Souhaitez-vous la reprise des messes ? Evidemment oui. Souhaitez-vous la fin de l'épidémie ? Oui aussi. Et l'éradication de la faim dans le monde ? Idem.
Je n'ai rien compris. Qu'est-ce que cela est censé démontrer ?
Les distances de sécurité ne sont pas respectées dans les transports en commun, où les gens touchent tout (sièges, barres).
Dans les supermarchés, je croise souvent des gens dans les allées et je mets les mains sur des produits qui ont été touchés par d'autres personnes.
Et puis après tout, une fois qu'on aura le fameux vaccin, resteront toujours les épidémies de grippe et de gastro-entérite, extrêmement dangereuses pour les personnes de plus de 70 ans, soit la classe d'âge quasi-exclusivement concernée par la mort due au Covid.
Et donc ?
Il est délirant, pour un catholique, de faire sien le discours hors-sol de l'exécutif qui ne connaît rien à la messe, pour qui ce moment n'est qu'une prière individuelle en commun, si vous me passez l'expression. Vous tombez dans le piège dualiste créé par la psychose ambiante : en gros, soit on autorise les nids à virus que sont les messes, soit on sauve les gens en interdisant les messes.
Or, j'aimerais vraiment savoir en quoi les messes sont des vecteurs de Covid plus que le reste (déjà que je ne crois pas beaucoup au bus et au supermarché comme vecteurs de Covid mais je me rangerai derrière les "rapports" scientifiques).
Là, on pourra discuter. Car je peux sortir aussi des témoignages personnels : 0 cas déclarés dans la chorale de ma paroisse (20 membres) qui pourtant a chanté masque découvert ; 0 foyer épidémique. Autant vous dire que si chacun avance comme ça, on n'y arrivera pas.
Donc oui pour le retour des messes, quitte à espacer encore plus les gens et limiter le nombre de fidèles... tout en multipliant les messes.