La Providence et la confiance en Dieu par Fr.Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde 2020-04-29 22:22:04 |
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CINQUIÈME PARTIE
PROVIDENCE, JUSTICE ET MISÉRICORDE
CHAPITRE VI
LA FIN DU GOUVERNEMENT DIVIN
La vision béatifique et l'amour de Dieu qui en résulte
Cette connaissance et cet amour tout surnaturels ne seront possibles que par la grâce qui surélèvera nos facultés et qui, à la racine même de nos facultés, en l'essence même de notre âme, sera pour toujours comme une greffe divine que rien ne pourra plus nous faire perdre. Cette grâce consommée, qu'on appelle la gloire, sera vraiment une participation inamissible de la nature même de Dieu, de sa vie intime, puisqu'elle nous donnera de le voir comme il se voit et de l'aimer comme il s'aime.
Telle est fort imparfaitement exprimée la vie éternelle, à laquelle nous pouvons aspirer parce que par le baptême nous en avons reçu le germe, la grâce sanctifiante, semen gloriæ.
C'est là la fin du gouvernement divin, la manifestation de la bonté divine qui nous donnera et nous conservera l'éternelle béatitude. Alors se réalisera la parole : « Dieu nous a prédestinés à devenir conformes à l'image de son Fils unique, pour qu'il soit le premier-né entre plusieurs frères » Rom., VIII, 29, pour que Fils par nature, il soit le premier-né entre plusieurs frères, enfants de Dieu par adoption.
Ce sera l'accomplissement parfait de la parole de Jésus : « Père, je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, la gloire que tu m'as donnée, parce que tu m'as aimé avant là fondation du monde » Jean, XVII, 24. Cette gloire du Christ est la suprême manifestation de la bonté divine et en même temps pour lui et pour nous la béatitude qui ne finit pas, mesurée comme celle de Dieu, au-dessus du temps, qui s'écoule, par l'unique instant de l'immobile éternité.
Concluons avec saint Paul : « C'est pourquoi ne perdons pas courage, ayons confiance ; bien qu'en nous l'homme extérieur dépérisse et se corrompe, cependant l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour, car le moment si court et léger de nos afflictions produit en nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire » II Cor., IV, 17.
Le vœu d'abandon
Plusieurs âmes intérieures, dans des périodes fort douloureuses, ont trouvé la paix et même la joie, bien que les circonstances restassent très pénibles, en recevant du Seigneur l'idée de faire le vœu d'abandon à la Providence.
Pour les âmes qui y sont portées par la grâce, et qui sont fermement décidées à ne pas séparer l'abandon de la fidélité quotidienne, ce vœu peut être ainsi conçu et renouvelé tous les jours à l'action de grâce : « Devant toutes les volontés de Dieu crucifiantes, me livrer entièrement avec une note de joie, sans regarder les « instruments ».
« Dans les difficultés plus ou moins angoissantes, éviter les retours, les repliements sur moi-même, les préoccupations creuses ; me plonger dans la confiance, et chercher à dénouer les difficultés sous l'action de la grâce.
« Arriver à prendre cette attitude d'âme, à me jeter profondément en Dieu, dès qu'une chose me blesse. Tout cela avec un très grand amour ».
Cette abandon doit s'accompagner d'une grande fidélité à la grâce et aux lumières obtenues par la prière.
FIN
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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