Notre "ami" le site par AVV-VVK 2020-09-04 20:10:06 |
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Pro Liturgia en parle:
* * * * Jeudi, 3 septembre 2020. En cherchant à justifier un peu rapidement la soi-disant nécessité de donner une place plus importante aux femmes dans l’Église - comprenez à les admettre à terme à l’ordination sacerdotale – certains avancent des arguments comme : « Jésus avait des disciples, hommes et femmes, il n’a ordonné personne ». Autant ajouter : « Jésus n’a baptisé personne ; Jésus n’a confirmé personne ; il n’est pas allé à la messe le dimanche etc… ». Beaucoup font l’impasse sur le contexte historique de la toute jeune Église après la Résurrection du Christ au moment de la concrétisation des sacrements. Ils passent ainsi sous silence toutes les réflexions théologiques qui ont suivies.
C’est cette façon bancale de raisonner que Mgr Vorderholzer, évêque de Ratisbonne, reproche, en des termes vigoureux, aux débats du « Chemin synodal » qui reprennent actuellement en Allemagne. L’évêque accuse le « Chemin synodal » de vouloir faire l’impasse - contrairement à ce qui était prévu au départ - sur les débats touchant à ce sujet.
Dans une lettre ouverte il précise : « L’Évangéliste Saint Marc, lorsqu’il parle de la constitution du cercle des douze Apôtres, utilise une terminologie proche de celle que l’on trouve dans les récits de la Création. On lit en effet dans un passage fondamental à l’origine de la théologie du sacrement de l’Ordre, en relation avec les actes de Jésus avant la Pâque : “Puis, il gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze (epoiêsen dôdeka), pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle” (Mc 3, 13). Suivent alors une liste de douze noms qui, dans l’Évangile de Saint Luc, seront identifiés comme les Apôtres au sens restreint du terme (Lc 10, 16). C’est avec ces douze là que Jésus prendra son dernier repas, qu’Il posera les actes de la fraction du pain et de la bénédiction de la coupe, signes non sanglants de son Sacrifice sur la croix, et qu’ainsi, en vue du temps de l’Église, Il instaurera la célébration de l’Eucharistie comme représentation de sa mort et de Résurrection.
Le Pape François reprend à son compte cette vision des choses lorsqu’il affirme au N° 101 du document « Querida Amazonia » : “Jésus-Christ se présente comme Époux de la communauté qui célèbre l’Eucharistie à travers la figure d’un homme qui la préside comme signe de l’unique Prêtre. Ce dialogue entre l’Époux et l’épouse, qui s’élève dans l’adoration et qui sanctifie la communauté, ne devrait pas nous enfermer dans des approches partielles sur le pouvoir dans l’Église.” »
Et Mgr Vorderholzer de conclure : « Je proteste ainsi contre cette rupture de contrat qui consiste à ne pas étudier de près, tous ensemble, les fondements bibliques et théologiques de cette question. J’espère que le but d’une telle décision n’est pas d’influencer les participants de ces débats au moyen d’une théologie biblique faussée et de les bercer en leur insufflant un sentiment de sécurité fallacieuse. J’avoue qu’une telle attitude me décevrait beaucoup, et me déstabiliserait aussi. Que faudrait-il penser d’un tel état d’esprit ? Ne voulons-nous pas tous être des “collaborateurs de la vérité” (3 Jn, 8), tout spécialement lors d’un “Chemin synodal” ? Je déplore vraiment le style argumentaire des formulations citées plus haut dont le niveau de réflexion théologique laisse amplement à désirer. »
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