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La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange
par ami de la Miséricorde 2020-05-23 23:29:41
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CHAPITRE II

- La plénitude initiale de grâce en Marie
« Ave, gratia plena.. »
(Luc, I, 28.)

Article II - LE PRIVILÈGE DE L'IMMACULÉE CONCEPTION

La définition dogmatique


Cette définition contient surtout trois points impor­tants :

1° Il y est affirmé que la bienheureuse Vierge Marie a été préservée de toute tache du péché originel au premier instant de sa conception, c'est-à-dire de sa conception passive et consommée, quand son âme a été créée et unie au corps, puisque alors seulement il y a personne humaine, et la définition porte sur ce privilège accordé à la personne même de Marie. Il y est dit que c'est un privilége spécial et une grâce tout à fait singulière, effet de la toute-puissance divine.

Que faut-il entendre selon l'Eglise, par le péché origi­nel dont Marie a été préservée ? L'Eglise n'a pas défini quelle est la nature intime du péché originel, mais elle a fait connaître ce qu'il est par ses effets : inimitié ou malé­diction divine, souillure de l'âme, état d'injustice ou de mort spirituelle, servitude sous l'empire du démon, assu­jettissement à la loi de la concupiscence, de la souffrance et de la mort corporelle, considérée comme peine du péché commun.

Ces effets supposent la privation de la grâce sanctifiante qu'Adam avait reçue avec l'intégrité de nature pour lui et pour nous, et qu'il a perdue pour lui et pour nous.

Il faut donc dire que Marie, dès l'instant de sa concep­tion, n'a pu être préservée de toute tache du péché originel qu'en recevant la grâce sanctifiante, c'est-à-dire l'état de justice et de sainteté, effet de l'amitié divine opposée à la malédiction divine, et que par suite elle a été soustraite à la servitude sous l'empire du démon, et à l'assujettisse­ment à la loi de la concupiscence, et même de la souffrance et de la mort considérées comme peine du péché de na­ture, bien que, en Marie comme en Notre-Seigneur, la souffrance et la mort aient été une suite de notre nature (in carne passibili) et qu'elles aient été offertes pour notre salut.

2° Il est affirmé dans cette définition que c'est en vertu des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain que Marie a été préservée du péché originel, comme l'avait déjà déclaré en 1661 Alexandre VII (Denz., 1100).

On ne saurait donc plus admettre comme le sou­tinrent quelques théologiens au XIIIe siècle que Marie est immaculée en ce sens qu'elle n'a pas eu besoin de rédemption, et que la première grâce en elle est indépen­dante des mérites futurs de son Fils.

Selon la bulle Ineffabilis Deus, Marie a été rachetée par les mérites de son Fils, et de la façon la plus parfaite par une rédemption, non pas libératrice du péché originel déja contracté, mais par une rédemption préservatrice.

Déjà dans l'ordre humain, celui qui nous préserve d'un coup mortel est mieux encore notre sauveur que s'il nous guérissait seulement de la blessure faite par ce coup.

A l'idée de rédemption préservatrice se rattache celle-ci que Marie, fille d'Adam, descendant de lui par voie de génération naturelle, devait encourir la tache héréditaire et l'aurait encourue de fait, si Dieu n'avait pas décidé de toute éternité de lui accorder ce privilège singulier de la préservation en dépendance des mérites futurs de son Fils.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde


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