Avis de Don Rosmini, fondateur qui a su écouter par Glycéra 2019-12-22 16:44:42 |
|
Imprimer |
Priorité à la patience, attendre la Providence
Pour l’amour de Dieu, soyons circonspects et prudents, mieux vaut encore parler trop peu que trop, surtout des choses qui peuvent être favorables à notre entreprise. … Chaque imprudence dont nous nous rendons coupables peut nous valoir le nom de serviteur infidèle, serve nequam ; que Dieu nous en préserve ! …
Jésus, chef de l’Eglise, est Celui qui, seul et sans aide, fait tout. Il n’a besoin de personne, et il est tellement jaloux de sa Gloire, qu’il confond indubitablement ceux qui se croient capables, par eux-mêmes, de rien faire pour elle ou pour son Eglise. Convaincu de cette vérité, le chrétien, non seulement devrait penser qu’il n’est pas nécessaire, mais il devrait se regarder continuellement comme un serviteur inutile. C’est pourquoi, n’étant pas nécessaire, il ne devrait jamais s’efforcer avec anxiété de faire de grandes choses ; il ne devrait pas agir dans les choses de Dieu comme un aventurier, ou un audacieux, ainsi que le font les hommes dans les affaires du siècle, lorsqu’ils cherchent à acquérir de la célébrité ou de la puissance. Dans les choses de Dieu, nous devons faire précisément le contraire. …
Soyez sûr que Jésus-Christ vit toujours ; qu’IL a toute puissance dans le Ciel et sur terre ; qu’Il fait tout ce qu’Il veut, et que rien n’arrive sans qu’IL l’ait ordonné pour Sa plus grande gloire, pour Son triomphe le plus complet. Que reste-t-il donc à faire au chrétien ? A travailler à sa propre sanctification, à purifier sa conscience, à gémir sur ses péchés, à avouer sa faiblesse, à reconnaître son néant, à prier et à se laisser consumer par le feu d’un amour sans bornes. …
Soyons simples, soyons sincères. Le simplicité nous permettra d’embrasser le bien qui s’offre actuellement à nous, sans accorder une seule pensée à tout autre bien. La sincérité nous empêchera de dire plus que nous savons ou que le Seigneur veut que nous sachions. N’aspirons pas à faire de grandes choses, mais simplement à faire tout ce que Dieu veut que nous fassions.
Extrait d’une lettre à l’abbé L, 1827
Don Antonio Rosmini était de constitution fragile. Il retenait ainsi l’imagination d’un ami, prêtre, qui entreprenait trop, et avait des propos enflammés. Don Rosmini savait depuis sa jeunesse, ses études, son mode de vie réglé, et déterminé à entendre ce que Dieu voulait de lui, qu’un jour Dieu lui parlerait au cœur.
Comment ? En lui mettant une paix douce et forte quand une action était à engager. Quelle action ? Celle que les circonstances extérieures présentaient. Don Rosmini savait attendre que Dieu parle, et que des gens lui proposent, sans qu’il le cherche, précisément ce qui était déjà préparé en lui-même, mais dans la patience, dans l’espérance aimante, par la prière longue et assidue, quotidienne, sans démarches externes de son propre chef.
Voilà ce que je viens de lire, et qui m'a parlé de vous.
Glycéra
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|