Méditation du Cardinal Lépicier sur Saint Joseph, Epoux de la Très Sainte Vierge par ami de la Miséricorde 2021-05-27 23:03:34 |
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CHAPITRE V - RELATIONS DE SAINT JOSEPH AVEC LA TRES SAINTE VIERGE
Devoirs de saint Joseph envers la très sainte Vierge
Passons maintenant à considérer séparément les devoirs que le mariage de saint Joseph avec la Vierge Marie imposait au glorieux Patriarche. Ces devoirs peuvent se réduire à trois chefs : d'abord, saint Joseph devenait le ministre fidèle de Marie dans les choses temporelles ; en second lieu, il devenait son fidèle gardien et le témoin de sa virginité ; enfin, il devait partager avec elle ses peines et ses joies.
En commençant par le premier devoir, rappelons-nous que la loi naturelle demande que le mari procure à sa femme les choses nécessaires à la vie, autant que celle-ci peut se trouver dans le besoin.
Or, Marie, nous le savons ; n'appartenait pas à la classe riche ; il fallait donc que le saint Patriarche procurât à son épouse le pain de chaque jour. Si l'on demande à quelle vertu se rapporte ce devoir, nous répondrons que c'est à la piété, vertu qui nous incline à subvenir, autant qu'il est en nous, aux besoins de nos parents, de notre patrie et des personnes qui nous sont proches.
Un second devoir que saint Joseph dut remplir envers Marie, fut celui de protéger la fleur de sa virginité ; non point que cette protection s'exerçât dans le cas d'une corruption intérieure, car Marie ne connut point les tentations de la chair ; mais il fallait que Joseph défendît son Epouse contre les attaques des méchants aussi bien que contre les calomnies d'hommes charnels, qui ignoraient complètement le mystère de sainteté opéré en elle par l'auguste Trinité.
Aussi saint Jérôme n'hésite-t-il pas à indiquer, comme raison du mariage de la Vierge avec saint Joseph, la crainte que les Juifs ne vinssent à la lapider, comme coupable d'adultère. D'autre part, la virginité de Marie devant être proposée à l'imitation des fidèles, il était nécessaire qu'elle eût non seulement un gardien, mais aussi un témoin autorisé, ce gardien et ce témoin ne pouvant être que le saint Patriarche.
Le troisième devoir de saint Joseph envers Marie fut celui de prendre part aux peines que, comme Corédemptrice du genre humain, celte Vierge sainte devait souffrir en union avec Jésus. Les plus grandes peines deviennent supportables quand elles sont partagées entre plusieurs ; aussi Dieu avait-il ordonné la présence de saint Joseph dans la sainte Famille, afin que Marie pût plus facilement supporter ses douleurs, en se voyant entourée de l'affection de saint Joseph.
On dira, peut-être que Marie jouissait déjà de la douce présence de son Fils, et que si saint Joseph était uni à elle afin de la consoler dans ses peines, Dieu n'aurait pas dû permettre la mort du saint Patriarche avant la passion du Sauveur, car, c'est à ce moment surtout que les souffrances de la Mère de Dieu atteignirent leur sommet.
Pour répondre à cette difficulté, observons d'abord que la divine Providence ordonne toute chose avec poids et mesure. Or, Jésus, dans son jeune âge, assistait sa Mère, il est vrai, par l'inspiration intérieure de sa grâce, mais non pas par sa conversation extérieure, car il n'appartient pas aux enfants, dans leur jeune âge, d'instruire ou de consoler leurs parents.
Ils ne le font que quand ils sont déjà arrivés à un âge plus avancé. C'est pourquoi, durant toutes les années de la minorité du Sauveur, Joseph fut le consolateur de Marie : il partagea, comme un époux dévoué doit le faire, ses peines et ses angoisses, comme aussi il partageait ses consolations et ses joies. Plus tard, quand Jésus commença sa mission publique et que saint Joseph fut mort, ce fut pour le Verbe incarné le moment de remplir, envers sa Mère chérie, l'office de consolateur.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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