La Providence et la confiance en Dieu par Fr.Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde 2020-04-23 22:18:15 |
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CINQUIÈME PARTIE
PROVIDENCE, JUSTICE ET MISÉRICORDE
CHAPITRE V
LA PROVIDENCE ET LA COMMUNION DES SAINTS
Les relations des membres entre eux
Les conséquences pratiques du mystère de la communion des saints sont innombrables. Bossuet les résume fort bien dans son Catéchisme de Meaux Il s'ensuit que tous les biens spirituels sont communs entre les fidèles : les grâces que chacun reçoit et les bonnes œuvres qu'il fait, profitent à tout le corps et à chaque membre de l'Église, à cause de leur intime union. Et donc lorsqu'un membre de l'Église a quelque bien, que tous les autres s'en réjouissent, au lieu de se laisser aller à la jalousie. Lorsqu'un membre est affligé, que tous y compatissent, au lieu de fermer leur cœur.
Quels vices sont exclus par cette communion des fidèles ? Les inimitiés et les jalousies. Ceux qui sont jaloux pèchent contre cet article du Symbole : la communion des saints.
Nous comprenons enfin pourquoi en ce dogme les fidèles sont appelés saints : parce qu'ils sont appelés à la sainteté, et qu'ils sont consacrés à Dieu par le baptême.
Qui sont ceux à qui ce nom de saint convient particulièrement ?
Ce sont ceux qui, dans une foi parfaite, mènent aussi une sainte vie.
On voit par là quel malheur il y a à être privé de la communion des saints ; ainsi par l'excommunication l'Église prive les pécheurs scandaleux de la fréquentation des sacrements, source de vie, jusqu'à ce que le pécheur veuille sincèrement se repentir.
Rien ne montre mieux que ce mystère de la communion des saints que la vie chrétienne dès ici-bas est la vie éternelle commencée, puisqu'elle est surtout la grâce sanctifiante et la charité, qui sont vraiment en nous le germe de la gloire.
On voit ainsi admirablement à quel but suprême la Providence ordonne tout, et quel est le sens et la portée de la parole de Notre-Seigneur, dans l'Oraison sacerdotale : « Que tous ceux qui croient en moi soient un, comme vous, mon Père, vous êtes en moi et moi en vous » Jean, XVII, 22.
CHAPITRE VI
LA FIN DU GOUVERNEMENT DIVIN
Le gouvernement divin, avons-nous dit, veille à l'exécution du plan providentiel, il a pour fin la manifestation de la bonté divine, qui donne et conserve aux justes la vie éternelle.
Voyons d'abord ce que nous dit de cette fin la révélation imparfaite de l'Ancien Testament, pour mieux apprécier ensuite la plénitude de lumière donnée dans l'Évangile. Ainsi aimait à procéder saint Augustin en particulier dans l'admirable ouvrage qu'il écrivit sur la Providence ou sur le plan divin : La Cité de Dieu, sa constitution progressive ici-bas et son plein développement dans l'éternelle béatitude.
L'annonce imparfaite
Dans l'Ancien Testament la fin dernière du gouvernement divin n'était exprimée que d'une façon encore imparfaite, souvent, symbolique.
La terre promise par exemple était la figure du ciel ; le culte tout entier avec ses sacrifices et ses différents rites et plus encore les prophéties annonçaient la venue du Rédempteur promis, qui devait apporter la lumière et la paix, la réconciliation avec Dieu.
Source : Livres-mystiques.com
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