le Pape dupé par le Président ? par Cristo 2020-12-30 22:08:48 |
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en janvier dernier, le président catholique (tonton, pourquoi tu tousses ?) de l'Argentine était venu au Vatican : communion pour lui et sa compagne, alors que les deux sont divorcés, et lui donc pro-IVG déjà à l'époque :
http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2020/02/02/le-nouveau-president-dargentine-chez-le-pape/
J'imagine que la réception par le Pape, ça fait toujours bien chez eux aussi pour le 20h du PPDA local.
Argentine: un obstacle au voyage du pape François dans sa patrie
Approbation de la loi sur l’avortement
décembre 30, 2020
Pour le biographe argentin du pape François, Sergio Rubin, la légalisation de l’avortement sera un obstacle à un voyage du pape François dans son pays. Et c’est la première fois qu’on pape ne ferait aucun voyage dans son pays.
Beaucoup de milieux argentins avaient souligné, rappelle Rubin dans « Valores religiosos » que l’urgence n’était pas de légiférer sur l’avortement, mais de lutter contre la pandémie qui a fait plus de 42 000 décès, avec un système de santé sous tension et la moitié de la population sombrant dans la pauvreté, avec des millions de chômeurs.
Pour Rubin, le président, élu en décembre 2019 avec l’IVG parmi ses promesses de campagne, a exercé de fortes pressions « sur les sénateurs et même les gouverneurs ». Et les catholiques sont d’autant plus choqués qu’une loi contre la vie humaine ait été adoptée dans le temps de Noël.
Selon le biographe du pape, Alberto Fernández a sous-estimé la réaction de l’Église. Premièrement, parce qu’il a ignoré que « la majorité des Argentins sont contre la légalisation de l’avortement », selon presque tous les sondages. Un point que souligne aussi Radio Vatican: la politique s’éloigne des sentiments du peuple.
Deuxièmement, parce que cela « fait mal à François » que l’avortement ait été approuvé dans sa patrie.
On se rappelle pourtant que lors de sa visite du 31 janvier 2020, le président argentin avait demandé et obtenu l’aide du pape pour la renégociation de la dette avec le Fonds monétaire international, ainsi que l’intense coopération de l’Église dans les quartiers populaires – les « villas » et grâce aux curés « villeros » dont le pape est proche – face à l’aggravation de la crise sanitaire et sociale.
Mais pour Sergio Rubin, l’Eglise d’Argentine n’a pas dit son dernier mot: elle « encouragera les ONG et les particuliers à poser des recours dans tout le pays », en faisant appel à la Constitution, à la Convention relative aux droits de l’enfant et au Code civil. La question continuera d’être « un front ouvert », notamment en vue des élections législatives et provinciales (2021). La prochaine présidentielle est prévue en 2023.
Anita Bourdin
Journaliste accréditée au Vatican depuis 1995
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