Que chacun soit soumis aux autorités supérieures, car il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu, et celles qui existent sont établies sous la dépendance de Dieu ; 02 si bien qu’en se dressant contre l’autorité, on est contre l’ordre des choses établi par Dieu, et en prenant cette position, on attire sur soi le jugement. Sous réserve que les autorités civiles ne jouissent pas d'un pouvoir usurpé ou commandent des choses injustes.
... que l'illégitimité, voire le caractère tyrannique (ce dernier est absent pour le moment dans nos sociétés européennes, mais on l'a connu dans le passé) d'une autorité civile n'autorise
jamais une désobéissance civile, quand ce qui est commandé n'est pas un péché ou une injustice directe.
Nous sommes ici, concernant la pandémie, en face de mesures
prudentielles des autorités civiles pour la contenir. Aucune de ces mesures ne constitue une commande de péché en tant que tel.
(Rappelons que le culte n'est pas interdit, il est interdit d'y assister, ce n'est pas la même chose, et pour les moralistes tout
notabile vel mediocriter grave incommodum excuse de l'obligation dominicale, critère largement atteint, puisque nous sommes confrontés à un peu plus qu'un mal de tête persistant).
Cependant, la question de savoir si les mesures prudentielles du gouvernement sont proportionnelles au danger réel est légitime et controverse. Seulement elle devrait être débattue par des personnes connaissant le métier. Quant à moi, je n'en fais pas partie.
Et surtout : même si l'expertise personnelle d'une personne lui autorise à douter avec raison de la pertinence des mesures imposées, cela ne lui donne pas le droit à la désobéissance civile.
Une telle attitude serait la ruine de l'ordre et de la discipline sociales.
Je rappelle ici la déclaration pleine de bon sens de la FSPPX en Allemagne (c'est rare, mais j'y souscris pleinement),
ICI.
En d'autres termes, pour le dire avec Maître Parfu: il n'y a pas lieu de s'exciter.
Pas pour le moment.
Regem honorificate disait saint Pierre dans sa première épître que nous lisons en ce moment. Honorez l'Empereur (le Βασιλεύς).
Il s'appelait Néron, cela devrait nous suffir.