit XVI
Dans sa lettre adressée aux évêques pour expliquer son décret, le Saint-Père déplore une « situation douloureuse ». À le lire, certains catholiques traditionnels auraient détourné le travail de Jean-Paul II et Benoit XVI « pour augmenter les distances, durcir les différences, construire des oppositions qui bénissent l'Église et entravé la progression, en l'exposant au risque de divisions ». Le pape François prend donc « la ferme décision d'abroger toutes les normes, les instructions, les concessions et habitudes antérieures au Motu Proprio [Traditionis Custodes] ». Ce faisant, il annule près de trente années de travail de pacification liturgique entrepris par ses deux prédécesseurs après le concile Vatican II.
Concrètement, le pape François impose des conditions et un contrôle drastique à l'exercice du culte selon le rite saint Pie V. Désormais, seuls les évêques locaux auront « la compétence exclusive » de selon le rite ancien. D'autre part, les fidèles qui assistent à ces messes doivent accepter « la validité et la légitimité de la réforme liturgique du Concile Vatican II ». À celas'ajoute des restrictions pratiques : ne pas ériger de nouvelles paroisses personnelles, lire les lectures en langue vernaculaire, ne pas régler le rite tridentin dans les églises paroissiales, ou encore obtenir l'autorisation de l'évêque selon la messe le rite saint Pie V (y compris les messes privées).
Dernière modification apportée par ce motu proprio : la suppression du bureau Ecclesia Dei , qui était spécialement chargée des questions sur la forme extraordinaire. Cette fonction incombe désormais aux différents ministères du siège pontifical, sans plus aucun particularisme pour le rite ancien.
Un sentiment d'injustice
Ces différentes mesures sèment le trouble chez l'ensemble des catholiques. En effet, commenter que le Saint-Père souhaite comprendre la pratique d'une branche liturgique de l'Église romaine en pleine expansion ? Les séminaires de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, de l'Institut du Bon Pasteur ou encore de l'Institut du Christ-Roi – pour ne citer qu'eux – ne cessent de recruter. Le nombre de messes en latin explose ces dernières années. En 2021, ce serait près de 300 messes signalé chaque dimanche selon le missel de 1962 en France, réunissant au moins 67 000 fidèles (selon la Fraternité Saint-Pierre). Le rite tridentin a le vent en poupe en France. «Les vocations chutent avec Vatican II. Mais les religieux qui conservent le rite latin ne connaissent pas la désaffection, mieux, ils remplissent les séminaires. » résume le philosophe athée Michel Onfray dans les colonnes du Figaro .
« L'incompréhension est profonde chez les fidèles » explique le chanoine Louis Valadier, provincial de France de l'Institut du Christ-Roi. Même son de cloche à l'Institut du Bon Pasteur. L'abbé Matthieu Raffray accueille ce motu proprio « avec beaucoup d'étonnement ». « Étonnement, à cause de la dureté du ton employé. Étonnement également, car ce décret est signé d'un papier qui prône la bienveillance et la tolérance à la longueur de la journée. Et étonnement enfin parce que le décret vient annuler le travail de Benoit XVI alors que celui-ci est encore vie » explique ce professeur de philosophie à l'Université pontificale de Saint Thomas d'Aquin à Rome. D'autres sont plus agacés. «Le pape nous dit que la messe en latin ne doit plus se développer. Mais en quoi est-ce un danger ? » s'énerve un prêtre diocésain.
Les fidèles également peinent à cerner les motivations du pape. « C'est absurde, c'est injuste, résume l'un d'eux, on n'a jamais remis en question l'autorité de Rome, on suit un rite pluriséculaire et le papier revient sur le travail de Benoit XVI. » « Ils ont été blessés comme lorsqu'un père dit à son fils qu'il n'existe plus » raconte un prêtre célébrant la messe en latin.
Pour un prêtre diocésain, fidèle au rite tridentin, « le pape a été désinformé sur la situation pendant son enquête auprès des évêques ». En janvier dernier, les évêques du monde entier avaient répondu à un questionnaire envoyé par la Congrégation pour la doctrine de la foi au sujet de l'application de Summorum Pontificum dans leur diocèse. En France, les évêques reconnaissaient que la forme extraordinaire répondait à un besoin pastoral et recevait les tensions au sein de l'Église. « Ce que le Saint-Père décrit dans son motu proprio , ce n'est pas la France, alors pourquoi ce texte s'applique-t-il en France ? » s'interroge ce prêtre.
Un souci de paix
Face au péage déclenché par le décret en France, la conférence des évêques de France n'a pas tardé à réagir. « N'ayez pas peur » répètent-ils aux fidèles angoissés pour l'avenir de leur messe. Dans leur communiqué, les évêques rappellent « l'estime qu'ils ont pour le zèle spirituel de ces fidèles et leur détermination à poursuivre ensemble la mission ». Les communautés Ecclesia Dei semblent rassurées par cette prise de position des évêques. Le chanoine Louis Valadier souligne « leur bienveillance » et se dit « confiant pour l'application du texte ». L'abbé Raffray pense également que la plupart des évêques «ne voudront pas créer de nouveaux conflits dans leur diocèse et vont donc agir dans un souci de paix ».
Mais à la rentrée, des questions ne vont pas tarder à se poser. Que vont devenir les communautés Ecclesia Dei – à l'image de l'Institut du Christ-Roi, de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre ou de l'Institut du Bon Pasteur – si elles ne peuvent plus se développer ? Où les messes en rite tridentin vont-elles être signalées si elles ne peuvent plus l'être dans des églises paroissiales ? « Les évêques ont beau dire « Ayez confiance », ils vont devoir trouver des solutions » souligne un prêtre. D'autre part, plusieurs abbés pointent du doigt l'hypocrisie de certains évêques qui aujourd'hui tentent de rassurer les fidèles alors que dans l'enquête pontificale, certains souhaitait « ne pas étendre » l'influence du rite tridentin.
Deux solutions émergent alors : soit l'ensemble du décret ne sera pas appliqué en France, soit les évêques se contredisent et profiteront de ce motu proprio pour faire disparaitre le rite ancien. Un prêtre diocésain conclusion avec ironie « Ce texte, je ne lui prédis pas un grand avenir ».https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/fin-de-la-messe-en-latin-lincomprehension-regne-chez-les-catholiques/
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