Méditation du Cardinal Lépicier sur Saint Joseph, Epoux de la Très Sainte Vierge par ami de la Miséricorde 2021-05-17 21:47:59 |
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CHAPITRE IV - LE MARIAGE DE SAINT JOSEPH AVEC LA TRÈS SAINTE VIERGE
III. Appellation de Père de Jésus-Christ donnée par l'Ecriture à saint Joseph
Il y a plus. L'Ecriture semble mettre sur le même pied Joseph et Marie par rapport à Jésus. C'est ainsi que nous lisons: « Lorsque l'enfant Jésus fut apporté par ses parents » ; et encore: « Les parents de Jésus allaient chaque année à Jérusalem. » De plus: « L'enfant Jésus resta à Jérusalem, et ses parents ne le savaient pas. »
Or, il est de foi que Jésus-Christ n'est pas né de saint Joseph. Il n'y a donc pas d'autre motif de l'appeler père de Jésus, si ce n'est son véritable mariage avec Celle qui, sous l'action du Saint-Esprit, a fourni son sang très pur pour former le corps du Sauveur. Son office même, de gardien et de nourricier de Jésus, n'aurait pas suffi à lui assurer ce titre, si des liens plus étroits, ne l'avaient rattaché à Jésus.
Il est vrai que ce titre de père se donne parfois à ceux qui nous assistent dans nos besoins temporels ; en effet, c'est dans ce sens que l'ancien Joseph ne craignait pas de s'appeler lui-même « le père de Pharaon » ; mais comme, dans notre cas, le saint Patriarche est parifié à Marie, dans l'application qui lui est faite du titre de « parents » du Sauveur, il faut admettre ici un motif supérieur pour justifier cette appellation, motif qui ne peut être que son union matrimoniale avec Marie.
Ce n'est donc pas, à proprement parler, pour la seule raison que saint Joseph devait pourvoir aux moyens de subsistance de Jésus, ni simplement à cause de l'opinion publique, qu'il est appelé, dans l'Ecriture, le Père de Jésus, mais pour un motif bien plus élevé, c'est-à-dire, en raison du lien matrimonial, aussi saint qu'indissoluble, qui l'unissait à Marie, vraie Mère de Jésus selon la chair.
IV. Office de père attribué à saint Joseph
Une preuve encore plus convaincante de la vérité du mariage de saint Joseph avec la glorieuse Vierge Marie nous est fournie par ce fait, que nous voyons l'Ecriture lui attribuer, sans aucune hésitation par rapport à la sainte Famille, les devoirs incombant en propre à un père.
D'abord, il appartenait au père, dans l'Ancienne Loi, de donner un nom à l'enfant nouveau-né ; or, c'est de donner un nom à l'enfant nouveau né ; or, c'est précisément à saint Joseph que l'Ange, par ordre de Dieu, confie ce mandat : « (Marie) enfantera un fils, et toi (ô Joseph), tu lui donneras le nom de Jésus » ; d'autre part, saint Joseph s'empresse d'exécuter la volonté divine] : « Et il lui donna le nom de Jésus ».
En second lieu, c'est au père qu'il revient de gouverner sa propre famille et de pourvoir aux besoins de ses membres, surtout dans les circonstances difficiles de la vie ; or, nous voyons ici encore ce délicat office confié formellement, par ordre du ciel, au saint Patriarche : « Un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, disant : Lève-toi ; prends l'enfant et sa Mère, et fuis en Egypte », ordre que l'Epoux de Marie s'empressa d'exécuter : « Joseph, s'étant levé, prit l'Enfant et sa Mère durant la nuit, et se retira en Egypte. »
En outre, nous ne pouvons nous empêcher d'admirer toute la sollicitude paternelle que, à l'occasion de la perte de Jésus au temple, le saint Patriarche déploya, pendant trois jours, en union avec Marie, partageant ses angoisses et multipliant avec elle les recherches laborieuses, puis faisant sienne la joie de son Epouse quand, avec elle, il eut le bonheur de le retrouver dans le temple.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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